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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 7 mai 2013 21:59
    Bonsoir Bur K,

    Si je puis me permettre, je pense que la seconde partie du message de gogorat sous lequel nous nous exprimons s’adressait à Morpheus. Cependant, comme gogorat n’a pas pris soin de préciser à qui il s’adressait, il est assez logique et plausible que vous ayez pris ses dires comme vous étant destinés. C’est pourquoi, je me suis autorisé à essayer de lever le malentendu que cette confusion a entrainé. Tentative néanmoins ignorée du sus-dit qui, si j’étais un aussi fin observateur que lui (c’est un brin ironique, ne nous y trompons pas) devrait susciter chez moi une réaction de rejet en raison du « mépris » affiché par mon contradicteur, car nous avons tous « engrammé » l’idée que l’ignorance est le plus grand des mépris.

    Je vous prie cependant de m’excuser pour « polluer » pour encore deux ou trois posts ce fil de discussion en raison d’une part, parce que je prépare un article sur le langage spécifique à la psychopathie et qu’il me faut pour cela des exemples à commenter, et d’autre part, parce que lorsque je « vais à la pêche » ce n’ai jamais s’en avoir quelques bons appâts dans ma musette.

    Par ailleurs, l’analyse du discours typiquement psychopathique n’est vraiment pas éloigné du sujet des « chefs ». smiley

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 7 mai 2013 14:54

    Bonjour Gogorat,

    Si je puis me permettre de tenter de dissiper ce malentendu, pour avoir suffisamment débattu avec Morpheus après avoir lu ses articles, je crois que vous ne faîtes pas la même interprétation du mot « anarchie » que celle qu’en fait Morpheus qui a tout de même pris soin d’insérer un lien sur ce concept pour, me semble-t-il, signifier ce qu’il entendait en employant ce terme. Je cite un extrait dont le sens positif serait : « Pour ces derniers l’anarchie n’est justement pas le désordre social mais au contraire l’ordre social absolu grâce notamment au collectivisme anti-capitaliste qui contrairement à l’idée de possessions privées capitalisées, suggère l’idée de possessions individuelles ne garantissant quant à elles aucun droit de propriété concernant l’accumulation de biens non utilisés1, et au travers d’une liberté politique organisée autour du mandatement impératif, de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe ».

    Or, cette définition se rapproche justement de votre citation du Contrat Social de JJ ROUSSEAU. Dans le sens où l’entend Morpheus, l’anarchie et la démocratie ne sont donc pas là « amalgamées » mais associées.

    En conclusion, vous dîtes finalement la même chose, sauf que vos propres erreurs d’interprétations (vous entendez le concept d’anarchie dans son sens négatif) vous conduisent à une rationalisation erronée du commentaire de Morpheus. Autrement dit, votre « ahurissement » n’a de source que dans votre refus de « percer le code lexical » de la personne qui s’est exprimée en lui déniant le fait qu’il puisse faire un autre usage que le votre du mot anarchie. Ce qui revient à dire que vous n’admettez pas qu’un mot puisse être polysémique.

    Ces erreurs sont particulièrement fréquentes sur les forums, mais là où ça devient grave et tant à envenimer les débats, c’est lorsque la personne qui a commis une erreur d’interprétation s’entête dans sa maladresse et impose sa propre vision des choses (son interprétation selon ses critères personnels) à son contradicteur qui, lui, sachant bien ce qu’il a voulu dire, ne peut que s’y opposer où... « laisser pisser ». C’est ce qui s’appelle être victime de ses propres turpitudes. Cela provient généralement d’une lecture très personnelle d’un texte.

    Apprendre à recontextualisé un énoncé ou, au besoin et en cas de doute, demander des précisions à son auteur, est le premier pas vers la sagesse et une compréhension mutuelle indispensable pour qu’un véritable contrat social puisse émerger dans une société.

