Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
La misère n’est pas directement rentable, elle est même fortement nuisible à l’intérêt général (forte augmentation de l’insécurité : vols, criminalité, trafics de drogues, etc...). Dans un véritable système économique, on ne se passe pas d’une partie de la main d’œuvre, soit en la laissant au chômage (production parfaitement nulle et donc entièrement à charge), soit en la faisant travailler dans des conditions indignes (peu productive) : mal logée, mal nourrie, en mauvaise santé mentale ou physique.
Mais dans un système où l’objectif premier est la soumission (un patron qui décide, les autres doivent obéir) alors la misère est extrêmement efficace. C’est elle qui permet aux travailleurs de faire absolument tout ce qu’on leur demande, même si ce n’est pas bien moral (voire complètement immoral), car personne ne veut être rétrogradé (travailleur pauvre) ou, pire, chômeur puis SDF. Et l’affaire Epstein montre que notre élite est également forte consommatrice de la soumission totale (la prostitution), qui augmente avec la misère (ou qui se fond avec).
La technique a beaucoup progressé, la productivité avec, mais pratiquée avec un système anti-économique comme le capitalisme, ces gains ne sont jamais distribués de manière équitable. L’objectif de ce non-système, c’est la domination totale, la concentration par tous les moyens (guerre économique ou réelle) de tous les pouvoirs. Ce système ne peut pas être stable, c’est impossible (il y a beaucoup trop de fous avec cet objectif absurde).
Évidemment, il y a ceux qui pensent que le capitalisme est responsable des avancées techniques (ou de leur mise en place à grande échelle) et que, par conséquent, on ne peut pas s’en passer où on serait tous très pauvres dans un autre système. Le capitalisme a juste inventé les règles qui permettent de capter les prises de décision et les bénéfices d’un travail collectif (banque pour concentrer les richesses avec l’effet de levier, machine à bulles pour générer des variations brusques extrêmement profitables et qu’on appelle bourse, rente d’une propriété privée absurde puisque seule la collectivité peut la garantir : armée / police / assurance ainsi que tous ceux qui permettent à ces derniers de manger et de se loger, bref, tout le monde).
Nous vivons dans un système absurde pour l’intérêt général mais très efficace pour la soumission. Il n’y a rien a attendre de futurs progrès techniques (IA) si le système ne change pas. Juste plus de soumission (surveillance renforcée) et une misère mieux ciblée : un mauvais commentaire sur Agoravox => plus d’accès à son compte en banque pendant 2 mois .
Plus sérieusement, je suis d’accord avec tous les points de l’article. On peut ajouter qu’il n’y aurait aucun déficit public sans aide aux entreprises. C’est le dernier stade du capitalisme : le fascisme, ou l’état est main dans la main avec les grands groupes. L’affaire Epstein pourrait réveiller certains normies, leur montrer que notre « élite » n’est constituée que de dégénérés (et intégralement : si certains paraissent un peu mieux, c’est parce qu’ils n’ont pas encore goûté au pouvoir absolu). Mais je suis assez pessimiste dans l’ensemble : la destruction a commencé dès 1973 (perte volontaire de souveraineté monétaire au profit des banques, début de la dette et du chômage pour les employés) et s’est amplifiée avec la chute de l’URSS (début du chômage des cadres). Depuis, ouverture des frontières avec des pays qui ne respectent quasiment aucune de nos règles, et on parle de commerce équitable : si c’est pas une destruction, qu’est-ce que c’est ? Comme les salaires ne permettent plus de vivre décemment et de s’acheter un logement, l’état va compléter le revenu des travailleurs pauvres ... en empruntant (primes de rentrée, de Noêl, chèques énergies, primes rénov et peut-être bientôt 250€ par enfant) : c’est le coup de grâce. Non seulement l’état donne de l’argent aux entreprises pour verser des dividendes aux riches actionnaires, mais il doit donner de l’argent aux salariés pauvres qui ne gagnent plus assez pour vivre de leur travail.
@Epsilone Non, à partir du moment où une IA n’est pas alignée (= ne fait pas ce qu’on lui demande, ou, pour y arriver, fait des choses abominables qu’on lui a pourtant interdites « verbalement »), on peut considérer qu’elle a une volonté propre. On peut également considérer que c’est une simulation de volonté, un bug à résoudre. Mais tant que ce n’est pas résolu, c’est un risque existentiel. On peut également estimer que les humains dans leur grande majorité, ne sont que des machines programmées pour se reproduire et que par conséquent, ils sont assez prévisibles et sans volonté propre (c’est en tout cas une des thèses d’un philosophe très connu et du fondateur de la psychanalyse qui lui doit tout).
@Sigurdhur Non, je crois vraiment qu’il faut viser le risque nul pour le risque existentiel. Il y a tout un tas d’autres risques qu’on peut ignorer dans un premier temps, mais accepter un risque existentiel infime c’est de la folie : on a déjà assez de technique pour vivre beaucoup mieux (et on ne le fait pas), l’IA n’est pas la technique révolutionnaire qui va nous sauver. On s’est passé de l’IA jusque-là, pourquoi jouer la vie de l’humanité à la loterie, de quel droit ? Ce n’est pas la technique qui empêche des gens de manger décemment ou de se loger. C’est le système social, les règles économiques qu’on s’impose et qui génèrent nos problèmes. On préfère protéger la propriété abusive du riche que subvenir aux besoins existentiels de l’exclus, et il ne faut parfois pas grand chose pour faire partie des exclus : désobéir à quelque chose d’immoral ou dire la vérité, ça peut suffire (voir le journalisme ou le show-biz). Toute la pyramide de l’obéissance (néo-fascisme) est bâtie sur cette peur qu’on ne mangera peut-être pas demain, ou qu’on ne pourra pas rembourser notre prêt ou payer notre loyer, avec des règles absurdes (monnaie qui masque le vol dans l’échange, propriété privée qui permet la rente exponentielle pour les plus gros voleurs).