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perlseb

Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.

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  • perlseb 22 mars 2019 10:28

    @Ecométa

    Pourquoi le travail ne serait pas un moyen d’épanouissement ?
    Je suis pour la suppression des tâches fastidieuses et on ne peut que souhaiter un monde où tous les métiers pénibles auraient disparu. Mais il se trouve que de nombreux métiers pénibles, pourtant indispensables, sont très mal rémunérés et, justement parce qu’ils sont mal rémunérés, on ne ressent pas le besoin (financier) de les changer (par automatisation (transformation), par plus de reconnaissance (moins d’heures pour le même revenu), etc...). Il existe aussi de nombreux métiers totalement inutiles et pourtant bien rémunérés qui ne permettent pas non plus un réel épanouissement. Les métiers où l’on s’épanouit sont finalement si rares qu’il faut connaître du monde, ou au minimum plaire à ceux qui distribuent de tels emplois.
    Si l’on veut réellement faire avancer les choses, il faut partager les tâches fastidieuses (tout le monde se sentirait concerné par leur suppression) et laisser libre les gens de pratiquer ce qui les épanouit. Exemple : vous avez des diplômes, pouvez-vous accéder à du matériel pour faire des essais, de la recherche ? Non, il faut être chercheur ou développeur dans une entreprise.



  • perlseb 22 mars 2019 10:26

    @Arogavox

    Reprenons donc l’idée avec le mot « corvée ».
    Non, la corvée a justement un sens précis : travail non rémunéré imposé par un maître à ses sujets. Le « travail désagréable » n’est imposé que par vos propres besoins. Et la rémunération est constituée par la satisfaction de vos besoins. Le travail ne devrait jamais être imposé par d’autres.

    Ceux qui seraient les arbitres d’un tel « partage »
    Il n’y a pas réellement besoin d’arbitres. Seulement de légères majorations de l’heure de travail (=> « heure normalisée ») selon la pénibilité effective des tâches à effectuer : en gros selon la loi de l’offre et de la demande pour que toutes les « corvées » soient effectivement réalisées. Dès qu’on met en place des décideurs, c’est la fin des libertés pour tout ceux à qui on ne donne pas d’autre choix que d’obéir. Si on ne peut s’empêcher de nommer un décideur, alors il ne doit pas être rémunéré : il y a assez de gens autoritaires pour commander les autres dans leur temps libre.



  • perlseb 21 mars 2019 15:53

    Il faut d’abord définir le travail avant de parler de revenu universel. Je crois qu’il faut adhérer à l’étymologie antique (tripalium) qui nous indique que le travail est désagréable mais, parce que la nourriture ne tombe pas toute seule dans la bouche, il faut bien s’y coller.
    Déjà avec cette définition, on constate qu’il y a tout un tas de gens qui gagnent de l’argent sans travailler : les rentiers (capitalistes ou propriétaires), et ceux qui ont un « travail passionnant » (par exemple, les chercheurs, ceux qui développent de nouvelles techniques, ceux qui divertissent les autres, ...).
    Nous avons tous des besoins « élémentaires » (qui devraient être assez élevés dans une société qui se dit évoluée). Et pour réaliser ces besoins élémentaires, il y a, inévitablement, des « réels travaux » (désagréables, ou en tout cas, pas épanouissants) qu’il faut bien faire. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut partager ces travaux désagréables ? Ou plus exactement, je comprends très bien. Il y a en gros 2 catégories d’individus : les gens honnêtes qui comprennent qu’on ne peut pas consommer sans travailler un minimum (soit ils sont au chômage malgré eux pour participer à la baisse généralisée des salaires, soit il travaillent) et de l’autre côté ceux qui aiment bien vivre sur le dos des autres (soit en gagnant des fortunes en étant actionnaire ou gros propriétaire, soit en cherchant toutes les aides possibles, soit en ayant un travail qui n’en est absolument pas un (passionnant)).
    La question est donc morale. Si plus de la moitié des gens ont envie de faire partie des profiteurs (pas de morale) alors la société ne doit pas changer. Sinon, il faut partager le vrai travail (désagréable) et on pourra alors utiliser notre temps libre (qui serait conséquent avec un tel partage) à faire les métiers passionnant que certains pratiquent aujourd’hui de manière rémunérée.
    La conclusion, c’est qu’une société civilisée ne devrait faire aucun bénéfice sur les produits de première nécessité (logement décent, nourriture correcte). Ceux qui sont exclus de cette production de base (malgré leur réelle volonté de participer au travail désagréable) devrait donc bénéficier gratuitement de ces services de base. Mais comme il n’y aurait pas de bénéfice à faire sur ces produits là, on n’aurait aucune raison de mettre de la main d’oeuvre à l’écart pour les réaliser.
    Bien sûr, les raisonnements précédents ne marchent que de manière réelle (en comptant les échanges de biens et services en heure normalisée de travail désagréable, qui est la seule réalité) : avec la virtualité de l’argent et de la propriété privée, on peut interdire aux personnes de travailler (la terre et les usinent ne leur appartiennent pas) ou leur expliquer que l’argent manque pour les embaucher.



