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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 9 avril 2013 10:46

    Bonjour Loup Rebel,

    Un bon article qui met en valeur un sujet central dans notre société actuelle dont le paradoxe majeur est fort bien relevé par André GORZ auquel vous faîtes référence : « Jamais la fonction irremplaçable, indispensable du travail en tant que source de lien social, de cohésion sociale, d’intégration, de socialisation, d’identité personnelle, de sens, n’aura été invoquée aussi obsessionnellement que depuis qu’il ne peut plus remplir aucune de ces fonctions. »

    Il est cependant regrettable, compte tenu de votre description, que vous n’ayez pas eu la curiosité d’approfondir ce thème et d’enrichir ce débat en vous inspirant du très bon documentaire sur « La mise à mort du travail » réalisé en 2009 et rediffusé récemment (partie 1 : La Dépossession ; partie 2 : L’Aliénation ; partie 3 : La Destruction). Vous y auriez trouvé pléthore d’arguments pour défendre de RU. D’autant que de plus en plus de professionnels dénoncent l’absurdité des contraintes du travail tel qu’actuellement pensé.

    Des contraintes paradoxales faut-il le souligner, que n’y avez-vous songé ? Serait-ce volontaire de votre part afin de nous présenter une suite à cet article ?

    Cordialement,



  • Philippe VERGNES 2 avril 2013 09:40

    Bonjour Hermès,

    Nullement besoin d’être désolé et merci pour votre commentaire.

    Je crois que vous avez parfaitement bien résumé le fond de ma pensée que je développerais dans d’autres articles : "Tout commence dans l’éducation : si je te fais du mal (en te punissant, en te battant, etc...), c’est pour ton bien !« 

    Je ne développerais pas plus avant les remarques que m’inspirent votre réflexion, car je l’approuve en intégralité.

    Mais si vous avez des suggestions pour mieux faire connaître et comprendre cette problématique n’hésitez pas à me les communiquer, car en rédigeant cet article, et comme je le disais dans ma réponse à Lavine, je n’ai trouvé que peu d’écrits qui tentent d’articuler un lien, comme j’ai essayé de le faire ici, entre les problèmes que nous rencontrons dans notre société et les contraintes paradoxales auxquelles nous sommes tous exposées.

    Vous avez parfaitement raison de préciser que la dissociation (dissonance) provoquée n’est pas uniquement cognitive mais aussi qu’elle est aussi affective (c’est si évident pour moi que j’ai omis de le préciser, merci pour ce rappel).

    Cordialement

    P. S. :
    J’aime bien le pseudo. Je porte les même sandales que lui : je ne suis jamais là où »l’on" cherche à me circonscrire. smiley



  • Philippe VERGNES 1er avril 2013 10:47

    Bonjour Muriel74,

    Je comprends votre désarroi. Je connais bien la situation des infirmières et je dois vous concéder que votre secteur (celui de la santé), et plus particulièrement en milieu hospitalier, est probablement le plus touché par ces contraintes paradoxales imposées par le management actuel (version moderne du « taylorisme », voir ou revoir l’impayable Charlie CHAPLIN dans « Les temps modernes » plus que jamais d’actualité). Bien avant celui de l’éducation ou de la justice.

    Vous êtes pourtant celles et ceux qui résistent le mieux à cette forme de pression très anxiogène. J’en reste toujours stupéfait et il y aurait certainement des choses à comprendre en analysant la façon dont vous vous organisez pour résister aux effets délétères de cette organisation très confusiogène.

    Vous posez la question : « quel est le positif dans ce « malheur » », mais il me semble que vous y répondez également : "La satisfaction d’avoir traversé des épreuves et d’avoir grandi« .

    Votre état peut être apparenté au traumatisme complexe dont j’ai fait part dans ce billet, je ne saurais trop vous conseiller de lire les liens que j’ai inséré dans cet article concernant cette forme de »burn-out". Car la compréhension permet un lâcher-prise salvateur et génère la mise en place de stratégies d’adaptation dont les bénéfices sont toujours appréciables.

    Merci pour vos interventions et les liens communiqués. Christophe DEJOURS est une référence en France sur les problématiques de la souffrance au travail. Je ne l’ai pas cité car je comptais aussi traité dans un futur article le problème du harcèlement dont il est l’un des premiers à avoir dénoncé ce problème (mais avant, il faut que je termine celui sur la relation d’emprise).

