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Peretz

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Retraité de la photographie (Système 3D), ensuite de l’informatique (DESS système d’information). Non encarté,. Nombreuse lectures, 

Tableau de bord

  • Premier article le 04/06/2008
  • Modérateur depuis le 17/09/2008
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Derniers commentaires



  • Peretz Peretz 3 novembre 2008 10:45

    Ne pas être naïfs : l’annonce des mesures destinées à réguler la finance internationale, par Sarko, soi-disant destinées à moraliser le capitalisme (comme si c’était possible !), servent en fait à détourner l’attention des problèmes de fond. Pour relancer l’économie et éviter que tout recommence en plus grave un jour, après la période de récession, la solution du retour à une forme de politique de la demande sera la seule possible. Ce qui suppose une augmentation massive des salaires, avec à la clé une diminution des marges des entreprises, une baisse conséquente des revenus des actionnaires, et autres mesures de coercition visant à diminuer les investissements et placements de capitaux à l’extérieur.

    D’où la nécessité de rattrapage entre le niveau des salaires, pour augmenter le pouvoir d’achat réclamé par les travailleurs, et le niveau de l’inflation qui, à l’inverse, a tendance à le faire baisser. Cette course a été favorable à la classe ouvrière, lors du fameux « Grenelle » où l’augmentation des salaires de base a été spectaculaire : 15% en moyenne accepté par les grands industriels sous la pression des événements de 68.

    En conformité avec le dogme libéral, prôné par le « consensus de Washington » dans les années 89, adopté par des organisations et entreprises internationales, seule la libre concurrence et l’auto-régularisation des marchés devait prolonger la croissance économique et ses bienfaits pour tous.

    Dans le même esprit du « tout pour l’entreprise », en particulier pour les plus grosses d’entre elles, les impôts sur leurs bénéfices ont diminué. Ainsi que les prélèvements sociaux obligatoires. Cette tendance à vouloir alléger leurs charges, véritable antienne, mise en avant par ces entreprises, dure encore. Chantage à l’emploi bien connu : si on augmente les salaires et les charges salariales, elles seront obligées de licencier…

    Une autre technique pour diminuer le poids salarial des grandes entreprises et augmenter leurs bénéfices a consisté à diviser la fabrication autonome pour la confier à la sous-traitance. Elles se défaussaient ainsi des risques de grève sur ces PME/PMI. Dans le marché du travail, la productivité aidant, le chômage augmentait pendant que le niveau des salaires baissait par rapport aux revenus des entreprises et du capital.

    Le marché de l’automobile, du moins dans les pays occidentaux, et celui de la construction immobilière, ces deux locomotives de l’Economie des trente glorieuses, en perte de vitesse, ne tirent plus la croissance. La consommation courante des ménages, recours ultime pour prolonger la croissance est insuffisante. Point de non-retour, qui accentue encore la baisse du pouvoir d’achat, et entraîne l’Economie dans une spirale infernale de récession.

    L’argent des pays occidentaux n’est plus investi dans la production, mais dans l’argent. Il s’était tourné vers la Bourse et les produits à grand rendement mais à risques, d’autant plus facilement que les mouvements de capitaux pouvaient se placer librement à une vitesse inconnue sur toutes les places financières du monde, grâce aux ordinateurs. Les freins, les frontières, qui existaient dans nos pays avant le traité de Maastricht, ont disparu progressivement depuis les traités du Marché commun. Les paradis fiscaux se sont multipliés, avec ce que cela suppose de manque à gagner pour les impôts nationaux.

    Chaque pays de l’U.E., ayant son propre système financier et industriel, son propre système fiduciaire, son propre système social, va devoir traiter à sa manière, ses problèmes économiques. L’euro a eu le mérite de créer une certaine stabilité monétaire pour les signataires de la zone euro, mais on s’aperçoit qu’en cas de danger, le chacun pour soi revient. Il a eu l’inconvénient de masquer l’Economie réelle de chaque pays. Ceux qui qui sortiront de la zone Euro, devront battre monnaie chacun dans son pays.

    Il faudra appliquer ici au minimum, le fameux principe de réalité qui a servi au dogme libéral, mais cette fois pour revenir à un système économique sain basé sur la politique de la demande.

