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Peretz

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Retraité de la photographie (Système 3D), ensuite de l’informatique (DESS système d’information). Non encarté,. Nombreuse lectures, 

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  • Premier article le 04/06/2008
  • Modérateur depuis le 17/09/2008
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Derniers commentaires



  • Peretz Peretz 21 octobre 2008 20:31

    Ce que dit Roland Hureaux me semble parfaitement juste. Il faut admettre qu’après la crise financière il y a la crise économique, ensuite la recession, et pour finir la crise sociale. Elle risque d’être plus violente pour l’Europe qui n’ a guère de moyens de s’en sortir. Ou pays par pays en enclenchant un nouveau protectionnisme ? Mais il n’est pas sur que cette récession soit très forte pour l’Amérique tant que les échanges avec la Chine continueront, avec transfert de richesse allant vers la Chine. Dans tous les cas, nous amorçons le déclin d’une civilisation sur un modèle capitaliste qui a montré ses limites. mais ce n’est pas grave. La Grêce , Rome sont toujours vivantes et ont eu beau décliner, elles sont arrivées actuellement à un niveau de vie tout de même supérieur à ce qu’il était du temps de leur splendeur.



  • Peretz Peretz 21 octobre 2008 16:40

    Faux dilemme : il s’agit de deux choses différentes dont le seul lien est la démocratie, laquelle est encore incomplète. On a vu que les démocraties populaires qui n’avaient de populaires que le nom. n’ont pas réussi. Nos démocraties représentatives, sont en train de démontrer qu’elle n’ont plus, ne peuvent réussir. Dans les deux cas, le peuple considéré comme incapable de trouver tout seul où est son bien, son intérêt, est sinon coupable, du moins responsable. Il se sent obligé de confier son destin à des oligarchies, des élites, qui sont censées agir pour son bien, mais qui sont vite prises dans un système qui tourne sur lui-même. La démocratie représentative a démontré sa faiblesse. En cherchant ou faisant semblant de chercher à satisfaire les catégories qui lui sont les plus proches, les seules qu’elles connaissent, ces oligarchies cèdent à la facilité : il leur est impossible de changer réellement les choses. Car cela supposerait une abnégation qui reste réservée aux associations caritatives. La morale à celles-ci, la politique et l’économie pour elles. Cela dit, y a-t-il une alternative ? C’est pensable : il suffit de laisser réellement le peuple, ou du moins la majorité de celui-ci trouver lui-même, et surtout, directement, ses solutions. En est-il capable ? Là est la question. Tant qu’on n’aura pas la réponse, il restera sous tutelle, avec ce que cela suppose d’inégalités et d’injustices : le tuteur dit qu’il sait mieux que lui ce qui lui convient. Le peuple, lui, ne sait que se révolter. La véritable démocratie, la démocratie participative réelle, pourra-t-elle s’imposer sans révolte ?



  • Peretz Peretz 16 octobre 2008 10:25

    RECESSION
    La crise des organismes financiers n’est que le symptôme de la récession. Quand des Entreprises comme General Motor, Ford licencient en Amérique quand la construction immobilière baisse de régime, quand ces deux branches industrielles qui ont été les locomotives de la croissance depuis l’après-guerre commencent à battre de l’aile, on peut dire qu’une époque s’achève. L’expansion est freinée par le manque d’investissements productifs, accentué par les restrictions aux investissements polluants. Après la croissance normale des trente glorieuses, née du besoin de reconstruction des pays Européens, les lobbys, les groupes de pression financiers et industriels ont pensé qu’il était simple de prolonger cette forte croissance, par un système classique : le crédit. Il a l’avantage de maintenir les profits des entreprises, en développant la consommation par l’offre, sans qu’il soit nécessaire d’augmenter les salaires. Il suffisait d’agiter le fameux spectre de l’inflation en disant que ce sont les populations les plus pauvres qui perdent leur pouvoir d’achat. Ce qui n’est pas démontré. (Voir Jacques Sapir, La concurrence, un mythe, Le Monde diplo juil 2006)