  • perlseb 6 décembre 2018 23:53

    @Eric F

    Bon, si on supposait que la France était une démocratie, que l’état était au service du peuple, la première question de taille serait : « Qui crée l’argent ? ». Pourquoi l’état qui établit la loi se place « volontairement » au-dessous des banques ? C’est ça la vraie question. Et ne parlons pas économie et inflation (voir la courbe de Philips) : en économie et pour le social, il vaudra toujours mieux de l’inflation avec le plein emploi qu’une inflation basse avec des gens exclus du système.

    Quand Pompidou et son ministre des finances VGE ont ajouté cette loi de 1973, VGE s’est empressé de faire un emprunt en franc or (totalement irresponsable ... ou volontaire) et, alors que la France n’est pas connue pour ses champs de pétrole, il subventionnait l’achat de pétrole (l’inverse des taxes d’aujourd’hui) pour limiter le « choc ». Il aurait voulu gérer comme un tocard (comme un certain Ferrand pour les mutuelles de Bretagne), il ne s’y serait pas pris autrement. Il l’a fait par « modernité », pour offir des titres sûrs aux riches. Pour que l’impôt puisse être un moyen sûr de faire gagner de l’argent aux riches. On peut dire que c’est la féodalité qui s’est remise en place. Qui peut défendre un tel abaissement de l’état soit-disant au service du peuple ? Il était évident qu’avec le temps, il faudrait tout vendre, tout privatiser pour rembourser cette dette : a qui profite le crime ?

    Si un peuple est libre, il décide si on doit utiliser une monnaie (une heure normalisée de travail serait beaucoup plus juste et sans vol possible : actuellement, les personnes les plus productives sont les moins payées et ceux qui ne font absolument rien d’utile possèdent presque tout), comment on crée cette monnaie, et pourquoi faire.

    Mais tout système pyramidal conduit à la corruption et à un système qui travaille contre l’intérêt général. Les élus n’ont aucune obligation de résultat, ils sont totalement irresponsables et ils s’en servent. Il nous faut le RIP (référendum d’initiative populaire), c’est bien la seule chose qui permettrait de tout changer petit à petit.

    Mon avis, c’est que si le peuple créait lui-même sa monnaie, il n’y aurait pas de chômage, comme pendant les 30 glorieuses. Et si aujourd’hui, on devait reconstruire la France comme on l’a fait après 1945, même si les français sont plus instruits et plus productifs qu’en 1945, on n’y arriverait pas du tout parce qu’on « n’a pas l’argent ». L’argent est un merveilleux frein avec lequel on peut appuyer pour créer de la misère et du chômage pour maximiser au final la soumission, seul but du système pyramidal. Il est aussi sot d’avoir besoin d’argent pour faire travailler tout le monde que d’avoir besoin d’or pour faire du commerce. Je comprends leur histoire, mais il faut absolument passer à autre chose maintenant.



  • perlseb 28 juin 2018 14:47

    @Arnould Accya

    « les sociétés se hiérarchisent naturellement » ; vous avez tout à fait raison, la hiérarchie est dans l’animal, dans la nature bestiale de l’homme. Mais si l’homme veut réellement avoir une autre dimension, alors il ne doit plus chercher à dominer son prochain. La seule chose qu’il faut essayer de dominer, c’est soi-même. Je sais que certaines personnes ne sont pas responsables et ne sont pas capables de prendre des (« bonnes ») décisions pour elles-mêmes, mais cela ne doit pas justifier une hiérarchie qui s’applique évidemment à tout le monde, y compris à ceux qui sont réellement responsables, ce que ne sont jamais les chefs d’ailleurs (impossible de rattraper seul une action collective dont on a été l’initiateur : voir les accidents nucléaires).

    Il y a quelques semaines, je discutais avec un éleveur, il m’expliquait que les brebis « sauteuses » (qui sautent par dessus les barrières) étaient vraiment un problème : toutes les autres brebis ont tendance à les imiter. Le mode opératoire est simple : boucherie. Je crois que la société humaine n’en est qu’à ce stade. Et on peut le prendre à plusieurs degrés, évidemment. Il y a la guerre avec les armées et la guerre économique : nous sommes tous dans un troupeau, attention à ne pas chercher trop de liberté.

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