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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 15:36

    Bonjour Lou,

    Merci pour votre commentaire et surtout ce lien qui vient enrichir le débat au contraire de ceux qui s’évertuent à l’appauvrir.

    Je ne manquerais pas de visionner ce reportage !

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 15:17

    Bonjour à tous,

    Je poste ici sous le message de JL tout en m’adressant plutôt aux lecteurs qui, croyant économiser la lecture d’un article, font confiance à des « affabulateurs » plutôt que d’exercer leur propre capacité d’analyse, leur esprit critique et leur faculté de discernement, car pour avoir eu maintes fois maille à partir avec le Sieur JL, je sais par expérience que sa capacité à analyser un texte, une situation ou une théorie est malheureusement fort réduite comme en atteste, encore une fois, la remarque ci-dessus.

    Mais comme « à quelque chose malheur est bon », son intervention me permet d’apporter des précisions en reformulant ce que j’ai déjà dit dans cet article et que JL n’a visiblement pas compris.

    Aussi, merci à lui !

    Voir dans un texte des amalgames là où il n’y en a pas et les ignorer lorsqu’il y en a : voilà bien un archétype de la position perverse d’un observateur. Ainsi, prétendre qu’il y a confusion entre « novlangue », psychopathie, et perversion, témoigne à tout le moins d’une incompréhension que cet article explique en détaillant le but de la pragmatique en communication qui est le « parler-vrai ». Et donc, l’affirmation péremptoire de JL posée sans se soucier de la polysémie des mots qui n’ont de sens que dans le contexte où ils ont été écrits, revient employer exactement les mêmes méthodes que l’on a de cesse de dénoncer.

    Ce paradoxe typique des manipulateurs et la principale caractéristique de la pensée néolibérale et, par voie conséquence, de celle de la « novlangue » au sens orwellien du terme. Je reformule ce sens qui possède trois aspects (ou « dimension ») :
    1- il désigne une langue (et donc son vocabulaire spécifique) ;
    2- il indique une action, un processus, un mouvement ou une « force » (comme défini au renvoi [1] de ce billet) ;
    3- il évoque également un but, une finalité, un objectif à atteindre qui est de pervertir la société actuelle par un retournement total des valeurs tel que paraphraser par George ORWELL au travers des maximes suivantes :
     « La guerre c’est la paix » ;
     « La liberté c’est l’esclavage » ;
     « L’ignorance c’est la force » (page 14 édition de 2007).

    Nous pouvons donc déduire de la définition orwellienne que la « novlangue » est donc une perversion au sens commun et étymologique du terme et non selon son sens psychanalytique. Et lorsque j’emploie le terme de perversion (comme celui de perversion narcissique en restant fidèle à la théorie de son inventeur), c’est bien par rapport à sa définition dictionnaire qui est (inversion du bien en mal).

    D’un point de vue tant étymologique qu’historique la perversion est bel et bien une inversion, car ce mot est issu du latin (supin) de pervertere traduit par pervertir et attesté dès le IIIe siècle chez TERTULLIEN dans le sens de « bouleversement, falsification d’un texte ». Il signifiait également : « 1- renverser, mettre sens dessus dessous, tourner à l’envers, retourner, culbuter ; 2- abattre, détruire, anéantir, perdre ; 3- pervertir, gâter, altérer, corrompre » ; soit autant de termes que nous pouvons sans peine appliquer au concept de « novlangue ».

    La véracité de ce premier « amalgame » (c’est de l’ironie à prendre au second degré, je précise pour ceux qui ne comprennent pas ce qu’est un amalgame) étant démontré. Reste à établir le second, c’est-à-dire l’hypothétique confusion entre psychopathie et perversion. J’ai déjà longuement expliqué cette « confusion » (qui n’existe que dans les têtes « décervelées »), notamment ici, article cité au passage ici, par quelqu’un qui sait ce que la linguistique veut dire. En lien dans cet article j’avais cité entre autres, Jean-Pierre CHARTIER, auteur de nombreux ouvrages sur la prise en charge des adolescents difficiles, et son texte (4 pages) intitulé : « Psychopathe ou pervers le faux débat  ? » question à laquelle il répondait en concluant exactement ce que j’affirmais dans mon article, c’est-à-dire que psychopathe et pervers, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Seuls le courant philosophique et le contexte d’observation de ce trouble de la personnalité changent dans les deux cas (psychopathe ou pervers), etc., etc., etc. (je ne peux pas faire le boulot de lecture et d’analyse à la place de ceux qui s’y refuse et préfèrent croire les élucubrations d’un individu qui les manipule).

    Par ailleurs, si l’on souhaite débattre de la perversion du système, rien ne l’interdit non plus, mais il faut bien réaliser que derrière tout système, il y a des « concepteurs » (c’est-à-dire des hommes qui les créent) et même s’il trouve désormais les moyens de s’autoalimenter (comme je l’explique également dans l’un de mes articles ici et ses commentaires), pour en maintenir « l’inertie », il faut tout de même des individus qui le « nourrissent », « l’alimentent » et le propagent. Or cette diffusion s’établit sur la base d’une pensée « disjonctive » (déjà expliquée également ici et là) qui œuvre à la « déliaison » et à la « guerre de tous contre tous » merveilleusement bien exprimé par le fameux « diviser pour mieux régner », et C’EST EXACTEMENT cette pensée-là que le Sieur JL exprime par ses positions paradoxales et ses attaques indécentes.

