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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 4 mai 2013 14:59

    @ tf1Goupie,

    Heu... si vous faîtes des lectures des messages qui vous sont adressés en ne tenant compte que de votre seule définition des mots qui y sont employés, on va pas pouvoir dialoguer longtemps, ça c’est une certitude.

    Que vous disiez que je n’emploie pas le mot « outil » dans le sens où vous vous l’entendez, cela je l’accepte. Mais que vous affirmiez péremptoirement que je me méprend sur le mot « outil », j’ai beaucoup plus de mal à l’entendre, car cela signifie que seule votre définition du mot « outil » est juste donc que vous cherchez à me prendre (ou à me faire passer) pour ce que je suis loin d’être.

    Vous dîtes : « ... et rien que votre réaction en cela est révélatrice » est tout aussi « con » et catégorique que si je vous répondais que : « de toute évidence, vous ne connaissez rien à cette problématique de la violence et du harcèlement à l’école » ce que je serais parfaitement en droit de répondre, car j’ai probablement écrit sur ce sujet plus que vous ne seriez capable décrire durant toute une vie. Écrits qui servent justement à certaines associations pour mettre en place des formations à destination des enseignants, des AS, etc. et de toutes professions en lien avec l’aide sociale y compris les magistrats, les avocats, les médiateurs, etc.

    Alors, je vous prie, avant de dire n’importe quoi informez-vous au préalable et sachez que ce fléau, qui touche près de 10 % des élèves, fait désormais l’objet d’un nombre d’études si important que nier l’une des principales recommandations qui est faîtes par toutes ces recherches, à savoir former les enseignants à la reconnaissance et la lutte contre le harcèlement (c’est-à-dire à leur donner des outils pour pouvoir agir) est proprement insultant pour les chercheurs qui analysent ce problème et les solutions à mettre en œuvre.

    L’interprétation que vous faîtes de mes propos (« Voulez-vous dire qu’il faut que les enseignants soient formés pour que les parents puissent ne pas se sentir concernés ? ») est, à proprement parler, puérile et l’exemple que vous donnez confond les causes et les conséquences. Mais pour répondre à votre question et ne pas vous laissez le soin de prétendre que justement, il n’y a pas d’autres solutions que celles que vous proposez, commencer donc par lire l’excellent rapport d’Eric DEBARDIEUX sur le harcèlement à l’école (et si vous avez la « flemme » de lire cette synthèse regarder donc cette vidéo de 2’55’’) et venez avec moi vous battre sur le terrain pour que les solutions préconisées soient appliquées, car à problème multi-causal, solutions pluridisciplinaires et trans-personnelles (qui dépassent le simple cadre du cercle familial) et la France accuse près de 40 ans de retard dans les politiques préventives à mener contre ce phénomène.

    A bon entendeur,



  • Philippe VERGNES 4 mai 2013 12:10

    @ tf1Goupie,

    Que les professeurs soient conscients du problème de la violence ou du harcèlement à l’école est une chose, qu’ils aient les moyens d’intervenir ou les bons outils pour lutter contre est autre chose.

    La formation des enseignants et du personnel scolaire est une nécessité pour toutes celles ou ceux qui, sensibilisés à cette problématique, souhaitent réellement agir pour aider les élèves en difficultés (tel que le sont tous les élèves harcelés). Et nombreux sont les enseignants qui se plaignent de ne pas avoir les outils nécessaires pour agir. Ils se trouvent totalement dépourvus et impuissants face à cette situation ce qui constitue pour ses enseignants-là, une source de stress supplémentaire et une remise en question profonde de leur utilité au sein du système.

    Je vous laisse le soin d’imaginer les dégâts que cela peut provoquer.



  • Philippe VERGNES 4 mai 2013 11:12

    Ok !

    Pas de problème pour moi avec le tutoiement (il n’y a qu’envers ceux qui me manque de respect que je ne tolère pas cette forme de communication familière).

    Au ryhtme où vont les chose, mon article de synthèse n’interviendra pas avant la fin de l’année. Cependant, l’un de mes prochains articles portera sur les conséquences neurologiques, biologiques et génétiques du harcèlement et il est fort probable que tu puisses proposer le tien avant que je ne termine le mien. Aussi et dans cette hypothèse, n’hésite pas à m’indiquer (à la suite d’un de mes articles pour avoir une alerte mail ou par l’intermédiaire de mon blog) le moment où tu proposeras cet article à la modération, ton témoignage et ta façon personnelle de synthétiser les choses m’intéressent au plus haut point.

    Amicalement,



  • Philippe VERGNES 4 mai 2013 10:47

    Bonjour Rosemar,

    Merci pour cet article et ce simple rappel tant ce sujet, d’une importance gravissime, dépasse de loin le simple cadre de la violence à l’école.

    Je n’avais pas encore vu le clip d’Indochine qui est tout simplement génial pour ce qu’il dénonce. En 6 mn et par une succession de scénettes, ce clip résume bien la réalité de ce que représente, pour la victime, ce qu’est véritablement un harcèlement : c’est-à-dire un meurtre. Certes psychique, mais meurtre quand même et c’est bien à l’école qu’il faudrait agir si nous voulons enrayer ce fléau.

    J’ai déjà écrit six articles sur le sujet et ces phénomènes comorbides (7 si l’on compte celui sur le harcèlement sexuel paru sur ce site) pour en décrire les forces qui animent cette problématique. J’estime qu’il m’en faudra encore autant pour finir d’en tracer le contour, car ce problème est loin d’être simple. Il met en jeu beaucoup de mécanismes inconscients et en premier lieu celui cité par daniel paul de la peur de mourir.

    Cependant, si nous voulons un jour parvenir à rompre le cycle de la violence, c’est bien à l’école qu’il faut agir. Ce qui nécessite de former les enseignants et le personnel scolaire à la reconnaissance et la compréhension des processus en jeu dans le harcèlement et pour ce faire, il y a vraiment un travail de dingue à réaliser, mais c’est le prix à payer pour « humaniser » notre société.

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 4 mai 2013 10:26

    Bonjour daniel paul,

    Absolument d’accord avec votre développement et encore plus avec votre conclusion : « la violence est le résultat dans le noir glauque de nos cerveaux de la peur de mourir... »

    Je ne traite actuellement que de cela dans mes articles en attendant de rédiger celui qui viendra les synthétiser.

    Si je puis me permettre : on sent le vécu dans vos propos.

    Bien à vous !

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