Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Dom a raison de tempérer et gimo est effectivement optimiste.
Il n’y a aucun état démocratique dans le monde d’aujourd’hui, j’en suis convaincu (où est l’autogestion en entreprise, le mutualisme, la démocratie directe pour les actions et non pour une représentation sans compte à rendre ?).
Cependant, une révolution changerait quoi ? Cela remettrait effectivement les pendules à l’heure pour un temps (on couperait les têtes aux oligarques,...). Et après ? « Les aspirations des pauvres ne sont pas éloignées de la réalité des riches », Pierre Desproges.
Donc une révolution, c’est un tour sur soi-même : on est reparti et on recommence avec un système inégalitaire qui parait plus égalitaire uniquement parce que l’on a fait table rase. Les hommes sont tous cupides et incapables, une fois riches, de savoir quel est le stade de l’indécence. D’ailleurs qui peut définir un tel stade ? Dès qu’il y a des inégalités, le pouvoir peut être acheté et les déséquilibres ne font que s’amplifier avec le temps.
Je pense que la démocratie n’est possible que sur une égalité stricte des revenus mais personne ne veut de cela. La plupart des gens ne travailleraient plus considérant que le système n’est pas valorisant. Nous ne sommes pas prêts pour la démocratie. Le serons-nous un jour ? J’en doute, car cela fait plus de 2500 ans que ce mot existe et l’humain est peut-être encore plus cupide et égoïste avec nos sociétés matérialistes.
D’ailleurs, pour en revenir à l’article, vouloir l’égalité c’est aussi refuser d’être un larbin. En fait, sans larbins, le système ne pourrait pas être inégalitaire : habiter dans un château avec des rats n’est pas plus agréable que de vivre dans un HLM entretenu. Si les gens, par fierté, refusaient de rendre service aux riches (= d’être un larbin), personne n’aurait intérêt à être riche.
Ne parlez pas d’élection comme d’un processus démocratique. La démocratie, c’est le peuple qui gouverne. Voter pour quelqu’un qui vous représente n’a rien de démocratique. C’est de l’oligarchie déguisée car les oligarques n’ont plus qu’à acheter une seule personne pour piloter le peuple entier.
Si en 2012, nous avons Sarkozy et DSK au deuxième tour, pendant 5 ans il faudra faire avec l’un de ces 2 là, et ça ne sera pas du tout dans notre intérêt. Et tout le monde a peur de voter pour des petits partis au premier tour (voir l’extrême droite au second tour de 2002). Donc nous n’avons pas le choix du tout : le bulletin de vote, c’est du PQ.
Dans une période de crise systémique, les états les plus fragiles commencent par dévaluer. Cela fragilise les états moyennement solides qui dévaluent à leur tour. Les états les plus forts se retrouvent alors obligés eux aussi de dévaluer.
La dévaluation, c’est un faux remède en période de crise généralisée. La solution : mieux répartir les bénéfices du travail, taxer massivement la rente du capital. C’est ce que l’on fera, quand il y aura 25% de chômeurs en Europe (C’est ce que Roosevelt avait fait, en tout cas). Nous sommes en 1929, attendons un peu les effets dévastateurs des décisions de nos chers politiques, le soulèvement populaire sera naturel et les décisions prises seront très différentes si les politiques veulent sauver leur tête.
Mais un jour ou l’autre, par manque de vigilance, nous reviendrons à plus de libéralisation et ça explosera à nouveau. Et encore, et encore... Tant que les hommes sont cupides et veulent de l’inégalité, personne ne déterminera quelle inégalité est décente par rapport à une autre. Seul le peuple malmené remet les pendules à l’heure de temps en temps. Ce scénario est triste de bêtise et ne s’arrêtera jamais. Pourquoi ne pas choisir dès aujourd’hui l’égalité stricte en terme de revenu ? Pas motivant ? Et bien, enchainons les cycles et accrochez vos ceintures.
Si le Glass-Steagall act n’avait pas été abrogé en 1999 (séparation banques d’investissements et banque de dépôts), personne n’en pâtirait : il y aurait faillite d’un grand nombre de banques d’investissements et tout le monde continuerait sans elles.
L’abrogation du Glass-Steagall act permet aux dirigeants, alliés des banquiers, de nous expliquer que l’on ne peut pas laisser tomber les banques. Que ce soit la crise des suprimes, la crise des dettes d’état, nous devons payer pour leurs investissements hasardeux. Obama a réussi a repousser, il y a peu, la réinstauration de cet acte. Obama est issu de la finance, c’est un traitre vis-à-vis du peuple, autant que Sarkozy qui ne veut pas s’allier à Mme Merkel contre la spéculation.
Les fondamentaux de l’Europe sont nettement meilleurs que ceux des Etats-Unis : une balance commerciale équilibrée (même si l’on a subi pas mal de délocalisations), une épargne privée existante et une fiscalité forte associée à une redistribution assez importante (même si on pourrait faire bien mieux pour la redistribution).
La crise de l’euro est une attaque pure et simple : si elle peut permettre à des neuneus de croire à nouveau dans le dollar avant sa chute finale, c’est tout bénéf pour les américains qui ne trouvent personne pour acheter leur bons du trésor pourris.
Les Etats-Unis ont soutiré de l’argent au monde entier en revendant à toutes les banques leur subprime pourries. Maintenant, ils veulent encore gagner de l’argent en faisant monter les taux d’intérêts de la dette des pays européens. A ce jeu là, ils s’exposent eux aussi à plus ou moins court terme.
Si les européens faisaient un peu preuve d’unité contre la spéculation (propositions de Mme Merkel), ils pourraient démolir le leadership des Etats-Unis. Le problème, c’est que notre Sarkozy est un traitre (comme il l’a toujours été pour réussir). Comme les anglais, il est du côté des Etats-Unis et de la finance, donc, rien ne sera possible avec lui.