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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 14 mai 2013 09:26

    Bonjour Hervé Hum,

    Je prends votre commentaire pour un trait d’humour et j’espère au moins que la phrase que vous citez ne vous a pas troublée dans votre sommeil.

    Pour ce qui est de prétendre qu’elle ait pu vous rendre fou, je mets cela sur le compte de l’heure tardive à laquelle vous en avez pris connaissance, car pour qu’elle puisse effectivement vous rendre réellement fou (je ne parle pas là au sens figuré du terme), il faudrait qu’elle exprime tout et son contraire à la fois (et dans le même énoncé) et que cette communication soit répéter des dizaines de fois par jours. Ce qui n’est pas ici le cas. Difficile de ne pas en convenir.

    Par contre, ce qui est volontaire, c’est de l’avoir complexifié à l’extrême pour « heurter » le lecteur afin qu’il prenne le temps de s’y arrêter un instant et de réfléchir à son sens afin qu’il constate par lui-même (qu’il éprouve) qu’une phrase complexe pouvait tout de même avoir du sens. Vous vous y êtes arrêté un instant, vous n’avez pas réfléchi à sa signification. Avec un minimum de réflexion (c’était le but), celui-ci vous serez apparu, alors que dans le cas d’une injonction paradoxale, vous auriez beau y passer des heures, aucun sens n’en serait ressorti, car un énoncé, qui dit tout et son contraire, est invalide dans la plupart des cas.

    À une heure où nos capacités d’attention sont réduites à leur plus simple expression, personne ne vous en voudra de ne pas avoir produit cet effort-là. Quant à dire que cela puisse vous rendre fou, ne tombez-vous pas là dans des « approximations » dont vous n’êtes, à vous lire, pourtant pas coutumier ?

    Merci tout de même pour votre commentaire.



  • Philippe VERGNES 14 mai 2013 08:42

    Bonjour Gaspart Delanuit,

    Tout d’abord merci pour votre lecture attentive dont témoigne vos remarques et questions. Je ne pourrais répondre ici à toutes (ou tout du moins, les développer entièrement) puisque, comme indiqué en conclusion de cet article, j’envisage de le faire dans un prochain billet.

    Vous avez raison de souligner la phrase que vous relevez : c’est probablement elle que j’ai le plus hésité à insérer (et à conserver) dans tout ce texte. Et compte tenu du fait que, dans un premier jet, j’écris toujours plus que la production finale, elle a échappé à l’autocensure à chacune de mes relectures, car je pressentais bien qu’elle aurait pu « heurter » certains et donc, quelque part, rompre avec les « évidences » de la première partie de l’article.

    Si je l’ai conservé, ce n’est uniquement parce que j’ai pris le parti (et le pari) de « bousculer » les lecteurs qui ont du mal à comprendre ce que peut être la psychopathie (pour ceux qui la connaissent, cette phrase ne choquera personne, car elle exprime simplement un état de fait qu’ils ont pour la plupart éprouvé).

    Aussi, je vais essayer de vous donner une à une les réponses aux questions que vous posez :

    (1) « - Pourquoi devrions-nous admettre ce que vous nous demandez d’admettre ? »

    Parce que les progrès des sciences modernes (IRMf , EEG, TEP, etc.) qui explorent l’univers de notre cerveau sont aujourd’hui à même d’attester cette hypothèse, bien plus et bien mieux que ne l’ont jamais fait toutes les autres théories avant et viennent, de ce fait, en corroborer certaines et en éliminer d’autres. Et ce, même s’il faut considérer que nous ne sommes qu’au début de nos découvertes dans ce domaine. Maintenant il va de soit que si vous réfutez ce genre d’approche, trop scientifique ou pas assez, il faudrait commencer par me dire ce à quoi vous croyez pour que je puisse tenter de parler la même « langue » que vous.

    (2) « - Les « psychopathes » doivent-ils tous être désignés comme « pervers narcissiques » ? »

