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Philippe Vassé

Philippe Vassé

Historien de formation initiale, humaniste attaché au savoir, libre penseur et laïque, je réside à Taïwan, au bord de l'Océan Pacifique et aux pieds de magnifiques montagnes.

Tableau de bord

  • Premier article le 02/05/2007
  • Modérateur depuis le 26/06/2007
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Derniers commentaires



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 juillet 2007 10:59

    Kalvin,

    Votre article, très instructif, rappelle une série de mesures qui, pour l’heure, nécessitent tout d’abord d’être validées de manière définitive avant qu’on puisse en tirer des conclusions, tout aussi aléatoires d’ailleurs.

    J’écris cela parce qu’il existe parfois, en matière de recherche scientifique, des différences significatives entre ce qu’on a cru avoir identifié de loin et ce que des sondes, par exemple, vérifient en pratique ensuite dans la réalité de la planète. On a déjà eu des surprises même dans le système solaire, c’est dire à plus grande distance les probabilités...

    Nos instruments d’analyse à distance peuvent, pour faire court, être abusés par de nombreux phénomènes parasites qui ne sont pas toujours détectés dans la procédure de recherche à distance, mais qui peuvent altérer le résultat obtenu et annoncé en toute bonne foi.

    Autre point qui nécessite une certaine réserve, toujours du point de vue scientifique : la majorité des chercheurs a de la vie dans l’Univers une notion assez, disons, « anthropocentriste ».

    En clair, beaucoup partent de l’hypothèse (ou du préjugé si vous préférez) que la « vie » ailleurs serait par essence de même nature et aurait besoin des mêmes conditions que celles que nous avons connues et connaissons sur la planète dite Terre (terre, air, photosynthèse, etc...).

    Nos cerveaux humains « anthropocentristes » témoignent dans ce domaine d’une grande pauvreté de créativité potentielle si on la compare avec les variantes des formes de la « vie » terrestre connue (un foisonnement de formes de vie que nous ne connaissons pas encore complètement- je pense ici à la « vie » dans les grandes profondeurs océaniques).

    La série « Star Trek » avait bien souligné notre « anthropocentrisme » pour l’Univers entier !

    C’est un peu le défaut, entre quelques autres, de l’article que vous citez : il se fonde sur la possibilité d’eau (de plus à l’état gazeux) pour en conclure à une possibilité de « vie ». Comme dit Cyrano de Bergerac dans une célèbre réplique : « c’est un peu court » !

    L’histoire de notre Terre et de la « vie » sont prises comme une sorte de « référence » dogmatique absolue qui aurait valeur universelle. Ce qui ne correspond pas à nos « normes » terrestres apparaît donc impossible a priori, voire « impensable », au sens premier du mot ou inimaginable.

    Je n’ai aucune position a priori sur l’existence ou l’inexistence de « vie » ailleurs. Statistiquement, selon les lois de la probabilité, il devrait, dans notre Univers infini, y avoir des planètes qui portent ou ont porté la « vie ».

    Le problème est ici celui du concept, de la nature précise, matérielle, de ce que nous recherchons, ce qui relève un peu des mythes sur les OVNI : beaucoup veulent imaginer une « vie » qui serait plus ou moins semblable à celle que nous connaissons en termes géologiques.

    De là, le mythe de la soucoupe volante ronde née de la littérature des années 1950 qui renvoyait à la pensée de l’époque sur les potentiels objets volants des « ET », en plus « science-fiction » sur la forme et la vitesse....

    De fait, les recherches sur la « vie » en-dehors de la Terre peuvent être comparées, si vous me pardonnez la métaphore osée, à un aveugle inculte qui palpe tout ce qu’il peut toucher, mais sans bien savoir ce qu’il a en mains et ce qu’il cherche exactement car il ne sait pas sous quelles formes, variées à l’infini, comme sur la Terre, la « vie » peut se présenter ailleurs.

    Vous le voyez : la problématique est un peu plus complexe que la trouvaille d’H²O ici ou là. C’est la grandeur et la servitude de la recherche scientifique qui n’obéit, en la matière, ni à nos fantasmes, ni à nos illusions, ni à nos rêves.

    Malgré nos instruments performants qui « voient » loin et savent énormément de choses, nous sommes face à la « vie » ailleurs comme des « aveugles incultes ».

    Cela nous ramène à plus de modestie. Ce qui est toujours utile et fécond en matière de recherche scientifique.

    Bien cordialement vôtre,

    PS : un exemple de l’apparence de vie en trompe l’oeil possible : il existe dans la mer des poissons qui ressemblent, immobiles, à des pierres marines (stratégie de survie par camouflage dans l’environnement immédiat). S’ils ne bougent pas, rien ne permet de savoir que c’est un animal ou une pierre sans vie.

    Alors, une pierre sur une planète lointaine.....



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 juillet 2007 05:28

    Adessias,

    Merci pour ce proverbe polynésien qui aurait eu sa place en conclusion de l’article si je l’avais connu.

    Je dois à la vérité de vous avouer, que, malgré que je rencontre souvent des Polynésiens, je n’avais pas entendu ce dicton.

    Ceci dit, je vous sais gré de vos encouragements.

    Ce qui me paraît le plus fécond sur AGORAVOX, c’est que des citoyennes et citoyens puissent ainsi s’informer réciproquement et débattre librement.

