Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
C’est vrai bonsens que les prix de l’immobilier sont maintenant démentiels.
Mais il faut savoir que le marché de l’immobilier est international, vive la mondialisation. L’Allemagne peut paraître bon marché mais je préfèrerais avoir une maison secondaire autour de Marseille qu’à Munich et les étrangers raisonnent pareil. En France, il y a beaucoup d’étrangers qui font monter les prix (Anglais, Néerlandais, ...).
Le problème est encore plus aigu en Espagne où l’on a construit à tour de bras plus pour les étrangers que pour les espagnols eux-mêmes qui restent chez leurs parents souvent jusqu’à 30 ans et plus (salaires trop faibles ou chômage : les prix de l’immobilier sont sans rapport avec les possibilités locales).
De plus, il faut bien que la bulle de la finance se repositionne sur quelque chose de concret pour ne pas se dégonfler seule dans son coin : la bourse n’est pas sûre, les obligations d’états non plus, les produits financiers opaques, n’en parlons pas ! Bref, il reste les matières premières, dont l’or (mais l’or papier est dans sa bulle depuis longtemps et l’or physique est très risqué), et l’immobilier. L’immobilier ne peut pas s’effondrer tant qu’il n’y a aucune alternative pour placer de l’argent ailleurs : et ça risque de durer un moment en France, première destination touristique au monde depuis 1990.
Merci PhilVite pour le lien. J’aime bien le principe de téléchargement libre des livres d’Olivier Brumaire. Et ce n’est pas parce qu’ils sont libres qu’il n’y a pas de travail : beaucoup de cohérence et des citations pertinentes.
Effectivement, la réduction de la dette (privée + publique) sera peut-être trop dure. Mais même une stabilisation, par rapport à la période précédente d’emballement complet (gonflement de la dette publique + gonflement de la dette privée des ménages alimentant à la hausse l’immobilier sans interruption depuis 1998) sera fatale.
Le problème de cette économie, c’est qu’elle n’est pas prévue pour la stabilité. Si la dette est stable (et n’augmente plus comme avant) cela suffira à déclencher une déflation. Dette stable = destruction d’argent (puisque l’on doit rembourser des intérêts qui n’ont jamais été créés).
La politique de pseudo-relance (qui était plutôt une politique de masquage d’actifs pourris) ayant entrainé la faillite des états, nous remettons en cause l’interventionnisme de l’état : l’équilibre des budgets est maintenant souhaité.
A aucun moment, nous ne remettons en cause le système de création monétaire par l’argent-dette : la réduction simultanée des dettes (privées ou publiques) va engendrer une déflation mondiale par raréfaction rapide de l’argent (dégonflement de la bulle de dettes).
Dans notre système où le chômage va se généraliser et où l’on nous prépare de la rigueur, je ne vois pas en quoi l’argent facilite les échanges entre les humains. La société doit être pensée collectivement : le chômage des uns est toujours un appauvrissement global qu’il faut éviter à tout prix. Qu’on fasse sortir l’argent d’un chapeau pour embaucher tous les chômeurs en entreprenant tout ce que l’on ne peut pas faire par manque d’argent. Et que cet argent qui sorte d’un chapeau pour contrer le chômage ne soit pas comptabilisé dans le budget de l’état (pas d’aggravation du budget). L’argent est virtuel, on ne doit pas sanctuariser sa création dans des banques privées qui ne recherchent nullement le bien-être global.
L’inflation générée sera toujours négligeable par rapport au manque de richesses créées par le non travail d’une part croissante de la population (on ne s’appauvrit pas en produisant plus de richesses). Rien ne sert d’avoir une monnaie sans inflation si personne n’arrive à en gagner.
Taxer moins les riches et bien plus les pauvres, c’est typiquement le programme de la droite. Il n’y a donc aucune explication à rechercher depuis 1995 (la seule question : comment la droite peut-elle être populaire et obtenir plus de 10% dans des élections ?).
Ce qui est curieux, c’est que ce mouvement aie commencé en 1980 : les 2 mandats de Mitterrand n’étaient pas vraiment à gauche, en somme (malgré la retraite à 60 ans et les 5 semaines de congés payés).