    Dans votre question, le tous est important. Ces deux termes recouvrent, comme pour la notion de « novlangue », plusieurs dimensions. Essentiellement deux. Ils décrivent UN processus (ce que ne fait aucune autre description d’une quelconque « pathologie » mentale) et ils désignent UN (pour le pervers narcissique) ou PLUSIEURS (pour le psychopathe) types d’individu. Le processus psychopathique est absolument le même que le mouvement pervers narcissique, mais les pervers narcissiques ne correspondent qu’a une seule classe de psychopathe, celle que l’on appelle les psychopathes « successful » ou « criminel en col blanc » pour les plus « débrouillards » d’entre eux. Il va de soi qu’en terme de processus, celui-ci « égrène » divers types de personnalité qui auront pour caractéristique de faire appel aux mêmes procédés de manipulation et d’utilisation (en tant qu’objet) d’autrui. Le pervers narcissique est la description de ce mouvement dans sa forme la plus aboutie. Alors que les différentes formes de psychopathie désignent un individu dont le processus a donné naissance à divers « avatars ». À ce titre, nous pourrions schématiser la chose parlant d’ensemble et d’éléments d’un ensemble en disant que la perversion narcissique est un élément de la classe « psychopathe ». Si vous voulez affiner vos connaissances du sujet et de ce processus, l’article de Gérard OUIMET sur les criminels en col blanc, déjà donné en lien dans un précédent billet. Il est à ce titre éloquent. Cet article est d’autant plus important que son auteur examine les personnalités des plus grands escrocs de la planète (MADOFF and co.).

    (3) «  - Que signifie le « nous » dans l’expression « ne perçoivent pas le monde comme nous » ? »

    Il signifie la majeure partie de la population qui, d’un point de vue développemental et maturation des connexions neuronales, n’a pas subi d’altérations trop importantes. C’est-à-dire que les zones de notre cortex préfrontal se sont « câblées » correctement avec les zones sous corticales (le cerveau « reptilien » – je vous avais promis que j’en reparlerais – et le cerveau paléomammalien (cf. théorie du cerveau triunique, où vous pourrez commencer à comprendre d’où vient ce concept de « reptilien » qui « envahit » la planète).

    (4) « - Voulez-vous dire qu’il existe essentiellement deux catégories d’êtres humains, ceux qui sont « comme nous » et ceux qui ne sont pas « comme nous » ? »

    Et bien, pour faire court et en caricaturant à l’extrême, nous pouvons dire que les psychopathes ne fonctionnent absolument pas « comme nous ». C’est bien mon propos lorsque je dis qu’ils inversent le sens des mots ou le sens des expressions de mots (cf. l’étude citée en lien sur l’inversion de polarité – ce terme est important – dans leur ressenti des métaphores). Mais de ce point de vue, les psychopathes ne représentent qu’un très faible pourcentage de la population (1 à 3 % selon les différentes estimations, 10 % pour d’autres, mais cela nécessiterait de plus longues explications).

    (5) « - Comment le savez-vous ? »

    Joker smiley : c’est du domaine de la recherche en cours, c’est à cette question que je compte répondre dans un prochain article.

    (6) « - Est-ce que tous les « psychopathes » perçoivent le monde de la même manière ? »

    Si l’on raisonne en terme de polarité : oui (les « bonnes zones » du cortex préfrontal câblé avec les « bonnes zones » des parties « archaïques » de notre cerveau chez les individus « normaux et différemment chez les psychopathes), mais si l’on raisonne en terme d’individualité non. Chacun, psychopathes ou gens « normaux », étant unique dans la façon d’interpréter et de se représenter le « réel » par le biais de nos perceptions. C’est-à-dire que nous avons tous des représentations différentes (notre système de symbolisation), mais deux processus distincts pour former ces représentations.

    Les questions suivantes : idem (5) et (6) ci-dessus.

    Espérant avoir en partie répondu à vos interrogations, n’hésiter pas à poser un regard critique sur ce développement (et non dénigrant comme certains qui ont de plus l’audace d’exiger un respect qu’ils sont incapable de rendre).

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 22:51

    @ JL, ou l’art et la manière de s’attacher à la forme tout en ignorant le fond : com’ d’hab… bis repetita.

    Vous saisissez toutes les perches que je vous tends : vos réactions sont si prévisibles que c’en est presque « hilarant ». Je ne plaisante pas lorsque je dis que vous êtes mon « idole », vous êtes si prolixe en contradictions que je n’ai nullement besoin d’aller chercher ailleurs les exemples dont j’ai besoin pour étayer ma thèse et la rédiger. À ce titre, vous ne vous imaginez même pas le temps précieux que vous me faites gagner.

    Pour ce qui est d’insulter les lecteurs (argument faisant appel au principe de la preuve sociale ou preuve par la masse, cf. « Influence et manipulation » de Robert CIALDINI, « LE » bouquin a lire en priorité pour comprendre une partie des techniques de manipulation des foules employés par les « communicateurs » de nos édiles), laissez les donc exercer leur libre arbitre et s’informer comme il se doit plutôt que de toujours et encore affirmer péremptoirement des allégations sans preuve, sans lien, sans… rien, que dalle, nada… com’ d’hab lorsque vous êtes pris la main dans le sac en train de mentir à votre auditoire (caractéristique de la langue de bois que vous pratiquez à merveille).

