Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
C’est le débat de fond sur la technique qui est intéressant et pas tellement les caisses automatiques qui sont d’ailleurs un assez mauvais exemple (nous n’irons jamais aussi vite que les caissières à biper nos articles et il y aura beaucoup de vols : en fait, je crois que ceux qui les installent se plantent totalement, mais s’ils ont les moyens de faire de telles conneries, tant pis pour eux).
Faut-il se révolter contre les machines ? Nettoyez-vous votre linge à la main ? Pour augmenter les emplois dans le batiment, on peut supprimer toutes les pelleteuses, les camions, les grues,... Dans l’agriculture, on peut interdire tous les tracteurs.
Les gens qui critiquent les machines ne se rendent pas compte que c’est grace à elles que nous ne sommes pas tous des paysans avec des famines les mauvaises années. C’est vrai que l’on peut regretter cette période mais je ne crois pas que ceux qui critiquent les machines sont ceux qui regrettent le moyen-âge.
Donc les problème de fond, c’est comment permettre aux gens de vivre quand il n’y a plus aucun travail. Le capitalisme est le pire des systèmes pour ce scénario de disparition du travail.
Vous croyez vraiment que ceux qui ont les moyens intellectuels de faire chercheur au CNRS préfèreraient faire caissier au supermarché du coin à salaire identique ? Il n’y a donc que l’argent dans ce bas monde ?
Tous ceux qui font des études ne s’intéressent absolument à rien d’autre qu’à l’argent ? Vous peignez là un tableau bien sombre de l’humain. Vous êtes peut-être proche de la réalité mais il y aura toujours des gens pour s’éveiller, s’instruire, chercher à comprendre le monde et cela de façon purement gratuite. La raison : et bien l’homme a fait d’innombrables inventions et découvertes bien avant qu’il aie inventé l’argent. C’est un peu le propre de l’homme.
Alors oui, si on crée une société plus égalitaire (voire complètement égalitaire), il y aura une armée de nouveaux fatigués qui ne feront ni études, ni travail utile. Mais ces pauvres personnes (seulement motivées par l’argent et, indirectement, par la misère des autres) s’ennuieront à mourir. Le bonheur n’est ni dans l’ennui, ni dans l’argent.
Les hommes qui ont les premiers maitrisé le feu ne sont pas devenu riches, mais ils ont sûrement eu une profonde reconnaissance de la part des autres dans la tribu. Et cela vaut plus que tout l’argent du monde (quand on est un humain).
Soyez prudent quand vous utilisez le mot communisme. Au niveau théorique donc, il n’y a plus de classes (pas de hiérarchie, ni d’état) : c’est profondément humain et très évolué socialement (« social » est aussi un terme ambigu : beaucoup pensent tout de suite impôts. Revenons alors au temps ou il n’y avait pas de société, donc au tant où l’homme était plus proche de l’animal).
Comme de nombreux américains, beaucoup de français rejettent même le terme « communisme » sans le comprendre. Le communisme, c’est pour eux une dictature d’état et on a déjà vu le résultat avec l’URSS... Et bien non, la théorie n’a jamais été mis en pratique même si de nombreux pays se sont dits communistes.
Le communisme, c’est pour moi une société qui n’exclut personne car les moyens de production sont communs. Si ce que les gens préfèrent, pour leur motivation personnelle dans le travail, c’est de voir des SDF mourir de froid, alors à côté du communisme (théorique) le capitalisme est un système complètement barbare. Mais c’est vrai, la plupart des hommes sont des barbares (mentalement au moins) et le communisme est une notion un peu trop noble pour l’esprit humain d’aujourd’hui.
La seule question : est-ce que l’esprit humain est capable d’évoluer ?
Vou êtes peut-être nouveau dans l’informatique ou alors vous avez peut-être une chance inouïe de faire réellement un métier productif dans l’informatique.
Il y a quand même beaucoup de personnes, en informatique, qui travaillent pour du commerce pur (évolution et migration de logiciels plus que discutables d’un point de vue technique). Et aussi, bon nombre d’informaticiens qui travaillent pour mettre en place des nouvelles législations (comptables, fiscales, sociales, ...) plus qu’arbitraires. La complexité, quand elle est arbitraire et faussée, ne m’intéresse pas. Je ne parlerai pas de progiciels censés faire gagné du temps et qui possèdent des limites volontaires (achetez le progiciel complémentaire si vous souhaitez faire ceci). J’ajouterai que toute entreprise informatique un peu grosse fait développer ses logiciels ou progiciels à l’étranger (pays de l’Est, Inde) et que par conséquent, tester, maintenir, corriger et faire évoluer des logiciels n’est plus un travail d’avenir en France.
Mais je sais que beaucoup de travailleurs sont prêts à jouer le jeu pourvu que leur métier aie l’air compliqué vis-à-vis de celui des autres. Cela les rassure. Cela donne une justification à leurs diplômes et à leur salaire.
Si le travail consistait à faire des randonnées, peindre, jouer de la musique, tourner des films pendant que les machines feraient le sale boulot, où est le problème ?
Toutes les activités sportives ou artistiques pourraient être développées au maximum. Chacun pourrait faire partie de tellement de clubs que son emploi du temps serait aussi chargé que s’il travaillait... Il y aurait toujours des scientifiques et techniciens qui pourraient travailler à mi-temps ou à plein temps. Mais si 5 % de la population suffit à produire et entretenir les machines (comme pour la nourriture en somme), quel intérêt de garder des emplois que personne ne veut faire ?