    Reste un compte à régler d’urgence : la répartition de revenus travail-rente : le monde capitaliste a considérablement déséquilibré cette répartition en faveur du capital. Il est passé de 30% à 40% diminuant le rapport du travail. Cette distorsion est considérable. La consommation par le crédit (la politique de l’offre) ne tire plus l’économie. Le libéralisme engagé dans la voie de l’ultralibéralisme, cause sa propre perte.

    Le marché commun celui des traités de Rome, de Maastricht et maintenant de Lisbonne se sont fourvoyés en supprimant toutes les barrières aux mouvements de capitaux. Il y d’autres façons de progresser, plus lentement peut-être, mais plus sûrement. Il faut cesser de vouloir se moderniser à tout prix en laissant l’argent tout diriger. C’est une erreur sur le plan humain comme pour l’avenir de la planète. Changer de système, sans tomber dans la planification étatique à la soviétique, garder une voie libérale pour les entreprises sans tomber dans une compétition outrancière, est une voie étroite, mais obligatoire.

    C’est aux politiques de savoir donner la priorité à l’intérêt général et non à des privilégiés. En auront-ils la force et le courage ? Rien n’est moins sûr. Dans ce cas il faudra que le peuple souverain puisse le faire lui-même. Le mur de l’argent, renforcé par la politique de l’offre, est ébréché. Pour l’abattre, il ne faut guère compter sur les classes politiques qui ont été et sont encore proches des grandes entreprises et des groupes de pressions financiers. Le plus amusant, si j’ose dire, c’est que les règlementations dont on nous dit qu’elles vont permettre d’en finir avec la catastrophe financière, consisteront normalement à empêcher que les capitaux puisse se placer librement partout et en tout cas en freiner la volatilité par de probables taxes de transactions (taxe Tobin), sont en toutes lettre interdites dans les traités européens ! De même que sont interdites toutes les aides des banques centrales aux entreprises privées ou publiques ! On piétine allégrement ces traités sans que personne n’y fasse allusion. Personne de la classe politique y compris dans l’opposition, n’ose évoquer ces traités de peur de se désavouer et d’être obligés de refondre certains articles, la queue basse.

    Qui sinon le peuple lui-même pourrait prendre des mesures coercitives suffisantes pour diminuer les bénéfices des grandes entreprises et ceux de leurs actionnaires ? Pour interdire les licenciements ? Pour réaugmenter les impôts progressifs ? Pour interdire les fuites de capitaux et les délocalisations ? Il est peu probable en effet, malgré les discours officiels, que les politiques actuels puissent avoir une main suffisamment ferme pour répartir les richesses en défaveur de la classe à laquelle ils appartiennent, et s’occuper enfin de l’intérêt général.

    Des mesures importantes devront encourager les investissements productifs en interne. Revenir sur les traités Européens. Seule façon de contrôler et orienter les actions des pouvoirs institués, en faveur de l’intérêt général. Pour obliger le Patronnat à renverser la vapeur, il faudra impérativement que des manifestattions de rue de grande ampleur, et fréquentes obligent la classe politique à changer de constitution.

    Changement de système qui ne peut se concevoir dans l’état actuel du système politique. D’où le projet de nouvelle constitution pour la France proposée sur le site : www.voixcitoyennes.fr , grâce à laquelle le pouvoir suprême reviendrait directement aux citoyens. (Un manuscrit existe dans ce sens, mais quel éditeur acceptera de l’imprimer ?)






  • Peretz Peretz 25 octobre 2008 16:14

    La loi de 1905 a séparé le domaine public du domaine privé d’abord sous l’angle financier, le plus urgent, chacun ayant son propre domaine. Mais en supprimant alors toute implication financière des pouvoirs religieux dans l’Etat, elle n’a pas tout supprimé. Cette loi ne permet pas en effet d’éviter toute influence de communautés spirituelles indirectement dans le domaine civil, donc celui de l’Etat. C’est l’Etat qui rassemble tous les citoyens dans un même moule, celui du citoyen, membre de la société, celle qui se reconnaît dans la République déclarée une et indivisible incluant son organisation, ses mœurs, us et coutumes et non seulement les imbrications financières.

