Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
La solution, je l’ai, elle est très simple. L’égalité de revenu, pure et simple. Il faut également rémunérer les étudiants, comme s’ils travaillaient, mais faire des études doit être considéré comme une chance que l’on mérite.
Je suis également pour la démocratie, donc pour la suppression de tous les postes de direction (à la place : autogestion, mutualisme, démocratie directe). Donc fini les postes à haute responsabilité qui méritent plus (directeurs, présidents, tout ça c’est de l’abus de pouvoir) : le pouvoir ne doit jamais être concentré et on doit retrouver le sens du mot démocratie.
Je sais, cela ne fait rêver personne car cela remettrait tout le monde au même niveau (chacun est persuadé de mériter mieux que les autres). Pourtant, je crois qu’avec les inégalités gigantesques qu’il y a aujourd’hui, on serait environ 99% à y gagner. Fini le chômage, fini les aides sociales en tout genre, les impôts, le calcul du salaire... D’un coup, il y a beaucoup de métiers totalement improductifs qui seraient supprimés, pour le plus grand bonheur de notre niveau de vie (on pourrait faire des choses plus utiles à la place). On ne se rend pas du tout compte à quel point la gestion de l’inégalité est coûteuse, sans parler de la délinquance, du vandalisme, voire du terrorisme qu’elle génère.
Dans l’absolu, vous avez raison. Mais quel intérêt de venir pinailler sur les mots ? Bien évidemment, nous faisons tous quelques raccourcis qui peuvent être faux dans l’absolu.
Ce qui compte, Cyclotron, c’est le fond, pas tellement la forme.
Si avoir des études, pour des gens issus d’un milieu modeste, ne permet pas de s’en sortir quand même (Franck Lepage souligne d’ailleurs que, pour le chômage, c’est bien le système qui est responsable, et pas l’individu), alors dans le fond, il a un peu raison même si sa phrase est dite trop rapidement et, au final, fausse.
Ce qui vous intéresse, c’est juste de décrédibiliser Franck Lepage qui dit quand même beaucoup de vérités ? Vous considérez « votre démarche » plus citoyenne ?
Vous auriez pu dire : « Franck a commis une grosse erreur sur les chiffres, c’est 10% pour les études et non 1%, mais il faut bien reconnaitre qu’à diplôme identique, les fils à papa sont plus avantagés dans cette société pour le travail. Donc en s’intéressant uniquement au travail rémunérateur, le 1% est, dans ce cas, peut-être largement surestimé, même si aucune statistique n’existe ».
Pas du tout, Cyclotron. Il y a études et ce que l’on fait avec.
Quand Jean Sarkozy n’a besoin que de bac plus 1 pour être très bien casé, des étudiants avec bac+5 voire plus mais de milieux modestes n’auront que chômage ou CDD minables sans rapport avec leur diplôme.
Justement bonsens, ceux qui sont fils d’ouvriers et qui sortent avec bac + X, ce qui les attend, c’est le chômage ou des boulots sans rapport avec leurs diplômes.
Mais, au même niveau de diplôme (voire nettement en-dessous), ceux qui sont fils à papa (à la Jean Sarkozy) auront des responsabilités avec le gros salaire que ces responsabilités méritent.
Il n’y a pas de méritocratie du tout, juste une illusion entretenue. De plus, les études sont souvent payantes (en tout cas le logement) et les allocations familiales s’arrêtent comme par hasard au moment des études. Donc, non seulement les fils d’ouvriers devront travailler au Mac Do en plus de leurs études (s’ils trouvent de tels boulots, absolument pas garanti) mais tout ça pour avoir un métier nettement en-dessous de leurs capacités. L’égalité (au minimum l’égalité des chances) est une belle idée de 1789 et elle reste une belle idée.
Merci, paul, je crois que l’on a à peu près le même avis qui pourrait se résumer ainsi :
« Connais-toi toi-même. », Socrate. « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas que l’on te fasse. », règle d’or.
Appliquer ces 2 maximes est très difficile. La première étant une énorme épreuve personnelle qui ne se termine jamais : un être qui réfléchit est en constante évolution et ne se connait jamais vraiment. La deuxième peut sembler liberticide : respecter les autres, c’est se restreindre soi-même.
C’est beaucoup plus simple de n’avoir aucune maîtrise personnelle (ne pas se connaître) et de vouloir diriger tout le monde en se plaçant en haut d’une pyramide (faire aux autres ce que l’on ne voudrait pas que l’on nous fasse).
Notre entière société est basée sur le principe de la dictature (que ce soit en entreprise, avec la concentration du pouvoir par les possédants ou au niveau des états, par concentration du pouvoir par représentation). La démocratie est une belle idée jamais appliquée. Le pouvoir ne doit jamais être concentré, les fonctions de direction doivent être purement et simplement supprimées mais cela sous-entend que personne ne doit rêver de devenir un jour directeur : l’acceptation de la démocratie est à ce prix. Si la démocratie ne fait rêver personne, alors contentons-nous de nos oligarchies, qui elles, font rêver tous les pauvres, toujours et encore plus nombreux.
Comme toi paul, je ne suis pas sûr que l’esprit humain aie beaucoup évolué et soit prêt à la démocratie. Seule la technique nous donne l’illusion que nous progressons, mais la technique ne change pas notre esprit.