Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Bonne piqûre de rappel. L’inflation relativement maîtrisée est très dynamisante pour l’économie. Les mauvaises langues parlent tout de suite d’hyper-inflation mais il faut détruire l’économie d’un pays pour avoir de l’hyper-inflation (guerre pour le Zimbabwe, occupation de la Ruhr pour l’Allemagne).
Lorsque l’inflation est faible, comme aujourd’hui, ceux qui ont de l’argent ont plutôt intérêt à le placer qu’à investir pour créer de la richesse. Avec de l’inflation à 10 ou 15%, ceux qui empruntent pour produire remboursent très facilement et il n’y a pas de possibilité de vivre sur les autres en faisant « travailler l’argent » (oui, les taux pour emprunter sont forts, mais le capital emprunté devient très rapidement négligeable).
Un collègue de travail m’avait expliqué que son père se faisait plus d’argent après avoir vendu son entreprise et placé l’argent dans des produits financiers qu’à faire tourner cette entreprise. Avec une inflation assez importante, l’argent reste à sa juste valeur et n’est pas une fin en soi.
En plus de la cupidité, il y a aussi un autre grand défaut que la société cherche à présenter comme une grande qualité : la prise de risques aussi nommée, audace.
Traders ou marées noires (dûes à des économies sur la sécurité, qui n’est rien d’autre qu’un pari risqué), il faut juste voir de la cupidité inconsciente dans les prises de risque, car en cas d’échec sur le pari, ce sera toujours le contribuable (ou la nature) qui paiera.
Notre société cultive la cupidité et l’inconscience, ce que l’on pourrait appeler, la négation de l’homme car elle le place en-dessous de l’animal (l’animal est inconscient mais pas cupide). Le cinéma (en particulier américain) est un grand vecteur de diffusion pour transformer ces graves défauts en grandes qualités.
Quand une société met en avant les pires imbéciles avec les pires défauts, on peut s’attendre à des jours sombres. Le siècle des Lumières semble bien loin.
Le problème de fond est bien là. Sans parler du cataclysme économique qui consiste à générer une grave crise de déflation en baissant les salaires des fonctionnaires, les oligarques n’auront jamais assez d’argent. Il faut bien distinguer les besoins du peuple que l’on peut satisfaire des envies des oligarques qui sont sans limites.
Ce que chaque oligarque veut, sans le dire vraiment, c’est bien évidemment être le plus riche du monde, le maître de l’univers. Et on ne tondra jamais assez le peuple pour satisfaire ces grands malades.
Il ne faut pas tellement chercher à savoir ce que représente ces sommes dans le budget global, il faut surtout que ces gens montrent l’exemple de ce qu’est l’austérité si ce sont eux qui la décident.
Quand on voit leur salaire, ils n’ont strictement aucune légitimité pour proposer une cure d’austérité. Il faudrait qu’on leur supprime tous les avantages en nature et que leur salaire soit proche du SMIC : en gros, il faudrait qu’ils aient le salaire du peuple pour prendre des décisions en accord avec le peuple. Ces gens ne sont pas du peuple, ils ne peuvent pas nous représenter, il n’y a pas de démocratie.
Pour parler de ma propre expérience, je dois avouer que j’ai trouvé les études un peu trop longues.
Je pense que faire des études, ça doit aussi se mériter par le travail : qu’il soit scolaire au début, mais aussi effectif dans la vie. Si un maçon embauche 2 personnes sans qualification, qu’une est douée pour le métier et pas l’autre, il serait assez juste que la personne douée puisse également devenir maçon à son tour (et que l’autre puisse avoir une chance d’essayer un autre métier). Dans la société individualiste actuelle, un maçon « standard » renverra la personne qui ne convient pas et tirera un profit maximum de la personne douée en lui cachant autant qu’il peut le bénéfice qu’elle lui fait faire. Et c’est comme ça que toutes les entreprises fonctionnent (personne ne connait la valeur ajoutée réelle de son travail, souvent très spécialisé).
Il faudrait créditer les jeunes d’un « montant » pour leur permettre de faire des études (pas immensément longues car il y a risque de gâchis réciproque). Ensuite le travail devrait redonner petit à petit un crédit à la formation et chacun devrait pouvoir se spécialiser ou, au contraire, changer de voie en cas d’échec.
Etudes trop longues avec un risque de chômage malgré tout (vous faites des efforts mais vous n’êtes pas adapté au monde du travail !) est une forme de servitude sans fin.