    Cordialement

    P.S. :
    Je ne saurais en aucun cas répondre en lieu et place de Morpheus, mais tel est mon interprétation de ses propos que vous avez jugez « ahurissants ». Mon analyse diffère donc de la votre et si je ne connaissais pas ces biais cognitifs par lesquels nous nous leurrons face à nos propres erreurs d’interprétation, je serais enclin à dire qu’effectivement vous avez tenu des propos « méprisants » (que votre « ahurissement » explique, mais qui ne sont imputables qu’à vous-même si mon analyse est juste, ce que seul Morpheus pourrait attester). smiley



  • Philippe VERGNES 7 mai 2013 11:36

    Bonjour Bur K,

    Merci pour ce billet et les débats très instructifs qu’il a suscité. J’avais une ou deux petites remarques à émettre sur certaines de vos questions, mais l’intervention du « cybersociopathe » les a relégué au dernier plan.

    « Cybersociopathe » smiley smiley smiley !

    J’y avais pas pensé à celle-là, et pourtant si vous m’avez lu, c’est le sujet central de mes articles ici... qu’il soit « cyber » ou non d’ailleurs.

    C’est à ces personnalité là que je me réfère lorsque je parle de « l’empriseur », du « paradoxeur de l’extrème », du p.n. (abréviation de « pervers narcissique » ici, ici et là), du psychopathe, etc. Certains psychanalyste (tel que Saviero Tomasella et son groupe de recherche - le CERP) préfère y voir un prédateur, un parasite, un « tueur d’âme », etc. D’autre le nomme le tanatophore, le nécrophile (non pas pour son attirance sexuelle pour les cadavres, mais pour sa destructivité, c’est ainsi qu’Hitler a été décrit par Erich FROMM dans son ouvrage sur « La passion de détruite : anatomie de la destructivité humaine ») ou encore le manipula-tueur, etc. J’ai aussi retrouvé des descriptions de telles personnalité sous l’appelation « Les gens du mensonges » (Scott PECK), de SOB (acronyme de « Séductive Opérational Bully » - que l’on peut traduire par « harceleur séduisant opérationel » - et de « Son Of a Bitch » - est-il besoin de traduire ?) sous la plume de Manfred KETS DE VRIES, professeur néerlandais internationalement reconnu pour ses recherches sur le leadership, et auteur de plusieurs ouvrages de références sur le sujet, que j’avais découvert lorsque le documentaire « Je suis un psychopathe » de Ian WALKER était passé à la télé en 2008 (son article est paru en anglais sur le site de l’INSEAD - visible ici) c’est dire si ce problème commence à sérieusement questionner. Ce dernier auteur nous ramène dans le vif du sujet de votre article et de la nécessité impérieuse de s’affranchir du « chef ». A ce titre, certains commentaires sont réellement éclairants tant cette « émancipation » n’est pas accessible à certains.

    Bref, la liste des textes qui à travers les siècles se sont penchées sur ce cas d’espèce est si longue que j’ose affirmer que ce problème majeur a suscité le plus d’écrits, d’analyses, d’études, de commentaires, de contes, de récits ou de mythes, etc. depuis la naissance de l’humanité et l’invention de la calligraphie et de l’écriture.

