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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 11 mars 2013 23:28

    @ Soi même,

    Il y a beaucoup de choses vraies dans ce que vous dîtes, notamment sur le fait de noter tous les détails de sa journée sur un bloc note afin de faire ressortir les contradictions de la situation. Cependant, ce sont des « outils » que les « proies » favorites des harceleurs ne connaissent pas. Cela n’a rien à voir avec une quelconque naïveté : elles ont été « programmées » ainsi et ne peuvent donc pas « interpréter » correctement les quelques signes avant-coureurs que vous énumérez très justement. Cependant, si elles ne possèdent pas ces « outils », cela ne veut pas dire qu’elles ne seront pas capables des les acquérir.

    Bref, encore une fois, c’est un peu plus subtil que cela.

    Par ailleurs, vous ne pouvez pas dire que les victimes de harcèlement sont consentantes par naïveté : c’est un oxymore, une contradiction qui vient alimenter les idées reçues et les préjugés au sujet des personnes qui se laissent piéger dans les filets d’un harceleur (ou d’un manipulateur, il n’y a que peu de différences). Les paradoxes sont au cœur des relations d’emprise. Je compte m’attaquer au sujet prochainement tant ce fait est sous-estimé au niveau des interrelations humaines.

    Démasqué un paradoxe est dans certains cas, extrêmement difficile. C’est surtout long, contraignant et épuisant. Un seul exemple (il est pourtant des plus bénins) : pour démontrer l’injonction paradoxale que vous émettez en déclarant que « les victimes de harcèlement sont consentantes par naïveté », il me faudrait construire un développement d’une vingtaine de lignes , voire plus, et ce pour une seule phrase de 8 mots à peine. Peu de gens s’en donnent la peine. La balance penchent nettement en faveur de l’injonction paradoxale qui dans certains cas, comme celui du harcèlement, est extrêmement pathogènes (à un stade où l’on n’a même pas idée).



  • Philippe VERGNES 11 mars 2013 10:58

    Bonjour soi même,

    Malheureusement, c’est beaucoup plus subtil que cela.

    Lorsque le harcèlement est visible, il est déjà trop tard et pendant toute la période où s’installe ce harcèlement, la « victime » n’a absolument pas conscience d’être la cible d’un harceleur. Si elle en prend conscience, elle peut alors s’en sortir en se faisant aider, mais c’est bien souvent quand la stratégie du harcèlement est à un stade paroxystique qu’il devient visible et que la victime cherche à rompre ce cercle vicieux. Les dégâts psychiques sont déjà là et il y a bien longtemps que la réciprocité a été perdu entre la victime et son agresseur (il n’y en a en fait jamais eu véritablement bien que, souvent, les choses aient été présentées ainsi par le harceleur).

    C’est l’une des nombreuses difficultés à surmonter pour comprendre le harcèlement : la relation harceleur/harcelé est totalement dissymétrique. c’est ce que j’ai commencé à expliquer au travers de mes articles sur la perversion narcissique, mais il me faudra bien quatre autres articles pour donner un aperçu à peu près complet de cette problématique. A commencer par donner une suite (au moins deux en fait) à cette interview pour comprendre pourquoi l’on ne se débarrasse pas aussi facilement d’une situation de harcèlement qui induit une relation d’emprise. C’est ici que réside le nœud gordien du problème.



  • Philippe VERGNES 10 mars 2013 19:21

    Bonsoir Rincevent,

    Je vous plusse.

    Difficile effectivement de passer sur le divan les individus que vous décrivez, c’est la raison pour laquelle il faut agir en amont avant que le problème ne se « chronicise » comme je le précisais plus haut.

    Les choses semblent doucement se mettre en place en France. C’est tant mieux, car nous n’accusons juste qu’un tout petit demi siècle de retard sur les pays scandinaves et les premières études sur cette problématique de harcèlement à l’école faîtes par Dan OLWEUS.



  • Philippe VERGNES 10 mars 2013 18:50

    Bonjour Simple citoyenne,

    Merci pour cet article utile.

    Vous avez parfaitement raison : si nous souhaitons enrayer le harcèlement que nous constatons à tous les échelons de notre société, c’est sur les « témoins » de ce type d’agression qu’il faut agir.

    Tous les spécialiste le disent à commencer par Eric DEBARDIEUX, ancien directeur de l’Observatoire International de la Violence à l’École (son rapport de 2011 : « Refuser l’oppression quotidienne, la prévention du harcèlement à l’École »). Agir sur les spectateurs passifs à ce type de situation, c’est aussi ce que préconise Nicole CATHELINE, pédopsychiatre, dans son livre : « Harcèlement à l’école » paru en 2008 (cf. sa conférence du mercredi 4 février 2009 ici, d’autre sont visibles sur le site Agir contre le harcèlement à l’école.gouv.fr).

    Éric DEBARDIEUX a été nommé président de la délé­ga­tion minis­té­rielle char­gée de la pré­ven­tion et de la lutte contre les vio­lences en milieu sco­laire qui a été installé en novembre 2012. Un point d’étape sur les travaux de cette délégation a été dressé le mardi 26 février dernier.

    Ce problème est d’une importance cruciale, car si l’on ne peut pas agir au niveau de la prévention les risques de développer des troubles de la personnalité sont très important. Troubles la personnalité qui, un fois enkysté, se retrouvent à l’âge adulte sous les traits des « harceleurs ».



  • Philippe VERGNES 8 mars 2013 23:12

    @ Loup Rebel,

    Votre réponse à mon précédent commentaire susciterait quelques précisions de ma part, mais comme je compte revenir dessus dans un prochain article. Peut-être auront l’occasion d’en rediscuter à ce moment-là. Néanmoins, si je dois me fier à votre déclaration : "... vous parlez de l’emprise, sans doute à cause de la tendance naturelle à focaliser sur l’obsession du moment quand elle empêche l’esprit de porter le regard au-delà du centre d’intérêt immédiat. C’est aussi un rempart contre l’angoisse et la folie. C’est l’inverse de la dispersion« , ni voyez aucune offense de ma part, mais je dirais que vous méconnaissez les conséquences d’une relation d’emprise. Est-ce le cas ??? Ou bien ai-je mésinterprété vos propos ???

    Parce que, selon moi, ce que vous traduisez par  »la tendance naturelle à focaliser sur l’obsession du moment quand elle empêche l’esprit de porter le regard au-delà du centre d’intérêt immédiat«  est très bien expliquée par ce qui est appelé en psychologie sociale : l’effet de halo. Je ne souhaitais pas encore en parler, car cela fait partie d’un futur projet d’article (qui ne serait en fait qu’un résumé de mon ouvrage sur »Le mal du siècle« , mais l’occasion s’en présente ici et maintenant).

    L’effet de halo est ce qui s’est produit à la suite de mon premier article sur les pervers narcissiques (d’où l’intérêt qu’il m’était alors apparu d’en écrire un article) et que l’on peut observer in situ en suivant la chronologie des commentaires (pas facile cependant sur AVOX). Il est tout à fait vrai de dire que c’est aussi un rempart contre l’angoisse et la folie, mais c’est sans commune mesure avec une relation d’emprise et ses conséquences biologiques, génétiques et psychiques sur l’être humain.

    Bref, encore du boulot en perspective nécessaire pour comprendre »l’empire" qui lui, possède ces connaissances-là.

    Bonne soirée

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