    Critiques fructueuses, commentaires enrichissants et observations constructives sont aussi des manières positives d’enrichir l’information publique échangée au profit de toutes et tous.

    Avec mes remerciements pour votre attention.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 juillet 2007 04:33

    Corsu,

    Bonjour,

    Vous avez raison de souligner que les partis américains essentiels, Républicain et Démocrate, ne sont pas monolithiques. C’est un fait. Pas plus que les partis communistes ne l’étaient en réalité en URSS avant 1991 ou en Chine aujourd’hui.

    Ceci dit, pour le moment, le parti républicain est totalement « noyauté », « inflitré », « phagocyté » par les éléments les plus liberticides, « culturicides » (c’est un terme de mon invention pour l’occasion) et religieux que le pays ait jamais vus. C’est cela qui lui donne sa physionomie externe et qui décide de son action publique.

    C’est ce qui explique ses attaques contre l’indépendance de la Justice, ses dérives « théocratiques » de nature plus médiévale que moderne, ses assauts contre le savoir et la science sur tous les plans. Ce parti, tel qu’il est à ce jour, agit comme une force qui voudrait soumettre toute la société américaine, la conformer en quelque sorte, à des principes qui lui sont totalement étrangers.

    C’est là que se noue l’affrontement, non pas tellement entre les deux partis cités, mais entre la société civile américaine attachée à ses valeurs démocratiques, libres, cultivées et laïques d’un côté, et, de l’autre, ce parti totalement inféodé à une sorte de « croisade interne » contre les fondements les plus fondamentaux de l’Union.

    De l’issue de cet affrontement dépendent beaucoup de choses pour l’ensemble du monde...

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 14 juillet 2007 04:11

    Dominique,

    Votre commentaire est intéressant, notamment en ce sens qu’il rappelle les liens historiques entre la Grande Bretagne et les Etats-Unis d’Amérique, liens qui ont toujours été à la fois profonds et dynamiques, même s’ils furent parfois conflictuels.

    Bien évidemment, je n’établis aucune thèse ici : je me fonde exclusivement sur les éléments fournis par les personnes concernées qui s’expriment à travers cet article, sur les sondages d’opinion, sur les critiques des citoyens américains de plus en plus nombreux, tous faits démontrant que les valeurs des Pères fondateurs de la République américaine ont bien été trahis à leurs yeux et que le parti de Monsieur Bush, toujours pour eux, cherche à les détruire complètement(voir les contradictions incessantes entre état de droit démocratique et textes de lois sur la sécurité nationale, pour s’en convaincre).

    Il y a aux Etats-Unis une lutte acharnée- qui s’exprime surtout devant et à travers la Justice, mais pas exclusivement- entre les partisans de la Constitution du pays et ceux qui voudraient la remplacer à terme par une autre qui aurait pour bases : influence de la religion sur le pouvoir et le savoir, rejet des sciences et promotion des croyances comme fondement de l’Etat, pressions incessantes sur les administrations pour leurs propres intérêts, etc...)

    Il est instructif de rappeler ici que G. Washington, quand il conduisit la guerre d’Indépendance américaine, ne prit jamais contre ses propres citoyens de mesures liberticides qui auraient abouti à les priver des droits et libertés qu’ils se battaient pour assurer définitivement dans l’avenir ! Et pourtant, il connut des situations bien plus difficiles et parfois dangereuses que le Président actuel...

    Le Président Lincoln a suivi en gros les mêmes principes, dans la cadre d’une guerre civile pourtant violente et sanglante.

    Pour répondre à votre questionnement fort judicieux sur un phénomène de même nature en Grande Bretagne, je serais tenté- à titre purement personnel- de penser que les faits que nous voyons ( mensonges d’Etat avérés, affaires d’Etat successives, refus de respecter l’indépendance réciproque entre Justice et pouvoir politique, scandales politico-financiers- voir dossier BAE, etc...) tendent à une similaire remise en cause des principes démocratiques essentiels dans ce pays.

    Mais, cela nécessiterait, pour s’assurer de la véracité factuelle d’un tel sentiment général, une étude approfondie sur le terrain et la collecte d’éléments concrets et précis.

    Ne pouvant pour l’heure les rassembler afin d’en faire un dossier probant, je me bornerai à ce sentiment propre, qui n’engage que moi et ne prouve rien.

    Il importe, dans le domaine de l’information, de séparer les faits qui indiquent les processus profonds incontestables et les commentaires, voire les sentiments personnels. Ce que je fais parce que cette séparation, comme celle des pouvoirs en démocratie, est essentielle aux libertés des citoyens.

    Bien cordialement vôtre,



  • Philippe Vassé Philippe Vassé 13 juillet 2007 18:21

    Frédéric,

    Il semble que vous n’ayez pas lu l’article avant de poster votre commentaire. Je corrige donc votre erreur factuelle.

    Les faits, ou, plus exactement, les propos qui y sont rapportés, comme les sondages d’opinion concordants qui y sont relatés, sont ceux que la presse mondiale expose, et non des « préjugés personnels ».

    Il est vrai que laisser la parole à un haut fonctionnaire américain et scientifique réputé sur la santé de 300 millions de personnes, puis au porte-parole de la Maison Blanche, puis aux citoyens des Etats-Unis, ressemble difficilement à « des préjugés personnels ».

    Cela s’appelle dans le monde entier pensant : information.

    Bien cordialement vôtre,

    A moins

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