Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
L’auteur parle bien de voir plus loin que le bout de son nez. Il faut mettre en rapport les évolutions qui se dessinent pour essayer de deviner ce que pourra être le futur de telles « découvertes » (ou plutôt pratiques) médicales.
Premièrement, le pourcentage des dépenses consacrées à la santé va croissant (c’est-à-dire la portion du PIB consacrée à la santé augmente).
Deuxièmement, les dettes publiques explosent et l’état cherche à faire des économies dans toute la fonction publique (y compris dans la santé).
Troisièmement, les progrès médicaux s’appuient sur des techniques nouvelles, du matériel de plus en plus performant et plus cher, des formations plus longues et plus pointues (donc des spécialistes mieux payés). Bien évidemment, il est plus valorisant de faire des métiers plus complexes et mieux payés (on ne peut pas empécher ce progrès apparent).
Et dernièrement, la sélection naturelle ne s’appliquant plus du tout à l’homme (et s’appliquera de moins en moins si on l’assiste de plus en plus), beaucoup d’hommes qui ne seraient pas viables naturellement voudront quand même faire des enfants (qu’il faudra assiter à leur tour et qui voudront à leur tour avoir des enfants, quoi de plus légitime). Bref, l’homme est en train de s’affaiblir naturellement (gènes, physique, ...) à une très grande vitesse et il ne pourra plus se passer de la santé pour vivre. On peut parler de décadence par la médecine : trop d’assistance tue à long terme, vouloir absolument vivre (contre la décision de la nature) et se reproduire derrière est une transmission de sa fragilité. Je suis pour le progrès mais sans décadence : là on est en plein dedans.
La conclusion, c’est qu’à long terme c’est intenable. La médecine va se privatiser, la médecine publique n’aura tout simplement plus les moyens de faire des opérations coûteuses (sauf à refuser des malades sur des opérations plus banales !). Nous aurons la même cassure dans notre propre pays que celle qui existe actuellement entre pays de l’OCDE et pays en développement. Actuellement, des gens qui n’ont aucun problème de santé meurent de faim dans certains pays pendant que l’on s’ammuse à faire des transplantations chez nous (les humains sont loin d’être égaux, quoiqu’on dise). Demain, on fera des opérations bien plus complexes en France pour ceux qui auront les moyens pendant que d’autres mourront pour des maladies que l’on peut soigner actuellement. Après tout, beaucoup de médecins sont carriéristes et préfèrent faire des choses complexes et plus gratifiantes que des opérations à la chaine plus banales.
Donc demain nous n’aurons plus les moyens de faire vivre les descendants de ceux que l’on sauve aujourd’hui. Mais les techniques aquises seront utilisées par les riches de demain qui seront encore et toujours plus décadents (l’argent achète la décadence). Quelques pauvres serviront bien entendu de cobayes pour les nouvelles pratiques.
Si il y aura toujours de l’électricité, mais comme EDF sera privatisée, EDF fera des économies sur la sécurité (rentabilité oblige) et une centrale nucléaire pétera tous les 5 ans environs. En 20 ou 30 ans, la France sera rayée de la carte, mais les actionnaires d’EDF qui auront un max de fric pourront se la couler douce sur une ile privée, loin de la radioactivité qu’ils auront créée.
Plus sérieusement, beaucoup d’accidents d’avion (compagnies privées) auraient pu être évités si le profit (et l’amortissement des avions) ne passait pas avant la sécurité.
Merci mac. Effectivement la loi de 1973 est une loi qui a été votée sans aucun référendum, qui n’a jamais été remise en question par les gourvernements suivants et qui est pourtant capitale.
Elle est tout simplement responsable de la disparition de l’état et avec lui, des services publics. C’est surtout maintenant que l’on voit les effets de cette loi : en 1973, payer des intérêts sur 0, on ne voyait pas le danger (c’est pour ça que Giscard a fait immédiatement un emprunt de 7,5 milliards remboursés 90 : pour qu’il y aie autre chose que 0 et que les riches puissent investir dans des obligations d’états au lieu de payer des impôts).
Nous sommes en train de vendre tous les biens publics pour rembourser cette dette-arnaque et cela n’empêche pas la dette d’exploser et nos gouvernements de dépenser sans compter (Air Sarko One, augmentation de salaire auto-proclamée,...) et de nous faire la morale. Dans une démocratie, la loi de 1973 n’aurait jamais pu être votée. La loi de 1973, c’est la fin de la société, la fin d’une certaine égalité et le début de la jungle, du chacun pour soi, du soit riche ou crève.
Globalement, le système capitaliste (où une poignée infime de personnes possède les moyens de production et donc les machines) n’est pas du tout adapté aux progrès techniques et à l’augmentation de productivité qui en résulte.
Maintenant pour être très clair, ce ne sont pas les machines qui sont le problème (à moins que vous n’ayez tous envie de guider la charrue derrière un cheval), mais c’est bien le système capitaliste qui est à jeter. Les machines n’ont jamais indiqué à l’homme qui devait bénéficier de leur travail, c’est à l’homme de régler ce problème fondamental et à remplacer le système capitaliste qui n’est qu’un système féodal barbare. Peut-être que le tort des machines, c’est de nous faire croire que nous sommes dans une société évoluée alors que le système est féodal. Encore une fois, ce sont les hommes qui s’imaginent être dans une société évoluée par la profusion de matériel, pas les machines qui nous permettent d’avoir ce matériel (et elles ne nous poussent pas non plus à la surconsommation : seuls les hommes le font à travers la publicité).
Les machines donnent plus de pouvoir à l’homme, et le mauvais fond de l’homme apparaît plus nettement au grand jour quand il a plus de pouvoir. Une société évoluée doit combattre ce mauvais fond pour le bénéfice du plus grand nombre (tout le contraire de notre société barbare).
Effectivement Gontran. Les machines nous permettent de faire autre chose que de subsister. Sans elles, nous serions à 95% des agriculteurs à temps plein et devrions subir des famines de temps en temps.
Le problème fondamental est bien évidemment la répartition des richesses produites par les machines (la suppression de métiers sans intérêt n’a jamais été un problème). Subsiste aussi un autre problème : ceux que le système exclut par sa complexification croissante. Je pense que l’on doit bien mieux répartir le travail selon les capacités des gens. Et tant pis si l’on ne travaille que 10h par semaine : la productivité doit aussi servir à ça. Mieux vaut avoir plus de temps pour ses loisirs que de travailler la nuit à distribuer de l’essence dans une station service.