Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
@GoldoBlack On pourrait quand même faire beaucoup plus. Dès qu’une personne a été jugée coupable pour une affaire, fini le travail intellectuel. Aux champs ou à l’usine avec un surveillant. Parce que les bracelets électroniques c’est pas vraiment dissuasif. Et les SDF sont un peu idiots, ils devraient commettre des meurtres pour être nourris logés et faire du kart.
@lecoindubonsens Si votre message est que certains footeux gagnent trop S’il y a assez de personnes pour aller dans des stades (pas construits avec les impôts de chacun ou alors loués de manière équitable par le club) pour faire gagner des millions à des joueurs de football, je n’ai absolument rien contre. Moi aussi, je suis pour la liberté. Mais vous devez savoir que certains clubs de foot (anglais par exemple) ont déjà expliqué qu’ils pouvaient très bien payer tous les salaires sans que personne ne vienne dans leur stade. Comment ? Parce que les droits télé leur suffisent. On pourrait donc dire, très bien, laissons les profiter de leur revenu. Et s’ils s’agissaient de télés uniquement sur abonnement et sans publicité spécialement pour les footeux, encore une fois je n’aurais rien contre. Mais voilà, les plus grosses audiences se font sur des chaînes publiques (et les droits télés sont plus ou moins calculés en fonction de l’audience prévue) et les chaînes payent ces droits télé avec de la publicité. Et surtout, presque toutes les chaînes payantes ajoutent de la publicité pour être à l’équilibre (abonnements insuffisants). Publicité que personne ne veut voir, qui coûte très chère aux marques et qui est simplement facturée au client final, que celui-ci regarde le foot ou non. Et c’est ça que je n’accepte pas : la liberté de faire du foot et de rémunérer les joueurs ne doit pas se faire sur le dos de personnes qui s’achètent des yaourts et qui ne regardent pas forcément le foot. En fait, on construit toujours les fortunes de la même manière : par la contrainte avec des pyramides. C’est en prélevant un maximum de personnes sans leur demander leur avis qu’on génère les plus gros profits. Et c’est rageant de savoir qu’à la fin, celui qui produit le lait du yaourt ne gagne presque plus rien (entre les PDG des entreprises d’agro-alimentaire, la publicité, ...), et vit même souvent avec moins que le SMIC sans aucun jour de congés pendant que des intermédiaires peuvent être millionnaires sans rien faire. Et certains pourraient dire : mais il suffit d’acheter des produits dont on ne fait pas la publicité. Malheureusement, il faudrait presque travailler à temps complet pour savoir qui possède quoi au moment où on fait les courses, qui diffuse des publicités, etc... C’est comme imaginer influencer les producteurs par nos achats (« nous avons un pouvoir en tant que consom’acteur ») : rien n’est plus faux. Les bons produits ont tendance à disparaître (dans l’alimentaire), ils changent les recettes et la qualité des ingrédients sans nous demander notre avis et le seul choix qui nous reste est d’accepter une qualité qui diminue avec un prix qui monte ou de tout faire soi-même.
@Bruno Hubacher Non seulement la plupart des métiers sont déjà totalement improductifs, mais les métiers « productifs » sont rendus inefficaces. Car notre système favorise le commerce et les échanges, donc l’obsolescence programmée avec des produits qui ne durent pas longtemps. L’article devrait être rapproché de ce film « L’homme au complet blanc » où un inventeur trouve un tissu inusable et insalissable, mais le système étant ce qu’il est, ni les patrons (profits) ni les ouvriers (chômage) ne veulent de son invention. Si on changeait de système (fin des profits, échanges systématiquement à prix coûtants avec des variations de salaires horaires relativement faibles) on polluerait 10 fois moins, tout en travaillant bien moins pour une qualité de vie bien supérieure (sans parler du travail qui reprendrait du sens : meilleure santé mentale). Mais pour ça, le peuple doit prendre le pouvoir et ne jamais le redonner à une minorité comme il l’a toujours fait par le passé. Est-ce possible ?
