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Philippe VERGNES

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Tableau de bord

  • Premier article le 27/04/2012
  • Modérateur depuis le 17/12/2012
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Derniers commentaires



  • Philippe VERGNES 8 mars 2013 10:04

    Bonjour Loup Rebel,

    Conjuguer la psychanalyse et les TCC de l’école Palo-Alto n’est pas perçu comme relevant du bon sens. Ce n’est pas dans « l’ordre des choses » dans notre société « bien pensante » et pourtant...

    Selon moi, ses deux disciplines sont parfaitement complémentaires, mais ceux qui prêchent pour leur paroisse préfèrent y voir une antinomie. Toujours le fameux principe du « diviser pour mieux régner » alors que la connaissance ne peut s’acquérir qu’en créant des « reliances » interdisciplinaires selon la définition qu’en donne Edgar MORIN dans sa « pensée complexe » telle que résumée par cette citation de Blaise PASCAL : « Toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes, médiates et immédiates, et toutes s’entretenant par un lien naturel et insensible qui lie les pus éloignées et les plus différentes, je tiens impossible de connaître les parties sans connaître le tout non plus que de connaître le tout sans connaître particulièrement les parties ».

    L’expérience de Stanley MILGRAM ne démontre qu’une partie de ce tout et est donc utile à sa compréhension (ici l’humain), mais je reste cependant dubitatif sur la façon dont a été interprétée cette expérience.

    Nulle part je n’ai trouvé d’écrits qui mettent en relation cette expérience avec la problématique du double-bind telle que mise à jour par les palo-altistes (et j’ai été surpris que vous n’en fassiez pas le lien). Peut-être est-ce du, là encore, au cloisonnement des disciplines tel que je ne cesse de le dénoncer. Il est cependant évident que les sujets soumis à ce type d’expérience subissent une double contrainte intenable comme en témoigne l’état de dissonance cognitive qu’ils manifestent après cette expérience. État psychologique qui se prolonge parfois chez certains des semaines durant, mais ce détail-là est éludé dans l’analyse de cette expérience. Pourquoi ???

    Pour moi, l’abstraction de ce fait ne permet pas de rendre correctement compte de toute la portée de cette expérience. Cela à pour effet de « mutiler le réel » (pensée simplifiante telle que définie par Edgar MORIN ; pensée simplifiante = pensée unique) et donc d’en pervertir l’interprétation.

    Les dissonances cognitives agissent comme des conflits de loyauté intrapsychiques et sont au fondement même de la torture (cf. le principe de la relation d’emprise que j’espère développer dans deux - ou trois - prochains articles, mais pas tout de suite étant pris par ailleurs).

    La soumission à l’autorité n’est pas pour moi au centre de mes pensées - elle n’en est qu’une partie utile à la compréhension du tout (cf. citation de PASCAL) - se serait plutôt la relation d’emprise qui serait au cœur de mes réflexions, ses causes et ses conséquences sur l’individu (du côté « dominant » tout comme celui de celui du « dominé ») et les sociétés. La théorie de la mimésis rentre d’ailleurs dans cette réflexion de même que le moyen de s’en « évader ».

    Cordialement



  • Philippe VERGNES 7 mars 2013 18:39

    @ Morpheus,

    Si vous souhaitez que je vous transmette ces articles (libre de droits d’auteurs, je tiens à préciser pour les « grincheux »), vous pouvez me contacter par l’intermédiaire de mon blog et je vous les ferais parvenir en fichiers PDF. Leur volume représente moins que la somme d’un ouvrage, mais leur lecture est bien plus éclairante que les livres cités en référence (ils sont toutefois complémentaires).

    Cordialement



  • Philippe VERGNES 7 mars 2013 15:48

    @ Morpheus,

    Les écrits dont je parle n’ont malheureusement pas tous fait l’objet de publication sous forme de livre. Ces informations ne se trouvent que dans des articles de cet auteur qui de plus sont assez difficiles à trouver. Je compte en faire part dans un prochain article (ça ne sera pas pour tout de suite), mais s’il n’y avait qu’un minimum à connaître des travaux de Paul-Claude RACAMIER sur le sujet ce serait ses deux livres majeurs : « Les schizophrènes » et « Le génie des origines ».

    Toutefois, le concept de « défense de survivance » n’y figure pas, mais j’en possède tous les articles s’y référent si cela vous intéresse pour approfondir vos recherches dans ce domaine (ils représentent moins de lecture qu’un livre et sont parfois plus précis que les ouvrages cités en lien).

