Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@ pingveno, Je ne comprends pas pourquoi il faudrait s’attacher à rémunérer mieux les diplômés (je précise que je suis ingénieur).
Si on décide d’un système égalitaire, alors il est vrai que beaucoup ne feront plus d’études. Et bien tant pis pour eux s’ils ont les moyens d’en faire et que seule l’argent ou l’oisiveté les intéresse. Mais on trouvera toujours des gens motivés pour apprendre des choses sans vouloir écraser les autres avec leur connaissance. Peu importe s’ils ne sont pas très nombreux.
Cherchons plutôt à rémunérer les étudiants pour leur permettre d’être autonomes au même âge que les autres.
En gros, avec un PC de base, on peut remplacer n’importe quelle banque. Je pense qu’avec la crise qui s’annonce et la grave déflation qui s’enclenche (comme en 1929), les SEL pourront être un échappatoire à la descente aux enfers des peuples.
Si les SEL fonctionnent souvent en parallèle avec le système marchand classique, ils permettront peut-être à certains de survivre dans les jours sombres à venir, avec un système marchand anéanti.
Pour l’instant, les interventions dans un SEL ne doivent pas être régulières pour ne pas s’apparenter à du travail au noir, mais quand l’économie ne nous alimentera plus, on pourra franchir ce pas sans l’autorisation des gouvernements qui nous auront conduit au chaos.
Ils anticipent en évitant de mettre en avant une institution connue par
son côté prédateur.
Je pense plutôt qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ou alors qu’ils le savent très bien mais que c’est machiavélique.
Il y a 2 ans, ils annonçaient tous que la crise serait contrecarrée grace à l’intervention généreuse de tous les états. Il y a encore un peu plus d’un an, tout le monde parlait encore de synchroniser des plans de relance (G20, Europe) pour lesquels l’Allemagne (encore elle !) était un peu à la traine.
Maintenant, virage à 180°, on réduit toutes les dépenses autant que l’on peut. Bizarrement, plus personne ne reparle de la crise de 1929, ou même, plus proche, de ce qui s’est passé en Argentine récemment.
La solution est bien évidemment de faire des lois anti-trust, des lois anti-spéculation (taxation systématique de toutes les transactions boursières au profit des états : les problèmes budgétaires seraient résolus en même temps que la spéculation), séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt (en cas de faillite des banques d’affaires ayant pris trop de risques, pas d’argent à débourser)...
Bref, toutes ces solutions, un peuple qui disposerait du pouvoir les mettrait en place. Mais dans les « démocraties » représentatives actuelles, ou oligarchies déguisées, c’est le peuple qui paiera l’enrichissement illimité de l’oligarchie. Nous sommes, avec 2 ans de retard, en 1929.
Vous n’avez pas bien compris l’argent-dette et je vais vous montrer comment votre exemple avec les vaches est totalement erroné vis-à-vis du monde actuel.
Bien évidemment, la nature possède des ressources qui se renouvellent (comme la nourriture grace au soleil et au cycle de l’eau), bien évidemment un homme peut créer de la valeur ajoutée en extrayant des ressources et en fabriquant une maison avec ces ressources.
Dans notre monde, nous ne comptabilisons pas les ressources et valeurs pour créer la monnaie en fonction. Le problème c’est que l’argent est abondant dans les périodes où beaucoup de gens empruntent en même temps (avant la crise des subprime, les prix des maisons montaient) et rare lorsque l’emprunt est limité ou que tout le monde cherche à rembourser (déflation actuelle). Et les prix se forment selon la loi de l’offre et de la demande.
Donc avec vos vaches, vous avez beau en avoir 5, en période de crise il n’y aura personne pour vous les acheter le 1/10e de ce qu’elles valaient en période faste. Et vous ne rembourserez pas votre banquier même si votre affaire a profité. C’est ça une crise de surproduction : les richesses sont abondantes et les gens meurent de faim à côté car ils n’ont pas l’argent pour acheter ces richesses. Petit à petit, ceux qui produisaient des richesses ne peuvent plus en produire car elles se sont très mal vendues et on finit par devenir tous indigents sans aucune richesse créée. C’est ce qui s’est passé en 1929 et nous sommes seulement au début de ce cycle puisque les états ont d’abord cherché à éviter ce scénario en faisant exploser les déficits pour relancer artificiellement la consommation.
Donc le système de l’argent-dette actuel est une ineptie volontaire pour demander cycliquement aux gens de faire des efforts car on sait que ça implose tout seul. Cela permettra de supprimer tous les avantages sociaux en une bonne crise, prévisible, prévue, et mise en place volontairement.
En fait l’argent-dette permet de créer de l’argent en période d’emprunt massif, ils se concentrent dans la main de certains banquiers (Goldman Sachs) et il ne revient plus dans l’économie lors de la période de crise qui suit. GS rachètera toutes les entreprises pour une bouchée de pain avec des travailleurs privés de tous leurs acquis sociaux (voir les profiteurs de la crise de 1929) à moins qu’une guerre n’éclate avant...
le mieux est de ne rien faire et de laisser ecrouler le systeme.. et de
profiter des situations qui s’offrent a nous.
Autrement dit, le mieux est de laisser écrouler un système injuste (pourquoi pas) et d’en profiter au maximum (encore de l’injustice !). C’est ça la révolution, un tour et on revient au même point. Dans un sens, vous avez raison, les gens ne veulent pas de l’égalité, alors qu’ils soient pauvres.