     L’exemple était donné par l’Amérique prospère qui distribuait le crédit à tout va. Gagnantes-gagnantes, les grandes entreprises alliées aux banques : revenus du capital maintenus grâce à une inflation constamment faible (la rigueur), et marges plus importantes pour les grands groupes. Ceux-ci divisaient leur production en filiales et sous-traitants, ce qui avait l’avantage de contenir les revendications salariales, et laissaient le chômage de masse s’installer, un moyen de réguler le marché du travail en leur faveur (chantage à l’emplo).

    La saturation de la demande dans les deux industries citées commence à se faire sentir. Surtout le déséquilibre de la répartition du PIB a fait passer réciproquement, les revenus du salariat et la rente du capital de 70%-30% à 60%-40%. Le problème est qu’à force de vouloir contenir les salaires, (toujours moins de prélèvements obligatoires pour les entreprises) les possibilités de « booster » la croissance par le crédit ont progressivement disparu : pouvoir d’achat baissant, il fallait encore augmenter le crédit dans les conditions que l’on sait.

    Cette voie ayant montré ses limites, le crédit va devenir probablement plus cher à moyen terme et en tout cas plus rare. Avec obligatoirement des disparitions d’entreprises et une augmentation du chômage.

    Ce sont donc les classes les plus défavorisées qui vont souffrir davantage, jusqu’au jour où il faudra bien augmenter les salaires dans un nouveau Grenelle, le vrai, celui qui a permis aux salaires de monter de 15% en moyenne en 68 (comment se fait-il d’ailleurs que les industries aient pu supporter un tel choc ?). C’est la solution pour qu’après les « régulations » financières, qui ont leurs limites ça ne recommence pas en pire.

    Les régularisations promises seront insuffisantes : elles se heurtent à certains articles des traités Européens qui justement ont enclenché les dérégularisations. Nos gouvernements sont sur le fil du rasoir. Comment choisir entre un Etat fort qui contrôle les marchés financiers, et les articles 56- 87 – 130 -131 (retoqués par les articles 63-107 -108- 206 du traité de Lisbonne) de ces traités qui ont pour objectifs de leur laisser toute liberté ?
     
    Ce sont des dispositions qui viennent pour l’essentiel du traité de Maastricht voulu par Delors et soutenu par Mitterrand.
    Non seulement le traité de Lisbonne est caduc du fait du "non" irlandais, mais ce sont les traités existants que la crise met à nus et qui doivent être remis en cause.




  • Peretz Peretz 15 octobre 2008 17:44

    C’est très exactement ce que j’ai dit ailleurs. Trop de crédit tue le crédit. Le crédit a fait tourner la machine depuis de lustres. Mais il était adossé sur deux locomotives : la reconstruction et la voiture. Ces deux industries qui ont tiré l’économie depuis l’après-guerre sont en perte de vitesse.Voir les abandons et les licenciements de Général Motor, Ford, les délocalisations, et les reprises in extremis de 40.000 logements en France, etc. Ces deux branches sont en cours de saturation. En toute logique, je suis d’accord là-dessus, il faudrait faire monter brutalement les bas salaires, ce qui redonnerait du pouvoir d’achat réel, non basé sur le crédit à tout va. Malheureusement il aurait fallu commencer bien avant la crise. Mais allez donc amputer les marges des grandes entreprises autrement que par force ! Le problème est que si on ne le fait pas maintenant, il faudra le faire plus tard : aller chercher l’argent là où il est (avec les dents) dans des conditions d’extrême urgence, ce qui risque de faire encore plus de dégâts (chômage exponentiel) www.citoyenreferent.fr



  • Peretz Peretz 5 octobre 2008 15:40

    Comme d’habitude, un diagnostic même pas mal fait , qui ne résout rien, ne propose rien.

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