    Bien à vous,



  • Philippe VERGNES 1er avril 2013 10:17

    Bonjour COLRE,


    Merci pour votre intervention et ravi de vous retrouver ici.


    Vous avez parfaitement bien saisi mes motivations au travers de mes quelques écrits ce dont je vous remercie.


    Vous soulevez très pertinemment le fait que le système actuellement autoalimenté (« autoaggravant ») n’a aucune raison de s’arrêter (ou de s’inverser) et très honnêtement, je pense qu’il ira jusqu’à sa « destruction ». Ce qui ne laisse pas entrevoir, dans un avenir proche, des jours heureux.


    Je ne vais pas faire une longue litanie à ce sujet : « qui vivra verra ! » J’aimerais toutefois revenir sur un point que vous soulignez très objectivement lorsque vous dîtes : « Je crains que les « élites » qui nous gouvernent et nous « informent » ne soient tout autant le jouet de ce système qui devient son propre maître… ».


    Je vous rejoins parfaitement sur ce constat-là et nous pourrions également appliquer ce même principe aux « banksters » qui de par les plans d’austérité qu’ils imposent indirectement à la population créent un climat de tension dont « on » pressent bien qu’il risque de nous éclater en « pleine figure » d’un moment à l’autre.


    Comme vous je me pose la même question : « Mais quand c’est le système où chaque humain, chaque élément participent consciemment ou inconsciemment au fonctionnement « totalitaire », que faire ? » (Je crois toutefois que cette participation est largement inconsciente, cf. les citations d’H. SEARLES à ce propos dans cet article).


    Vous avez également parfaitement saisi un des moyens par lequel j’envisage un espoir de solution sans avoir à passer par la case « révolution »  : « cibler les responsables de la situation (± les élites), c’est aussi espérer une solution : agir sur eux ».


    Mais ce n’est pas, à mon sens, la seule et unique solution à mettre en œuvre. Selon moi, il importe bien plus de mettre en place des « politiques de prévention » adéquates (ce qui signifie non pervertie, cf. le mouvement « pas de zéro de conduite » en réaction à des dispositions envisagées par nos gouvernants dignes du régime de Vichy).


    Mettre en place de telles mesures nécessite également une prise de conscience de la population. C’est donc plutôt une action à « double-sens » que j’envisagerais : d’un côté, cibler les élites ; et de l’autre, faire comprendre aux gens que pour améliorer notre quotidien il faudrait sortir de la situation de double contrainte dans laquelle nous nous trouvons de par le système sur lequel repose notre société.


    Mais bon, comme vous le dîtes également : « Le problème est qu’on en est très loin ! »


    Toutefois, « un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas » [Lao-Tseu]. Étant entendu que le premier pas consiste ici à comprendre les mécanismes de la manipulation, car c’est de cette compréhension que nous pouvons nous déprendre de « l’emprise » (sujet que j’aborderais prochainement, mais pas tout de suite).


    Cordialement



  • Philippe VERGNES 31 mars 2013 17:14

    Il est vrai que la psychanalyse n’a pas manqué de faire « barrage » à certaines disciplines. Personnellement, je trouve que les différentes approches se complètent finalement assez bien. La psychologie sociale et certaines autres théories (je pense notamment à la théorie de l’attachement de Jhon BOWLBY très peu connu en France) apportent aussi leur lot d’informations précieuses et je ne comprends pas toujours bien les guerres de clochers que certains se livrent parfois (c’est un peu du genre : « c’est moi qui est la plus grosse ! » ; si vous voyez ce que je veux dire).

    Quoiqu’il en soit, c’est souvent dans la confrontation d’idées qu’émergent des solutions innovantes. Je ne jette pas la pierre aux uns plus qu’aux autres et plutôt que de m’attacher à leur différence, je préfère chercher le lien qui pourrait les unir. Les paradoxes constituent un de ces liens et la-dessus, psychanalystes et systémiciens sont finalement assez d’accord même si les uns les autres trouvent tout de même le moyen de se critiquer sur ce point-là. Il faut dire qu’il exprime plus ou moins la même chose... mais avec des mots différents. C’est là que réside leur principale différence sur cette problématique (ex. de la dissociation mentale qui est pour les uns « verticales » et pour les autres « horizontales » : le problème, c’est que ça ne change rien au résultat) smiley

    Mais bon, on va pas refaire le monde smiley smiley smiley

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