    Ce faisant, il se fait le chantre de l’idéologie qu’il combat partout où il passe.

    C’est la perversion à l’état brut D’UN POINT DE VUE MORAL (i.e. la perversité = perversion de caractère) d’autant plus dangereuse que son auteur ne semble pas conscient de sa propre malfaisance et c’est ce qui rend cette problématique si complexe aux yeux du profane.

    En l’état actuel de notre société, rien ne sert de s’en plaindre si l’on a pas au moins compris cela, ce qui laisse encore présager de beaux jours aux imposteurs, aux escrocs et autres manipulateurs qui nous roulent la population dans la farine.

    Ces diverses précisions étant apportées, il me reste à conclure en précisant également qu’Alain BIHR cité par JL, ne prétend pas autre chose que ce que j’affirme dans cet article, à savoir que la (ou « le » selon les auteurs) « novlangue » est une langue perverse, ainsi citer un auteur qui explique exactement la même chose qu’un autre, et ce pour mieux le dénigrer, voilà un autre exemple de pensée perverse à l’œuvre qui n’est « fort » que pour ceux qui sont à genoux (si vous voyez ce que j’entends par là : cf. Étienne de la BOETIE).

    CQFD (comme dit « l’autre »).



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 10:26

    @ Loup Rebel,

    Nous rédigions notre commentaire apparemment au même moment : « Faîtes l’amour, pas la guerre ! » C’est exactement ça oui !

    Mais dès lors, et c’est là la le fil rouge de ma pensée : pourquoi une certaine catégorie de gens ont développé un « amour de la haine » à tel point qu’ils ne peuvent pas inhiber chez eux leurs pulsions destructrices ?

    (Je sais, je suis loin d’être le seul à m’être posée cette question, mais à ma petite échelle, je participe à la recherche d’une hypothèse et donc à y répondre... et je suis loin d’avoir tout dit sur le sujet, je n’ai pour l’heure produit que mon « introduction » en 7 articles tout de même).



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 10:16

    Bonjour Loup Rebel,

    « Billet plein de bon sens ! »

    Absolument de votre avis.

    Je n’avais pas osé commenter cet article que j’avais plussé afin de ne pas le « polluer » dès lors qu’un certain troll, qui ne me pardonne décidément pas de mettre à jours ses stratégies perverses tout au long de mes articles, me suit à la trace. Mais puisque le sus-dit se permet de m’évoquer sans même que je ne le « provoque », je me permets de mettre mon grain de sel et pardon à l’auteur pour cette intervention, mais protéger sa dignité est le seul garant pour échapper à l’emprise tortionnaire de nos gouvernants dont l’état d’esprit est un copié/collé du cas d’école qui sévit sur ce site.

    Vous dîtes : "Le comble de ce troll – mais ça, tout le monde l’a compris – c’est qu’en s’attaquant aux personnes qui sont engagées dans la lutte contre le système qu’il dénonce il se transformez en un idiot utile au système qu’il combat."

    Ce qui correspond à la définition de la perversité dans toute sa splendeur : se revendiquer de la morale pour mieux l’attaquer et la corrompre, on a pas inventer de meilleure tactique depuis l’art de la guerre de SUN TZU ou celui des 36 stratagèmes (pour une première approche, je vous conseillerais plutôt ce dernier que le traité de SUN TZU) dont je vous livre ici la philosophie directive :

    « Le subterfuge qui traverse toute la réflexion chinoise de la stratégie s’avère n’être en fin de compte que le corollaire de l’axiome selon lequel la guerre repose sur le mensonge – mieux qu’elle est mensonge “ping, kouei tao ye”, ce qui, traduit littéralement, donnerait : “La guerre est la voie du mensonge”, art qui requiert justement de paraître le contraire de ce qu’on est et d’être le contraire de ce qu’on paraît : “Capable, passez pour incapable ; prêt au combat, ne le laissez pas voir, proche semblez donc loin ; loin semblez donc proche. Attirez l’adversaire par la promesse d’un avantage ; prenez-le au piège en feignant le désordre ; s’il se concentre, défendez-vous ; s’il est fort évitez-le ». (« Les 36 stratagèmes, manuel secret de l’art de la guerre », traduit du chinois, présenté et commenté par Jean LEVI, éditions Petite Bibliothèque Payot, 2007, page 219).« L’art de la guerre se définit comme un art du mensonge… Dans le contexte de la duperie généralisée, la proclamation de la vérité est encore un mensonge. En raison du mécanisme pervers du renversement enclenché par le postulat de base : “Ceci est un mensonge”, tout énoncé véridique devient, du fait même de sa véracité, mensonger, de même que tout acte prétendument trompeur, du fait même de son caractère trompeur ne peut excéder ce qu’il est littéralement, c’est-à-dire l’énonciation pure et simple de la vérité, mais, pour cette raison même, il se renverse en son contraire à cause de cette transparence qui, grâce à l’effet de miroir par la répétition de principe que tout est mensonger, se voit affectée d’un signe contraire. » (ibidem, page 259)