@lecoindubonsens À mon avis, il ne faut surtout pas mélanger les objectifs d’une « société » et la vie privée des personnes. D’ailleurs notre société ne se gène pas pour le faire, la prostitution (disons, coucher avec des gens dans le cadre professionnel pour obtenir une promotion, un piston, oui c’est de l’amour, évidemment, pardon) est largement encouragée. Elle sera peut-être obligatoire demain. De même, on ne juge plus les gens selon leurs compétences, mais il faut qu’ils plaisent (avoir de l’humour, de la répartie lors d’un entretien d’embauche est presque plus important, on ne juge pas la compétence d’un individu en 1h), il faut savoir se vendre (même pour un poste non commercial : n’est-ce pas une forme de tyrannie de devoir accepter un système qu’on n’a pas choisi sinon chômage ?). Dans l’ensemble, en exigeant autre chose qu’une pure compétence pour le travail auquel on postule, la société uniformise les individus, les formate, les soumet fortement. C’est comme si on devait se déconnecter de notre personne, ne plus avoir le droit d’avoir des opinions pour être intégré, c’est la voix vers le fascisme (de mon point de vue, on y est déjà complètement, on a la police de la pensée qui est très virulente, voir Covid et Gaza, et un chômage dans toutes les CSP).
Dans un monde libre, il faudrait aussi redéfinir complètement la notion de travail : car pendant qu’il y en a beaucoup qui souffrent au travail (j’en ai fait partie, pourtant bien diplômé : j’ai démissionné), il y a des gens qui ont la « chance » d’être parfois très bien payé à faire quelque chose qui leur plaît. Je pense que ce qui est agréable à faire n’a pas forcément besoin d’être rémunéré. Et s’il faut le faire, alors ce pseudo-travail doit être partagé équitablement entre ceux qui ont les compétences pour le faire (on ne donne pas toute la merde à certains et tout ce qui est bon à d’autres). Je vais prendre un exemple bête : astrophysicien. Ce n’est pas normal qu’une femme de ménage paye des impôts (dans sa TVA, etc...) pour que certains fassent de la recherche en étant bien mieux payé qu’elle. Ce n’est pas non plus normal qu’elle paye son yaourt plus cher pour qu’un footballer ou un comédien gagne 100 fois son salaire (publicité).
Donc si la société se charge du bonheur des gens, on doit s’attendre au pire (surveillance, uniformisation des esprits, oppression, soumission, ...). La société doit donner un cadre pour permettre des échanges efficaces tout en interdisant l’exploitation (l’exploitation est la base de notre système et même si certains s’imaginent que notre système est efficace, et bien c’est une dans les faits une vraie catastrophe : obsolescence programmée, absence de résilience par absence d’autonomie, etc...). La société doit aussi permettre de s’épanouir (une formation pour l’utilitaire mais aussi pour se divertir activement dans son temps libre) dans l’ordre et la paix avec un système non hiérarchique, sinon, fatalement, la force sera mal utilisée par une poignée de fous un jour ou l’autre : le fascisme se nourrit de l’obéissance, d’un système hiérarchique à la base : les militaires et policiers devraient être les individus les plus responsables possibles, pas les plus obéissants. Mais à mon avis, elle ne doit pas faire grand chose d’autre.
Je pense que l’objectif de « bonheur » est un peu prétentieux. La société doit simplement permettre à chacun de vivre le plus possible en paix (on ne choisit pas la violence de nos voisins), de s’épanouir (formation utile, « productrice », pour la collectivité mais aussi non productive : art, sport) et d’échanger sans se faire voler. Et rien qu’avec ça, on voit que notre système propose tout le contraire.
Il y a effectivement des services que la collectivité paye sans aucun discernement : la police, la justice, etc.. Si l’objectif recherché est la liberté (avant la dictature de la majorité qu’est la démocratie), alors la responsabilité est fondamentale. Et de même que le vol de voitures est rentable pour les assurances privées, la justice et la police devraient être rentables en faisant lourdement payer les irresponsables en tout genre qui les font travailler (comme tous les cas de vols ne sont pas résolus, ceux qui se font rattraper paieraient évidemment bien plus que leur forfait, selon le taux de résolution, sachant qu’il n’est pas possible de réparer un crime ou un viol : le bagne à vie ne me gênerait pas, car si tout le monde a droit à une chance, alors ceux qui privent des innocents de leur propre chance n’en méritent pas une deuxième).
Dans un système libre, les gens responsables ne sont pas volés et taxés en permanence par une élite en cols blancs et des bandits de grands chemins qui saturent les systèmes publics. Et il en découlerait alors que tout le monde aurait très envie d’être responsable dans ce système (actuellement utopique) car on pourrait constater que les responsables ont un niveau de vie largement supérieur à la moyenne tout en travaillant moins. Un système où la responsabilité est au centre (l’exact contraire du notre où la prise de risque est vu comme une qualité) serait simplement vertueux.