Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Personne ne parle du chômage. Pourtant, comment vouloir enseigner à des jeunes en sachant ce qui les attend ? Des jeunes à bac + 5 qui ne trouvent plus de CDI, voire qui enchaînent stage sur stage pour ne jamais trouver un boulot stable ou qui doivent accepter un boulot sans intérêt.
Mais c’est vrai que les profs qui ont commencé leur carrière prof et qui n’ont connu que ça sont malheureusement un peu déconnectés du monde du travail. Donc ils doivent s’imaginer que leur enseignement est important. Je précise que mon père était prof et que j’ai connu presque 3 ans de chômage avec un diplôme d’ingénieur (j’ai toujours été un très bon élève).
Un travail ne peut être intéressant que quand la finalité en vaut la peine. Dans une société où l’on s’empoisonne à manger de la nourriture contaminée aux produits phytosantaires, il serait urgent d’enseigner l’agriculture respectueuse des hommes et du sol. L’enseignement est aujourd’hui très orienté : fabriquer des humains dépendants qui s’imaginent vivre en démocratie dans un monde de progrès alors même que les régressions n’ont jamais été aussi fortes. Mais peut-on réellement dire la vérité à des jeunes plein d’espoirs ? Non, surtout si on cherche à les plumer au maximum.
Qui achète des ailerons de requins ? Il faut s’attaquer au problème à la base : ce sont des consommateurs, des légions de consommateurs qui ne veulent pas se priver d’un plat qu’ils aiment.
L’argent est malheureusement roi. Essayer d’empêcher la contrebande (coupe d’ébène au Madagascar pour farbiquer de belles guitares chez nous, pêche illégale ici), c’est priver les idiots de consommateurs de leur liberté.
L’avenir est écrit. En Indonésie on remplace une forêt tropiquale très riche en biodiversité (mais qui ne rapporte rien) par des champs de palmiers (commerce de l’huile), pareil au Brésil pour mettre du soja afin de nourrir notre bétail. La Terre n’a jamais été détruite aussi vite, et les gens consomment toujours, croyant faire un geste en achetant des produits verts...
Il faut essayer d’acheter le moins possible justement (et donc travailler aussi le moins possible). Mais qui veut de ça ? Apparemment personne. SI vous croyez que quelque chose est possible, quittez la ville, cultivez un lopin de terre et recherchez au maximum l’autarcie tant que la société et l’esprit des autres autour de vous ne changent pas (c’est ce que j’ai fait en tout cas). Ce n’est pas en attendant que les autres changent que l’on obtiendra un quelconque résultat et aucun messie providentiel ne pourra lutter contre une marée humaine qui croit sortir de la pauvreté en consommant.
Beaucoup de ceux qui prônent le retour des monnaies nationales pensent à l’arme « géniale » de la dévaluation.
Qu’ils relisent l’histoire et la crise de 1929 où chaque pays dévaluait sa monnaie après la dévaluation de son voisin, dévaluations sans fin où l’économie mondiale est entrée gravement en déflation avec les troubles sociaux que l’on connait (et la guerre pour faire table rase).
Le vrai problème, c’est les intérêts, pourquoi les payer à des privées qui ensuite imposent leur loi ? La BCE devrait préter directement aux états à 1 %, les investissements publics n’étant pas compris dans le déficit et financés par création monétaire pure (sans contrepartie).
@ tf1Goupie S’il n’y a pas de déficit, la création monétaire ne pose aucun problème.
C’est le contraire. Le déficit de l’état n’est pas vraiment un problème si c’est lui qui a le droit de battre la monnaie. Tout de suite, on va crier au scandale de l’inflation. Mais une création monétaire gérée par un état, et sans acune contrepartie (pas de dette à rembourser) serait parfaitement salutaire pour l’économie.
Car actuellement on sait créer des richesses (voir les constructions de logements aux USA ou en Espagne) mais on ne sait pas créer l’argent pour que les gens puissent les acheter. Et l’emprunt n’est pas une vraie création monétaire puisqu’il faut le rembourser. Sachant qu’environ 80% de l’argent qui circule est l’emprunt de quelqu’un d’autre, si tout le monde décide de rembourser ses emprunts, c’est un déflation généralisée avec faillite générale (asséchement complet des liquidités : exactement ce qui s’est pâssé en 1929 et que l’on veut à tout prix reproduire avec l’austérité, bizarre quand même).
Bref, tant que ce système ne saura pas créer de l’argent sainement (sans avoir à rembourser quoi que ce soit) lorsque de la valeur est créée de façon réelle et durable, alors nous aurons des crises (voulues) où l’oligarchie tentera de faire un grand bon en arrière sur tous les acquis sociaux. Des gens dans la rue, SDF car virés de leur maison qu’ils ne peuvent pas rembourser et sans emploi avec toute l’économie qui s’arrête alors même que les besoins deviennent de plus en plus criants.