Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Il s’agit simplement d’innover dans l’organisation collective
d’automates +/ intelligents.
Entièrement d’accord avec ça dans la mesure où toute la société en profite et pas uniquement quelques capitalistes : c’est très loin d’être le cas, malheureusement. Donc avec des automates de plus en plus intelligents et notre système capitaliste, on va vers une raréfaction du travail qui signifie chômage et exclusion. On pourrait aller vers plus de temps libre et plus de distractions mais il faut croire que ceux qui nous dirigent en ont décidé autrement (retraite à 62 ans, suppression des 35h,...). Dans ces conditions, les robots ou automates plus intelligents seront nos nouveaux concurrents (imbattables) sur le marché du travail : il faudra s’aligner sur leur travail 24h sur 24h, sans congés et sans désir d’augmentation...
Par contre, il n’y a strictement aucune intelligence dans une danse synchronisée de robots : juste un programme qui se déroule. La plupart du temps, les automates qui nous paraissent intelligents ne sont que des programmes qui tournent avec une absence totale d’initiative en cas de problème non prévu lors du développement du programme. On ne peut pas appeler ça de l’intelligence.
Les abeilles disparaissent et il y a des fous furieux qui s’imaginent déjà les remplacer par des mini-robots volants...
Entre la vie, qui s’auto-répare, s’auto-reproduit et s’auto-recycle, nous croyons pouvoir mettre des robots à la place ? Nous en sommes très très loin : lorsqu’un de ces petits robots très mignon a une petite panne, c’est fini, c’est un déchet à récupérer et à recycler : une réparation spécifique sera simplement trop coûteuse par rapport à une fabrication standardisée et automatisée.
La vraie technique du futur, c’est celle qui est extrêmement fiable et se passe le plus possible de l’intervention humaine : en somme, celle qui cherche à être le plus autonome possible, comme la vie. Ce qui ne veut pas du tout dire qu’elle doit avoir une forme humaine.
La non harmonisation de la taxation du travail et du capital au sein de l’Europe est une grande aberration : elle a conduit à un dumping social pour attirer au maximum les entreprises ou éviter leur départ.
Associée à un traité européen de libre concurrence sans une définition claire de ce qu’est un service public : on a signé la fin des services publics et de l’état providence.
On va maintenant réussir à concilier progrès techniques et régressions sociales pour le plus grand bénéfice ... d’une minorité. Pas très démocratique, tout ça.
Je crois qu’il y a un lien entre le physique et l’esprit assez fort. Et je crois rejoindre en ce sens paul mohad dhib.
L’humain ne doit pas ignorer ce pour quoi la nature l’a initialement programmé : se battre pour survivre (contre les autres espèces mais aussi contre ses semblables lors de la reproduction et lorsque la nourriture se fait rare). On ne se débarrasse pas d’un tel « programme » sans un affrontement lucide.
Je ne prétends pas être sûr de moi sur les avis que j’émets. Pour ce qui est de l’animalité, elle est d’abord physique et indissociable (l’homme ne peut pas prétendre n’être qu’un cerveau). C’est en ce sens que l’homme ne pourra jamais s’extraire de l’animalité : il faut bien manger, se reproduire...
Pour ce qui est du mental, bien évidemment c’est un peu plus compliqué. Mais la nature nous influence tellement dans nos comportements. Bien souvent, les hommes (et sûrement les femmes, mais je ne préfère pas parler à leur place) ne se rendent pas compte à quel point leur vie entière est basée sur la nécessité de plaire à l’image qu’ils se font de l’autre. C’est très sexuel et c’est la nature qui donne cette raison de vivre : un combat de gènes diront certains. On peut dompter ce combat consciemment : ne pas vouloir se reproduire, ne pas chercher particulièrement à plaire en restant discret... et se demander à quoi peut bien servir la vie d’un être vivant sans sa reproduction. Je n’ai bien évidemment aucune réponse, mais le fait de se reproduire ne répond pas non plus à cette question. La reproduction nous rappelle simplement que nous sommes des animaux et donne un sens à notre vie de parents (ce sens est donc provoqué par notre nature animale, ce n’est pas un trait humain).
Je n’ai aucune réponse sur le sens de l’humain, ni de l’humanité (qui vit, je pense, des heures sombres et qui vont peut-être s’assombrir encore plus). Et cela ne me gêne pas. Il faut juste profiter un peu de cette vie, sans empêcher les autres d’en profiter également. Et pourtant, même ce but est presque impossible à atteindre : nous sommes indirectement responsables de la marée noire américaine, et notre génération inconsciente met peut-être un terme à l’avenir de l’homme, qui sait ? En plus, je ne suis même pas anthropocentriste. Pour la survie des animaux, je souhaiterais presque l’extinction de l’homme. Seulement, il est vrai que, sans l’homme, il n’y a pas beaucoup d’animaux pour trouver la Terre belle et se rendre compte à quel point la vie et l’univers sont complexes.
Je trouve quand même que nous avons une chance inouïe aujourd’hui : des connaissances phénoménales, qui ont mis des siècles à être accumulées sont disponibles et consultables presque gratuitement. Mais il est très dur de constater à quel point notre organisation sociale n’a absolument pas progressé depuis l’Egypte ancienne (hiérarchie ou système pyramidal), même si les connaissances nous montrent qu’autre chose serait théoriquement possible. Quelque part, ce déphasage (entre l’organisation sociale et les belles idées que l’on nous enseigne) est gênant. Alors peut-être que Agoravox permet de se déculpabiliser un peu en se disant que l’on n’est pas juste un complice passif de ce système ? Peut-être, plus simplement, que « l’éducation des médias » (possession, caprice, égoïsme, comédie,...) touche beaucoup plus de monde que l’éducation nationale : la gène ne serait ressentie que par peu de personnes ? Mais ça devient assez prétentieux de ma part... Peut-être, encore plus simplement, que l’homme n’est qu’un animal raté, qu’il le ressent en permanence (haine intérieure incontrôlable vis-à-vis de la nature) et qu’il n’aurait jamais pu survivre sans son intelligence et ses mains inutiles devenues indispensables. L’humain, contrairement à l’animal, est peut-être condamné au mal-être, mais, quelque part, j’aurais envie d’espérer que non. Il est possible que cet espoir ne soit lié qu’à notre âge et à la conscience de notre mort que l’on voit plus ou moins loin, sans pour autant savoir quand. Il y a quand même des consciences (comme la mort) qui dérangent tous les humains (même en acceptant cette animalité qu’est la mort) et que les animaux n’ont vraisemblablement pas à gérer.
Il faudrait avoir une conscience pour les choses agréables et rester animal pour les autres. Mission impossible, sauf pour nos chefs, apparemment dépourvus d’empathie ? Finalement, le problème, c’est la conscience, autrement dit, le fait d’être humain : la boucle est bouclée. Notre organisation sociale est conçue pour des crocodiles.