Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Le problème ne vient ni de la technique ni de l’écologie, le problème vient du système social, du système pyramidal.
S’il faut, pour équilibrer les pollutions en tout genre, qu’1 milliard d’humains arrêtent de respirer pour qu’une poignée de privilégiés puissent faire du tourisme spatial, alors on interdira la respiration à 1 milliard d’humains.
Et, en tant qu’ingénieur, si vous collaborez, on vous autorisera à respirer pour votre travail sur les lanceurs spatiaux Mais si l’IA permet de faire aussi bien sinon mieux qu’un ingénieur, pourquoi permettre de respirer à un technicien pollueur devenu inutile ?
La technique non partagée n’est qu’un facilitateur de fascisme (elle donne plus d’outils aux décideurs), c’est pourquoi le système social est le problème.
Vous avez oublié l’évolution de la dette publique : passée de 160% du PIB en 1945 à 13,5% en 1969 lors du départ du Général, elle a remonté avec Giscard et son emprunt en franc or et surtout avec sa loi scélérate (vraie trahison sous Pompidou) de 1973 (emprunt aux banques pour se financer). Nous étions à 114,5% en 2022, presque comme si nous avions vécu une guerre ! Rappelons que, quelle coïncidence, le chômage commence à exister à cette même période (1973).
Ce n’est pas une gestion, c’est de la destruction programmée de l’intérieur, avec des voyous payés pour le faire au sommet de l’état.
Le gros problème de la France qui réussissait était d’être un mixe capitalisme / communisme : il y avait beaucoup d’entreprises publiques, l’état était fort et pouvait éponger tous les chômeurs éventuels de manière bénéfique (autrement qu’en les indemnisant, en les culpabilisant et en incitant les plus entreprenants à tous les trafics louches pour s’en sortir : ce qui est dramatique pour ceux qui les subissent, quartiers pourris, etc...).
Mais dans les conditions d’une économie mixte, les bénéfices importants et les écarts de richesse n’étaient pas possibles (sans parler du "mauvais’ exemple qu’on pouvait donner aux autres pays). Maintenant, nous appliquons le système Pinochet en Europe, et il va donner le même résultat qu’au Chili : une catastrophe. Comme vous dites, la France va importer de la nourriture...
@lecoindubonsens Il y a bien des gens qui ne sont pas égoïstes, mais les faits ont l’air de prouver qu’ils ne sont pas majoritaires. Faire partie des malchanceux ne veut malheureusement pas dire qu’on fait partie des gentils, et c’est le plus triste dans l’histoire. Mais chercher à changer les autres est une preuve d’intolérance et de psychopathie (c’est justement ce qui empêche la liberté), donc la seule chose que nous devons faire, individuellement, a déjà été énoncée par Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde ! ». Et ça permet de dormir sur ses deux oreilles. Merci également pour l’échange.
@lecoindubonsens Le diable est dans les détails. Quand on travaille collectivement, il faut évidemment organiser les choses, savoir comment on répartit le travail de chacun dans le temps, que faire en cas d’imprévu, etc... Mais si on commence à parler de chef pour gérer un groupe d’humains, alors on tourne en rond. Pour les petits groupes (comme les artisans), celui qui a le plus d’expérience explique aux autres (formation) et on peut espérer que les formés deviendront à leur tour formateur. Mais dès que le nombre de travailleurs « à synchroniser » devient plus important, il est vrai que la responsabilité devient importante (en cas de mauvaise planification, beaucoup d’heures de travail sont perdues). Donc il faut partager cette tâche de planification, entre plusieurs planificateurs expérimentés pour les gros projets (avec des demandes internes aux exécutants qui auraient déjà rencontré une situation similaire ou en externe si le cas rencontré est rare) et prendre une décision collective selon les arguments des personnes impliquées. Décider de payer mieux un planificateur en le laissant seul et en lui donnant une responsabilité qui le dépasse forcément est la dernière chose à faire. L’élitisme déresponsabilise tout le monde : ni le décideur (dépassé), ni les exécutants (non impliqués dans les décisions) ne sont responsables.
Dans l’ensemble, l’école ne nous apprend pas à travailler en équipe de manière autonome : ce serait trop dangereux si on savait le faire (plus besoin de chef). A la place, on nous apprend qu’il faut essayer de gagner individuellement (par l’obéissance : phase de soumission) une part maximum d’un fluide magique (la monnaie) pour pouvoir accéder au travail des autres (consommation de la soumission des autres).
De plus, le capitalisme segmente toute la société (en entreprises concurrentes), ce qui empêche toute collaboration réelle.
En fait, comme la solution à notre problème (démocratie appliquée) n’a jamais existé, ceux qui n’ont pas trop d’imagination ne peuvent pas la voir. L’élitisme est cultivé (système, médias, cinéma, sport, arts...), on fait tout pour nous empêcher de penser hors du bocal.
Le pire, c’est que la solution n’est pas excitante : en ne créant pas de dieux arbitraires, il n’y aurait plus moyen de justifier les écarts, et personne ne veut juste ce qu’il mérite : chacun veut avoir l’espoir d’avoir un jour ou l’autre bien plus que ce qu’il produit (la tête de la pyramide fait rêver, ce qu’un système juste ne peut pas faire).
Globalement, les hommes sont esclavagistes : pour ne pas l’être, il faut avoir de l’empathie ce qui fait défaut chez la plupart (dès qu’on sort du cadre de la famille ou des amis, évidemment). Voir l’exemple de l’ile de Nauru ou des pétromonarchies (seuls les immigrés travaillent réellement : les habitants sont « fonctionnaires » puisque le pays a une rente magique).
@lecoindubonsens C’est pourquoi j’ai écrit : « Si on tient absolument à un système infantilisant et déresponsabilisant ». Si on n’y tient pas, arrêtons avec l’élitisme, la société pyramidale dominant-dominés issue de notre instinct animal. On ne pourra pas évoluer et se civiliser si on ne dompte pas (nous-même) l’animal qui est en nous (et dont la tête de la pyramide tire les ficelles à notre place).
Et la plus grande des urgences serait d’arrêter de croire que l’obéissance est une vertu. C’est elle qui est responsable des camps de concentration, elle qui mène au fascisme... Il faut toujours agir en âme et conscience, il vaut mieux mourir libre et en paix (ou être exclus par un système fasciste) que vivre sans pouvoir se regarder dans une glace parce qu’on a bêtement fait ce qu’on nous a demandé, même quand on n’était pas trop d’accord.