Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Le système capitaliste, hautement individualiste, sélectionne et favorise les personnes dépourvues d’empathie.
Pour faire de bonnes affaires, de très bonnes affaires, il ne faut pas se soucier de son prochain. Quand on est humain et que l’empathie a un sens, on ne s’enrichit pas car on sait que c’est au détriment de quelqu’un : on le sait toujours.
Donc oui, le système élit de lui-même de grands malades et n’attendons pas de leur part une remise en question puisqu’ils sont en place du fait de leur grande maladie. Seuls les progrès techniques, associés aux gains de productivité procurés, nous ont donné l’illusion que « le système » travaillait pour le plus grand nombre.
Dans l’idéologie, le communisme est un système sans caste donc sans hiérarchie. Et c’est bien un système comme cela que je revendique : une vraie démocratie ou chacun vote pour les décisions qui touchent la collectivité et où la fonction de direction n’existe pas (rien à voir donc avec l’ancienne URSS).
Pour ce qui est de l’éducation, est-ce que la télévision et les médias ne cherchent pas à nous éduquer ? Que dire d’un enfant qui veut un jouet et en devient capricieux parce qu’une publicité l’a attiré ? L’éducation est fondamentale et prendre les hommes tels qu’ils sont ne veut pas dire grand chose. Toute l’efficacité du système est de rendre les gens capricieux pour en faire de parfaits consommateurs. Mais ce n’est pas une fatalité.
Ce n’est pas parce que des gros capitalistes financent (et surtout cherchent à corrompre) des mouvements écologiques qu’ils sont écologistes.
Greenpeace fait plus de la communication que de l’écologie proprement dite : elle dénonce des abus du système capitaliste mais ne remet pas en cause le système pourtant à la base de ces désastres. L’écologie sans s’attaquer au capitalisme, c’est un coup d’épée dans l’eau.
Si les écoligistes étaient sincères, ils devraient s’opposer à tous les humains qui ne cherchent pourtant qu’à nourrir leur famille, parce que leur travail et leurs consommations détruisent l’environnement. En plus d’être contre le capitalisme, un vrai écologiste doit être misanthrope et malthusien.
Le marché de la voiture répond parfaitement à l’arnaque anti-écologique.
Premièrement, les voitures deviennent de plus en plus difficiles à « bidouiller » soi-même. Le but est d’obliger les gens à les faire entretenir par des garagistes (exemple : présence de cache qui rend la vidange difficile sans pont, matériel professionnel nécessaire pour de plus en plus d’interventions comme le contrôle de l’injection électronique). Une fois que vous habituez les gens à aller chez le garagiste, c’est fini : l’expert peut vous remplacer des éléments qui n’étaient pas complètement usés ou faire des vidanges de liquides qui auraient très bien pu attendre un peu. Cela arrondi la facture et n’est pas écologique.
Ensuite, il y a l’effet de mode. On cherche à créer des nouveaux besoins qui permettent de rendre obsolète les vieilles voitures. Par exemple avec le GPS intégré, le freinage ABS, les airbags, bientôt l’hybride ou plus simplement, une forme qui paraît plus moderne. Je ne rejette pas le progrès, mais je rejette le principe de changer de voiture tous les 2 ans pour bénéficier de ces nouvelles technologies largement dispensables.
Dans mon esprit, une voiture devrait être garantie à vie et les constructeurs devraient se battre pour ça. Quelques emplacements modulaires devraient pouvoir supporter des innovations futures relativement standardisées en terme de taille : un peu comme sur les cartes mères des PC.
Mais une voiture garantie à vie, dans notre système, cela signifie des constructeurs qui disparaissent, des chômeurs, la crise. Pour le service rendu de se déplacer, la voiture saigne littéralement ceux qui l’utilisent. Elle n’est pas un objet efficace et la société fera tout pour la rendre inefficace tout en cherchant à la rendre indispensable et agréable (à l’oeil comme à la conduite).
L’écologie, c’est la garantie à vie : efficacité, moins de travail inutile, plus de temps libre pour le même niveau de vie. La garantie à vie n’est tout simplement pas concevable dans notre système (générateur de crises là où l’on devrait générer du temps libre). Quelque part, le travail (pendant de la consommation) est anti-écologique. Les hommes devraient apprendre à maîtriser leurs envies et à travailler le moins possible.
Quand vous avez choisi une chaudière, vous a t’on mis en avant la pérennité de l’appro pièce detachées, et leur prix ?
J’ai acheté mon appartement avec la chaudière que je n’ai pas choisie. Maintenant, le fabriquant de ma chaudière va bientôt arrêter de fabriquer des pièces détachées pour mon modèle qui devient ancien. Cela diminuera ses coûts individuels (diminution du nombre d’articles à gérer en pièces détachées) et obligera des clients à changer leur modèle en cas de panne, même minime : donc le coût global (collectif) sera plus élevé mais il ne sera pas supporté par le constructeur qui prend donc une bonne décision individuelle.
L’écologie devrait simplement interdire la non maintenance d’un modèle : cela oblige à consommer plus (changement d’un modèle complet). Mais on ne peut pas le faire dans un système individualiste qui ne s’intéresse pas du tout au coût collectif des décisions prises.
Le système capitaliste sera toujours anti-écologique.
Il est vrai que les systèmes de dictatures (qui n’avaient rien à voir avec le communisme) ayant essayé autre chose n’étaient pas des réussites mais ils ne représentent pas la seule autre chose que l’on pourrait faire.
Pour qu’un autre système puisse exister il faudrait que l’éducation rentre en réel conflit avec la société pour former des démocrates dans l’âme qui pensent communautaire et pas individualisme. Mais l’éducation est profondément élitiste et on ne construira jamais une communauté qui fonctionne avec des individualités.
Donc effectivement, les systèmes qui marchent bien mieux sur la papier sont utopiques et la nature va disparaître lentement mais sûrement car elle n’est pas rentable.