    Cordialement



  • Philippe VERGNES 7 mars 2013 15:08

    Bonjour Morpheus,

    Excellente réflexion qui ne me surprend guère compte tenu de nos précédents échanges sur un sujet qui nous tient apparemment communément à cœur. Mais l’éveil des consciences qui passe par « le déconditionnement et la modification de l’environnement socioculturel » ne me semble pas possible sans la levée du déni qui gravite autour de cette problématique que nous avions évoqué ensemble (je souhaiterais bien pouvoir trouver d’autres moyens, juste, par précaution, de ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, mais malgré de vifs échanges sur le sujet, personne n’a été pour l’heure en mesure de m’apporter d’autre solution).

    Toutefois, le déni et la méconnaissance qui entoure ce sujet est une véritable chape de plomb posée sur notre libre arbitre et notre capacité de discernement. La soumission à l’autorité est importante à connaître pour comprendre comment nous pouvons tous être manipulable, mais ce n’est qu’une pièce du puzzle ((petite qui plus est) qui nous permet de comprendre comment nos processus décisionnels peuvent être affectés par la manipulation. Il existe d’autres moyens connexes qui concourent à inhiber notre raison pour domestiquer nos esprits et les rendre serviles. Si l’expérience de MILGRAM décrit bien l’une des conséquences de la soumission à l’autorité, elle est loin d’expliquer la déclaration de Stanley MILGRAM telle que citée dans cet article : "Dans l’ensemble, ce qui m’a le plus surpris, c’est de constater le peu de corrélation entre les comportements observés en laboratoire et les individus eux-mêmes. Je suis certain que l’obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité. Mais je sais que nous ne l’avons pas encore trouvé.« 

    Or, cet aspect  »complexe de la personnalité" a remarquablement été étudié par les thérapeutes palo-altistes (elle a aussi été étudiée dans d’autres traditions culturelles, mais j’écourte un peu pour ne pas faire un « roman ») et certains psychanalystes tels que Harold SEARLES, Paul-Claude RACAMIER (le premier en France), Didier ANZIEU et René ROUSSILLON. Depuis, leurs théorisations ont gagné de nombreux domaines dont celui notamment du management pour résoudre les conflits dans les entreprises et les institutions à tel point qu’avec le développement récent des recherches sur les RPS (risques psychosociaux) au travail, ces découvertes font l’objet de plus en plus de publication, mais leurs connaissances restent encore trop parcellaires et cloisonnées pour que nous prenions la mesure de leurs nuisances sur l’esprit humain.

    Oui ! Effectivement, « y’a du boulot » ou comme je le disais dans un des mes articles : « c’est tout un programme » !

    Cordialement,

    P. S. :
    A ma connaissance, des auteurs cités (et bien d’autres encore) le seul à être allé aussi loin dans la théorisation de « l’être humain [...] répondant à une programmation élémentaire : survivre et s’adapter » au niveau de l’inconscient est Paul-Claude RACAMIER et son concept de « défense de survivance » (qu’il n’a pas eu le temps d’exploiter jusqu’au bout et qu’il conviendrait de développer). Le souci résidant ici encore dans le cloisonnement de toutes les sciences qui ne permet pas d’établir les liens interdisciplinaires nécessaires à cette compréhension de l’humain.



  • Philippe VERGNES 7 mars 2013 11:39

    Bonjour Bernard Dugué,

    Sujet très délicat à aborder compte tenu du scepticisme bien ancré dans notre société vis-à-vis des phénomènes « paranormaux ».

    Depuis la publication du livre de Raymond MOODY en 1975 intitulé « La vie après la vie », de nombreux médecins urgentistes, chirurgiens, etc. se sont intéressés aux phénomènes des EMI (Expérience de Mort Imminente), NDE (Near Death Expérience) ou EFM (Expérience aux Frontières de la Mort) d’un point de vue « scientifique » (tout du moins selon une une approche rationnelle inculquée par leur formation). Et leur conclusion a laisse perplexe : « L’absence de preuve ne signifie pas preuve d’absence ».

    D’un point de vue phénoménologique, les témoignages que les patients rapportent de leur « expérience hors du corps » (ou OBE) sont, à proprement parlé, « sidérants » et remettent grandement en question certaines « croyances » matérialistes.

    Une conférence sur ce thème se tiendra ce week-end au Grand Auditorium Palais des Congrès Parc Chanot à MARSEILLE.

    De plus en plus de cliniciens se sentent concernés par cette question là. A titre d’exemple deux vidéos du Dr Jean-Jacques CHARBONIER (très actif en France pour développer des protocoles d’études de ces phénomènes) :

    Les OBE ont été étudié « expérimentalement » par un certains Robert MONROE.

    Que nous y crions ou pas, ce domaine nécessiterait des investigations plus sérieuses, car quoi que l’on y trouve, cela nous permettrait de mieux comprendre l’humain et espérer ainsi mieux se comprendre soi-même.

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