Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Ces extraits de Ricardo montrent à quel point les économistes sont des imbéciles (ou des prêtres chargés de faire avaler la pilule de la misère économique). L’économie ne pourra jamais être une science quand on comptera la valeur des biens selon la loi de l’offre et de la demande (qui plus est, dans une unité totalement artificielle : monnaie, or, sel...).
Car une science ne doit pas se baser sur l’émotion. Hors ce n’est pas la rareté qui détermine le prix d’un bien (dans la loi de l’offre et de la demande), mais la croyance, pour l’acheteur, qu’un produit est rare (émotion).
Et ce n’est pas pour rien si tout est secret dans nos économies. Personne ne doit savoir la quantité de travail réellement nécessaire à la production des biens qu’on achète, sinon, on pourrait faire le calcul sur tous les produits de combien on se fait avoir par rapport à notre salaire horaire, et, pour la très grande majorité d’entre-nous, ça rendrait les achats inacceptables.
C’est le but réel de la monnaie, noyer le poisson, permettre la généralisation de l’arnaque dans les échanges en évitant la colère qui devrait lui être associée.
Pour le chômage et la propriété privée, la société est d’une violence inouïe. Elle protège en effet la propriété futile de celui qui a bien plus que ce qui lui est nécessaire contre le chômeur ou le SDF qui chercherait à travailler pour se nourrir ou se loger : mais il est interdit de travailler librement pour satisfaire ses besoins essentiels quand on ne possède rien. On doit accepter sa misère ou « plaire » à un employeur pour se faire embaucher et être autorisé à travailler dans un lieu qui ne nous appartient pas. Évidemment, si les employeurs sont assez malins et sociopathes pour ne jamais embaucher tout le monde, ils montrent aux travailleurs qu’ils sont en concurrence et qu’il ne faudra pas trop demander au niveau salaire sinon ils prendront quelqu’un d’autre.
Voilà les 2 piliers de notre économie : l’arnaque dans le commerce rendue indolore avec la monnaie, et l’interdiction du travail libre (pour soi) pour qu’une minorité puisse l’accaparer à son profit avec sa propriété privée. Ce n’est pas un système économique, c’est une voyoucratie.
On peut toujours construire sur ces 2 inepties, rendre les choses complexes et se croire plus intelligent, ça n’en rendra pas moins les 2 piliers de notre système moins réels : le vol et la soumission.
@titi Oui, on va résoudre le problème du chômage comme l’Allemagne l’a fait (lois Hartz). Augmentation de la pauvreté et des jobs mal payés. L’avenir c’est de cumuler plusieurs petits boulots et de dormir dans sa voiture, les USA sont l’exemple à suivre. Et on pourra fièrement afficher un taux de chômage de 5% (voire moins si, comme aux US, on ne touche plus rien donc on ne s’inscrit même plus). Si on regarde uniquement les chiffres et qu’on ferme bien les yeux, c’est un succès. Et ça l’est effectivement car le but est d’obliger la masse à travailler non pas pour ses propres besoins (d’où son appauvrissement) mais pour les lubies de psychopathes.
@perlseb Quant au fond de l’article, évidemment que la France est dans une situation calamiteuse, même par rapport à l’Allemagne (qui ne cherche pas à masquer une baisse d’activité en empruntant). Mais on ne peut pas avoir un système sans déficit qui marche quand certains groupes minoritaires (ultra-riches) font des bénéfices sans les réinvestir dans l’économie (ou en tout cas, pas en France). L’argent s’assèche par le profit et la délocalisation de ces profits, si on n’en crée pas à partir du vent, c’est la déflation et on va maintenant y gouter.
La déflation a quelque chose de génial : elle va faire augmenter la misère, baisser l’activité (PIB) et donc augmenter le ratio dette / PIB. Donc il faudra encore serrer la vis (déflation), pour encore plus de misère, et une dette qui ne voudra pas s’assainir : la Grèce a déjà vécu cette absurdité économique. Et ils vont nous la servir sur un plateau, comme si c’était le remède. Non, c’était le but initial de leur gestion calamiteuse.
De 1945 à 1973, la France s’est reconstruite tout en remboursant sa dette de guerre.
On peut dire que depuis 1973, on a fait exactement l’inverse : on a tout délocalisé, et notre dette correspond à celle qu’on aurait si on sortait d’une guerre.
Mais tout n’est pas noir pour tout le monde, évidemment. Si on se place à la place des riches, la période n’a jamais été aussi faste. Et avec une dette colossale, une monnaie qu’on ne contrôle plus, ils se sont assurés qu’aucun gouvernement de « gauche » ne reprendra le pouvoir (sinon attaque immédiate des marchés). Du point de vue des riches, il n’y a pas assez de tentes dans les rues, pas assez de bidonvilles et les français sont encore bien trop préservés : c’est pour cela qu’ils sont faignants et qu’ils rechignent à faire des jobs indignes que seuls des immigrés acceptent. La prostitution augmente également. Bref, la soumission va monter en flèche en même temps que la misère : et il n’y a que ça qui fait bander un riche, la soumission sans limite des pauvres. Sinon à quoi ça servirait d’être riche ? La mondialisation, c’est la mise à niveau (par le bas) de tous les prolétaires du monde. Et comment aurait-il pu en être autrement s’il y a à la fois libre circulation des marchandises et des capitaux, et aucune nécessité, pour nos concurrents, de respecter nos règles coûteuses qu’on nous impose (on le voit à nouveau avec l’accord avec le Mercosur) ? Le système est abject, totalitaire et destructeur dans ses principes. Les manifestations anti-système sont sévèrement réprimées (un mai 1968 serait absolument impossible aujourd’hui), donc on est loin d’avoir touché le fond.
Cela démontre bien que les paroles de la chanson Miss Maggie de Renaud étaient complètement ineptes :
[...]
Femme je t’aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parce’ que la vue d’une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
[...]
Les hommes vont à la guerre parce qu’on les fusille s’ils n’y vont pas. Alors il y a bien quelque inconscients ou fous furieux qui aiment peut-être la guerre (avant de l’avoir vécue), mais on pourrait les mettre sur un ring, ou dans un paintball à balles réelles, avec les décideurs et les marchands de canons.