    Je vous fais ici un copié/collé de la conclusion de mon troisième article sur ce thème (« Comment reconnaître un pervers narcissique manipula-tueur ») où les commentaires en disent long sur la dénégation (les attaques de certains et l’ignorance des autres) qui existe dans notre société face à ce problème que je qualifie de « fléau social » : « En développant une recherche qui avait déjà fourni la substance d’un livre important[5], les auteurs étendent et approfondissent leur réflexion sur les objectifs, les méthodes et les limites de la psychothérapie dans un domaine proche de celui des psychoses, mais auquel la destructivité, sous des formes diverses et surtout masquées, confère un caractère que l’humanité s’est toujours représenté sous la figure du Mal. Tous les mythes nés de l’expérience en parlent avec des métaphores où figure la description détaillée et d’une pertinence surprenante des processus pervers démontrés et analysés par les auteurs. Nous y reconnaissons les stratégies du Diable, grand séducteur et manipulateur, celui qui inverse les valeurs et multiplie les faux-semblants pour prendre possession de ses victimes et en faire ses adeptes. Il jouit de répandre le Mal et son rire éclate sur le malheur du monde. Au XVIe siècle, Ambroise PARÉ, le plus grand médecin de son temps et père de la chirurgie moderne, pensait que les enchanteurs “par des moyens subtils et inconnus” corrompaient le corps, l’entendement, la santé et la vie des humains. En 1565, Hans WIER (WEYER), médecin de Guillaume IV, duc de Clèves, divise l’opinion de son temps en affirmant que sorciers et sorcières ne sont pas possédés du Diable mais des malades, leur conférant ainsi pour la première fois le statut de sujet. Dès lors, la malfaisance sera d’origine humaine. Mais pour exorciser l’humain dans l’homme, nous avons maintenant des récits laïques évoquant à la façon des cauchemars toute une troupe de morts-vivants se nourrissant de la vie d’autrui : vampires et goules, zombie et robots destructeurs, envahisseurs venus d’un autre monde sous une apparence humaine, etc. Ces fictions naïves et pourtant si fidèles au processus pervers analysé par les auteurs sont à la science ce que les invocations chamaniques sont à la réalité : une prise de pouvoir illusoire et rassurante. C’est maintenant par l’analyse des structures et des processus relationnels pervers, de leur origine et de leur fonctionnement, sur la base d’observations cliniques rigoureuses que peut se développer une prévention et que s’élaborent des perspectives thérapeutiques dans ce domaine. Ce dévoilement nous inspire à maintes reprises un sentiment d’évidence surprenant : comment ne l’avions-nous pas compris ? Et surtout pourquoi ? »

    Bien à vous smiley



  • Philippe VERGNES 5 mai 2013 21:27

    Soit JL, si vous le dîtes c’est que vous devez avoir vos raisons, mais passons si vous le voulez bien sur nos différents et tentons de nous rapprocher du thème de cet article.

    Pour justifier le « combat » que vous menez ici, vous dîtes : « Si je vois un libéral dans chacun de mes opposants, comme vous dites, c’est en rapport avec ce que disait Édouard Glissant : ’’Le libéralisme économique préside tous les imaginaires »...« ce qui, d’une certaine manière, pourrait s’entendre. Cependant, quel sens donnez-vous à cette citation et dans quel contexte a-t-elle était émise ?

    Car, que vous le vouliez ou non les termes »libéralisme économique« et »imaginaire« ont des connotations très générales tant et si bien que l’on peut y mettre a peu près tous les sens que l’on désire ce qui ne plaide pas pour une interprétation univoque de cette citation et prête donc à confusion. Aussi, qu’entendez-vous par ces deux notions ou, si vous préférez, quel est votre »imaginaire" sur lequel vous étayez votre pensée ?



  • Philippe VERGNES 5 mai 2013 18:54
    Décidément alors, tout le monde pète les plombs avec vous JL !

    JL : « ce lien que vous proposez ne me concerne pas, mais vous concerne ».

    Ah non ! Je suis désolé. Ce lien à rapport avec cet article dont les quiproquos qui s’y sont glissés suite à vos interventions finissent par dévier du sujet. C’était manière de recentrer les débats, car il concerne celui qui a incarné pendant 5 ans la politique que vous n’avez de cesse de combattre dans tous vos commentaires en ramenant tout à elle. C’est-à-dire le néo-libéralisme ! Tant et si bien que vous voyez en chacun de vos contradicteurs un opposant (« ennemi » devrais-je dire pour être plus précis) néolibéral à la solde de la « caste des oligarques corrompus qui nous gouvernent » (enfin, mettez-y les termes que vous voulez, vous en parlez bien mieux que moi).

    Moi qui croyait vous faire plaisir en abondant dans votre sens et en prenant votre défense, vous m’en voyez sincèrement navré. Du coup, je m’en vais de ce pas retourner bouder dans mon coin.

    Je vous avez pourtant écrit deux « somptueux » articles (ici et là, mes deux derniers parus sur agov en fait) qui ont été « encensés » par la critique dans certains milieux spécialisés (non pas ici) et auxquels vous avez plus que largement contribué puisque c’est vous qui me les avez inspirés.

    C’est pourquoi, quoique vous en pensiez, je tenais tout de même à vous en remercier vivement. Sans vous, je n’y aurais probablement pas pensé ou du moins, si j’y avais déjà songé, le résultat produit n’aurait pas du tout été le même.

    Salutations,

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