    La société civile, par réflexe d’autodéfense ancestrale, en conserve la mémoire collective. Ainsi définie elle n’accepte les groupes et individus qui se distinguent de la communauté que s’ils sont là pour maintenir sa cohésion, ou pour la protéger. Par exemple, les pompiers qui ont des droits de priorité, font du bruit avec leurs avertisseurs, etc. sont acceptés pour le service reconnu qu’ils rendent, comme les militaires ou les policiers en uniforme. Ces groupes de manifestants, sont acceptés, car reconnus officiellement comme étant soit inoffensifs soit utiles à la société. Les lois, décrets, et arrêtés règlent le comportement des citoyens dans la communauté, quel que soit le lieu, public semi privé ou même privé dans sa manifestation. Des individus ou des groupes ont estimé que leur liberté de conscience individuelle par nature, les autorisait à se maintenir telle quelle dans la société civile sans se préoccuper de l’impact qu’elle pouvait avoir dans leur imbrication dans la société. Comment alors reprocher à la société civile où tous ceux qui la composent se confondent naturellement dans le « paysage », qu’elle refuse d’accepter ceux qui, par leur auto-discrémination risquent d’en changer l’état si celle-ci se prolonge ? Tout groupe issu de la société civile doit donc avoir un comportement neutre, sans distinction volontaire de races de couleurs, de religions, qui sont tolérées, à condition de ne pas manifester cette différence. Ce qui suppose de s’intégrer, de se faire admettre. A ces personnes « étranges » de respecter alors le principe de neutralité, comme la laïcité le fait en respectant les religions, en ignorant ce qu’elles ont de particulier, en refusant d’en apprécier plus l’une que l’autre, en refusant d’en aider une quelconque. Cette neutralité doit être alors réciproque.

    La tolérance, vaut acceptation de cette réciprocité : il est normal pour un pays dont les droits de l’homme sont reconnus depuis longtemps, qu’il y ait tolérance aux différences reconnues, sous réserve que celles-ci soient involontaires et neutres dans leur contact avec la société, sous peine d’être considérée comme facteur de division. Le voile pour les femmes musulmanes peut paraître à leurs propres yeux comme signe naturel d’appartenance à une communauté à base religieuse– elles apportent leurs maisons avec elles – mais cette communauté n’a de justification pour la société civile en France que si elle est bénéfique à la société. Sinon elle reste étrangère et rejetée. En ne se fondant pas dans le paysage, elles interpellent la communauté existante : il n’est pas étonnant qu’elles soient rejetées, d’autant que leur symbole visible, est celui d’une régression par rapport à l’émancipation de la femme catholique obtenue à grand peine en France. Si discrimination il y a, il s’agit avant tout d’une auto-discrémination ainti-républicaine. Elle apparaît alors comme une menace envers la société civile qui en refuse la manifestation visible, que cette discrimination soit d’origine religieuse ou pas.




  • Peretz Peretz 24 octobre 2008 16:09

     Le capitalisme financier du tout pour la grande entreprise et la spéculation financière (politique de l’offre) fait faillite. Il faudra probablement revenir à la politique de la demande, c’est-à-dire augmenter massivement les bas salaires : politique de la demande. C’est pourquoi les grandes entreprises perdent leur cote : devant l’augmentation du chômage de masse prévisible, ils seront bien obligés de répartir le gâteau autrement, de gré ou de force. Vive Sarko qui a tout compris, et qui va probablement s’inscrire au P.C ou chez Besancenot pour préparer le grand soir !!!



  • Peretz Peretz 23 octobre 2008 17:21

    Il ne fait que retourner sa veste, toujours par souci électoraliste. Quand je pense qu’il a fait voter le traité de Lisbonne alors qu’il y est bien spécifié que les échanges finnanciers, doivent être totalement libres, que la BCE ne doit pas se mêler d’aider un pays de l’U.E., sauf exception, et de toute façon pas tous les pays. Il déchire lui-même ce traité qu’il a volé au peuple souverain. La démocratie aura du mal à s’en remettre. Je crois qu’on a un Président le plus démagogue qu’on ait jamais eu !



  • Peretz Peretz 22 octobre 2008 18:40

    Pas mal vu, mais analyse qui ne tient pas suffisamment compte de l’influence des groupes de pression financiers sur le politique qui sous prétextre de modernisme a laissé les groupes industriels diviser leur production en sous-traitants et autres filiales. Plus de grandes grèves. Un boulevard devant eux !.

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