    Une fois n’est pas coutume (j’avais abandonné l’idée de vous répondre tant votre « hargne » à mon égard avait fini par friser l’hystérie), mais je ne vais pas continuer de vous laisser dans l’expectative d’autant plus que, je me répète, j’ai besoin de vos services.

    Ainsi vous demandez : « Mais de quel paradoxe parlez-vous ? »

    Mais allons donc, c’est simple voyons, je parle de celui que vous êtes incapable de voir lorsque je dis : « Voir dans un texte des amalgames là où il n’y en a pas et les ignorer lorsqu’il y en a : voilà bien un archétype de la position perverse d’un observateur ».

    Ceci est un paradoxe, car en procédant ainsi vous pouvez ensuite critiquer la position d’autrui en affirmant qu’il a prétendu l’exact contraire de ce qu’il a véritablement dit. D’autant plus que je démontre, citation et référence à l’appui qu’il n’y a aucun amalgame et aucune confusion dans mes propos, là où de votre côté, vous ne vous référez qu’à votre seule « conscience ».

    Vous êtes LE spécialiste de ce genre d’inversion sur ce site, LE « paradoxeur » du forum d’Agoravox, celui qui par ses interventions, rend « dingue » la moitié des intervenants de ce forum avec qui vous avez eu des griefs (tout du moins ceux qui « comprennent » votre jeu sans parvenir toutefois à le formaliser correctement).

    Vous dîtes : « En effet, la perversion d’une chose n’a rien à voir avec la perversion au sens psychanalytique. Cependant la perversion d’une chose n’est pas la chose, et une chose pervertie ne saurait être perverse ».

    Et là moi, j’affirme : vous êtes soit stupide et ignare, et dans ce cas vous vous conformer au principe orwellien de la novlangue : « l’ignorance c’est la force » ; soit, alors, mais je n’ose poser un tel diagnostic, vous êtes véritablement fou.

    Et dans cet extrait vous rajoutez : « On n’est pervers qu’au sens psychanalytique », ce à quoi je réponds : ouvrer un dictionnaire, ne serait-ce que par commodité et fainéantise celui du CNTRL (Centre National des Ressources Textuelles et Linguistiques) que j’ai pris soin de mettre en lien avec le mot perversion dans mon précédent message. Vous y verrez alors qu’on est pervers lorsque l’on commet :
    1- l’action de faire changer en mal, de corrompre ;
    2- l’action de détourner quelque chose de sa vraie nature, de la normalité ;
    3- (sens psychopathologique) déviation des instincts conduisant à des comportements immoraux et antisociaux  ; et enfin toujours dans le 3- (sens psychopathologique)
    désigne un comportement sexuel qui s’écarte de la normalité.

    Ainsi et contrairement à ce que vous affirmez (encore péremptoirement, mais cela devient tautologique que de préciser cela à chaque fois que vous déclarez quelque chose), le pervers a toujours désigné celui qui commet un acte (un acte n’est pas une « chose ») de perversion morale (perversion de caractère = perversité = sens commun reconnu par le dictionnaire et sens étymologique du terme) ET, depuis que la psychanalyse s’est approprié ce terme, le pervers désigne également (et non pas exclusivement comme vous le prétendez) celui qui a des comportements sexuels qui s’écarte de la normalité.

    En réduisant le sens du mot pervers à son unique acceptation psychanalytique, vous pratiquez la « novlangue » au second sens (2) défini dans mon précédent post ci-dessus (13 mai 15:17) qui renvoie au [1] de ce billet : « la “ novlangue” est une langue qui est destinée, non à étendre, mais à diminuer le domaine de la pensée, et la réduction au minimum du choix des mots aidait indirectement à atteindre ce but » (réduction minimum du choix des mots = emploi monosémique du vocabulaire, comme vous le faîtes ici, cf. l’article en lien d’Alice BREIG-PLANQUE).

    Vous vous faites donc bien le complice de l’idéologie néolibérale que vous combattez.

    Dès lors, lorsque vous dîtes : « Contradiction donc, dans l’usage des mots et de ce que vous dites de vos mots », c’est pour moi une bonne blague qui me fait vraiment beaucoup rire : JL = plus fort que le dictionnaire dans la façon dont il convient d’employer correctement un mot.

