Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Merci pour cette précision, mais alors dans ce cas, F. Asselineau montre qu’il n’a pas réfléchi sérieusement au sujet et si seuls les sympathisants comptent pour définir quel sera le système démocratique, alors c’est mal parti...
Pour moi, un « sauveur » doit uniquement proposer une constitution qui donne le pouvoir au peuple et se retirer immédiatement : il n’a même pas à avoir de programme, ni des idées. Seule la constitution qu’il propose doit être infaillible. Les idées, le peuple en a, les décisions, c’est au peuple de les prendre. Par exemple, « Super Rebelle » n’a pas de programme et c’est finalement assez convaincant ! C’est un peu ça qu’il nous faut : quelqu’un de connu, à cause justement du principe de l’élection, (Coluche aurait vraiment été bien) qui n’est pas là pour avoir des idées mais pour donner le pouvoir au peuple, une fois élu.
Techniquement, si nous étions en démocratie, cela serait facile. Mais, comme toute prise de pouvoir (ici par le peuple), elle doit se faire par la force je crois. Essayons juste de convertir la police et l’armée au tirage au sort avant de s’emballer.... mais c’est pas gagné ! En effet, comme par hasard, dans ces 2 institutions qui sont chargées de faire régner l’ordre, la hiérarchie est fondamentale (anti-démocratique) et ne se discute pas. Notre système oligarchique est assez bien verrouilé quand même.
Quelque part, nous vivons avec la culture de l’organisation pyramidale (=dictature), seule à même d’organiser les choses. Notre culture est fondamentalement anti-démocratique. Demander à un humain d’organiser une entreprise, une collectivité : il vous pondra une organisation hiérarchique avec un chef unique au-dessus de tous, puis des sous-chefs, etc... Dans notre éducation, la vraie démocratie (pas explicitement nommée) est enseignée comme un bordel où rien ne peut avancer (tout le monde donne son avis et peut prendre part aux décisions), et seule la dictature permet d’organiser les choses (une personne principale a toujours le dernier mot).
Et l’histoire (que les oligarques cherchent à écrire) a fait tout ce qu’elle a pu pour ternir à tout prix le mot démocratie (ne pouvant le faire disparaître), en l’association par exemple à « représentatif », ça donne « démocratie représentative ». Et plus c’est gros, plus ça passe !
Peut-être que l’origine de cette culture totalitaire est justement militaire (par exemple, défaite des Gaullois, désorganisés, contre les Romains : armée bien hiérarchisée).
Alors si l’UPR ne s’intéresse pas à la démocratie, il ne s’intéresse pas à la cause des causes (comme dit E. Chouard) et ne comprend pas pourquoi nous en sommes là.
Elire de temps en temps quelqu’un de vertueux dans un système qui favorise à grande échelle la corruption ne modifie pas fondamentalement la trajectoire globale : c’est bien le système qui doit changer pour prendre en compte la faiblesse mentale de l’humain.
La prostitution non contrainte, si elle découle parfois de difficultés économiques, relève de la liberté sexuelle.
Quelle phrase alambiquée pour essayer de se donner bonne conscience. Une femme (ou un homme) qui aime le sexe ne se fait pas payer, point. Si l’argent intervient, c’est toujours par besoin économique donc c’est qu’il y a forcément une contrainte.
Autrement dit, quand il n’y a pas de contrainte et une vraie liberté de choix, alors les relations sont libres également, c’est-à-dire non tarifées.
C’est parce que la soumission est volontairement maximisée (chômage maintenu haut, précarisation choisie par nos dirigeants) que nous sommes de plus en plus contraints (métiers de plus en plus dégradants, que ce soit l’agriculteur qui produit du toxique, l’industriel qui produit du matériel obsolescent, le tertiaire qui vit grâce à une fiscalité douteuse...). Bref, il est temps de redistribuer les richesses pour que le travail ne soit pas obligatoire pour une vie décente et sans gâchis, c’est largement possible. Mais comment feraient nos chers oligarques et leurs vassaux (forcément avantagés financièrement) pour se divertir à bon prix ?
Vive la soumission, puisque apparemment, elle est librement consentie (pour résumé !).