    Cependant, si l’application d’un tel principe ne fait plus aucun doute chez notre « opposant » (que l’on ne peut même pas qualifier de « contradicteur » du fait même de la pauvreté de son argumentation et de ses affirmations péremptoires qui n’importent son adhésion ou celle de ceux qui ne veulent pas se donner la peine d’analyser sa rhétorique), je dois concéder que sa « conscience » en ses agissements me laisse quelque peu dubitatif dans la mesure où il ne semble effectivement pas, ou du moins pas tout le temps, conscient de ses propres exactions.

    Là, j’avoue, pour avoir étudié nombre de cas similaires, cet handicap de « conscience » me laisse encore perplexe.

    Bonne journée,



  • Philippe VERGNES 11 mai 2013 17:46

    Bonjour l’auteur,

    C’est l’un des plaidoyers (si ce n’est LE plaidoyer) parmi les plus pertinents qu’il m’ait été donné de lire au sujet de la vérité et du parler vrai sans pour autant « radicaliser » le mensonge à l’excès.

    Je m’apprête à soumettre un article qui, lui, parle des « gens du mensonge » sous le titre « La « novlangue » des psychopathes ». Vous introduisez votre thèse par un constat paradoxal auquel un « paradoxaliste » tel que moi ne saurait être insensible (cf. l’article sur « Le “pouvoir” », les “crises”, la communication paradoxale et “l’effort pour rendre l’autre fou” »).

    Vos propos évoquent une inquiétude plus que légitime en cette période « pré-apocalyptique » (s’il semble que j’exagère le trait, c’est tout simplement que je ne reconnais pas au terme « apocalypse » le sens commun que l’on y donne qui est une transgression de cette expression ayant pour finalité l’asservissement des populations, car étymologiquement ce mot traduit du grec ancien signifie : « La révélation de Jésus-Christ ») et vous attendez (espérez ?) « une prise de conscience des effets dévastateurs du mensonge » de la part de nos dirigeants politiques.

    C’est sur cette dernière que je souhaiterais insister.

    Si vous nous donnez un très bel exemple historique d’une prise de conscience qui permit de mener notre pays à la victoire, les conditions dans lesquelles s’exercent actuellement « l’obstination doctrinale » sont, à mes yeux, encore plus confuses et difficiles à démêler que par le passé, car elle touche une problématique que nous nous refusons à voir et qui, au fil du temps, s’est complexifiée pour aboutir à un « Léviathan » que l’on ne peut correctement analyser qu’à la seule et unique condition d’en observer le processus.

    En cela, les études sont rares.

    Frédéric LORDON, invité à l’émission radio de Daniel MERMET « Là-bas si j’y suis » du vendredi 16 septembre 2011 (un extrait ici), déclara en préambule au sujet de la crise actuelle : « … Lorsque l’on est confronté à des phénomènes sociaux bizarres, il faut se rendre aux hypothèses psychiatriques en tout dernier ressort. Quand on a épuisé toutes les autres, mais malgré tout il faut bien dire que toute cette affaire à tous les aspects d’une histoire de fous, et très honnêtement, je ne sais pas comment l’expliquer autrement. […] si vous voulez, il y a de la part de la politique économique, une persévérance dans l’erreur qu’une ancienne maxime latine, dans son temps, avait qualifiée de diabolique : on fait un premier plan de secours, on serre la vis comme c’est pas possible et évidemment il se passe l’exact contraire de ce que l’on attendait. C’est-à-dire que la récession est tellement violente que les recettes se contractent plus vite qu’on ne coupe les dépenses et donc les déficits continuent d’augmenter et les dettes d’exploser… »

    Or, nous devons nous rendre à l’évidence que les problèmes que nous rencontrons aujourd’hui sont d’ordre psychiatrique et sans cette prise de conscience, aucune solution, je dis bien et j’insiste sur ce fait-là, AUCUNE SOLUTION ne verra le jour tant que nous ne serons pas au fond du gouffre dont nous « pressentons » tous les jours de plus en plus l’inéluctabilité, mais ignorons la « profondeur ».

    Il n’y a malheureusement que bien trop peu d’auteurs, chercheurs, ou scientifiques compétents qui se sont intéressés au problème et lorsqu’ils l’ont fait, leur théorie a connu les affres de la médisance, de la calomnie, de la diffamation et de la disqualification lorsque ce n’était pas pire encore sous certains régimes.

    Cependant, il y a un intérêt à lire certains auteurs qui ont échappés à la barbarie des systèmes totalitaires : ils possèdent une acuité perceptive décuplée du fait d’un phénomène « d’hypervigilance » qu’ils ont du développer en raison du fait que leur vie était en jeu. Phénomène que vous n’ignorez probablement pas si vous tirez votre enseignement du monde de l’extrême.

    En tout état de cause, un grand merci pour cet article auquel je ne manquerais pas de faire référence.

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