    Permettez que je me marre un bon coup. smiley smiley smiley

    Je passe sur vos allégations de fantasme en vous rappelant tout de même que c’est vous qui venez me chercher en postant sous mes articles (à croire que vous êtes maso compte tenu de nos précédents échanges) et en parlant même de moi dans des sujets sous lesquels je n’ai même pas pris part à la discussion (encore une position paradoxale de votre part).

    Je préfère plutôt m’employer à répondre à la très judicieuse question que vous posez : « quelle différence y a-t-il entre ces deux usages de “si vous voyez ce que je veux dire”, sinon le fait suivant : le premier a été écrit par moi, le second par vous… », car vous n’y voyez pas l’évidente différence tant votre « je ne sais trop quoi » vous aveugle.

    Il faut dire que présenter ainsi mon assertion en la sortant de son contexte et en oubliant ce que je prends soin de préciser par la suite, arrange remarquablement bien votre démonstration qui ne fait, une fois de plus, que prouver votre duplicité.

    Ainsi et alors que je vous site en intégralité, vous amputez ma phrase de son principal indice. Dans votre cas le « si vous voyez ce que je veux dire » a une portée si universelle qu’elle est susceptible d’insinuer tout et son contraire. Votre phrase est donc, en contexte, source de toutes les ambiguïtés possibles = confusiogène. Mon indice que vous omettez (cf. Étienne de la BOETIE ») n’a qu’une seule interprétation possible dans la situation présente, c’est-à-dire sa citation : « ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » pour laquelle j’ai remplacé « grand » par « fort » (d’où les guillemets).

    Quant à votre conclusion, elle n’est qu’un salmigondis incompréhensible du même tonneau que l’exemple que j’expose dans mon article. On prend les mêmes et on recommence. Inutile donc de la disséquer une nouvelle fois.

    Comme vous le dîtes si bien : « l’affaire est entendue ». Mais ne vous privez pas, je vous prie, du plaisir de continuer à m’instruire, il me manque encore quelques exemples pour boucler mon travail.



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 19:08

    Bonjour bourrak,

    Oui, effectivement !

    Ha, les sophistes et la sophistique !

    Vois ce qu’en dis le Pr Jacques BRUNSCHWIG, historien de la philosophie, philologue et traducteur français, auteur de la préface du livre d’André DORION considéré comme la meilleure traduction jamais produite à ce jour des « réfutations sophistiques » d’Aristote. Il n’exprime pas autre chose que ce que je dis lorsqu’il écrit en parlant des sophismes :

    « … on relèverait l’impact philosophique de tous ces sophismes et paradoxes, en décrivant les théories dont l’élaboration a été suscitée, ou du moins favorisée, par leur prolifération. [...] La thérapeutique des sophismes n’a pas seulement, du reste, une grande portée philosophique. Il serait bien imprudent de dire qu’elle ne nous concerne pas, ou qu’elle ne nous concerne plus, en tant que nous sommes simplement des lecteurs, des auditeurs, des citoyens, des pôles de communication, bref les destinataires des innombrables messages en tous genres qui circulent dans notre société et dans le monde ; et il serait bien léger de penser que nous n’avons plus besoin, aujourd’hui, de reprendre à nouveaux frais cette thérapeutique. Beaucoup des types de sophismes analysés par Aristote, et à sa suite par une tradition d’analyse étonnamment stable, ont démontré qu’ils avaient eux-mêmes la vie dure beaucoup sont couramment exploités, consciemment ou non, dans les discours dont nous sommes abreuvés jour après jour[1] ».

    A la différence du « novlangue », la langue de bois est une langue sophistique, vous avez bien raison de le préciser. Il ne m’a pas été possible de le faire dans cet article pour ne pas le surcharger, mais vous me donnez l’occasion d’apporter cette précision.

    Merci pour votre intervention.


    [1] Louis-André DORION, « Aristote, les réfutations sophistiques », presse de l’Université de Laval, 1995, préface de Jacques BRUNSCHWIG, p. III.



  • Philippe VERGNES 13 mai 2013 18:53

    Bonjour Robin,

    Exact !

    Et c’est bien ce que je dis également en substance dans la plupart de mes articles et de mes posts en réponses aux intervenants : nous avons affaire à la plus vieille problématique du monde. Je ne fais que l’aborder sous l’angle des sciences modernes qui en ce sens rejoignent la plupart des théologies ou autres croyances, ce qui est extrêmement difficile à admettre pour un laïc (cf. par exemple ici).

    Merci pour votre commentaire.

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