Votre petite manip de coca-cola démontre, tout au plus, que le CO2 absorbe les rayonnements infrarouges et se réchauffe, ce que tout le monde sait et que rigoureusement personne ne nie.
Par contre, elle ne démontre pas comment le CO2 réchauffé peut, à son tour, réchauffer la planète. Ceci est une toute autre histoire beaucoup plus délicate qu’il n’est pas facile de mettre en évidence avec une petite expérience (ni même avec une grande) , parce qu’il s’agit de l’atmosphère avec des mouvements complexes, des mélanges de gaz tels que la vapeur d’eau (beaucoup plus présente et efficace que le CO2 ) etc..
D’autres que vous ont monté des petites expériences un peu plus sophistiquées (mais pas beaucoup plus) et nettement plus probantes, notamment pour essayer de démontrer que l’effet de serre est "saturé" (selon la théorie de Miskolczi).
Allez voir les deux manips et les commentaires dans le lien suivant ...Le résultat est surprenant. C’est en anglais mais un informaticien devrait s’en tirer. Vous constaterez qu’il faut en savoir beaucoup beaucoup plus pour se convaincre et convaincre les autres sur la manière dont fonctionne l’effet de serre...
Bonjour
Si vous êtes persuadés que le CO2 ( ou CH4 etc.) réchauffe la planète et que les +0,7°C que nous avons connu depuis 100 ans (avec le refroidissement de 1945 à 1976 quand même) ne résultent pas de causes naturelles (oscillations multidécennales océaniques, cycles solaires etc.) alors répondez à ces questions :
1) Comment se fait-il que le CO2 était 15 fois plus présent dans l’atmosphère qu’actuellement, à l’époque de la glaciation Ordovicienne-Silurienne ?
2) Pourquoi les concentrations de Méthane et de CO2 étaient supérieures à ce qu’elle sont maintenant pendant la période glaciaire Permienne ?
3) Comment se fait-il que le taux de CO2 était de 5 fois supérieur à celui d’aujourd’hui pendant la période glaciaire Crétacée-Jurassique et que ce taux était aussi 5 fois plus important à l’époque des dinosaures ?
....(réf : Berner (2003, Nature, 426))
Et ne me dites pas que le "réchauffement actuel est anthropogénique parce qu’il est le plus rapide". C’est totalement faux. Les récentes mesures des carottages à haute résolution ont montré des élévations de température de +10°C en quelques dizaines d’années..( source CNRS). De même, aucun scientifique (y compris le GIEC) soutient que le Gulf Stream pourrrait s’arrêter avant plusieurs centaines d’années, s’il le fait jamais.
@Damien ... ça ne manque jamais dans ce genre de discussion. Il faut toujours que quelqu’un ressorte le vieux canard crevé des hydrates de méthane (propagé par des journalistes en mal de copie !) pour faire peur aux petits enfants et au grand public ... En réalité, l’essentiel des hydrates de pergélisol (ou permafrost, en anglais) qui contiennent du méthane sont limités aux bassins sédimentaires (et non pas en mer arctique !) de l’arctique. Le permafrost se comporte comme une « couche de confinement » pour les gaz, sauf en présence de talik (lac, rivière, point chaud). Au dessus de la limite de stabilité des hydrates, le méthane est sous forme gazeuse dans le permafrost. Les hydrates sont stables à pression ambiante jusqu’à +15°C. Il faut même les réchauffer pour les exploiter (zone du delta du Mackenzie au Canada et Messoyakha (Sibérie). Alors, comme il faudrait que la température du cercle polaire monte à +15°C pour libérer le méthane, nous serions tous morts avant que le méthane "piégé" comme vous dites, s’échappe dans l’atmosphère. Et de toute façon, la durée de vie du méthane libéré n’est que de 10 ans seulement... Ce qui serait dangereux, par contre, c’est une éruption volcanique au Nord du cercle polaire. Là oui, on pourrait libérer du méthane. SVP, Cessez de propager des bobards ...
@joletaxi,
Effectivement l’augmentation du taux de CO2 ne suit pas la stagnation, voire la baisse de la température globale (si elle a une sens)depuis 2001, telle que mesurée par les satellites et le Hadley Center (et en partie le GISS de Hansen). Cette baisse ou stagnation est d’ailleurs officiellement reconnue parPachauri (GIEC) et le Hadley Center.
La réponse habituelle des tenants du GIEC est de constater qu’il existe aussi et quand même des facteurs naturels...
En particulier, le refroidissement très net que nous constatons depuis le début de l’année 2008 résulte au moins en partie du La Niña d’assez longue durée que nous venons de traverser et qui, en principe s’est estompé en Juillet. Une des causes possibles du refroidissement récent tient sans doute aussi ( mais les deux semblent liés) au basculement de la PDO (Pacific Décadal oscillation ) (et du NAO avec un peu de retard) qui refroidit les océans et ceci en accord avec la baisse récente du niveau des océans. Si c’est bien le cas, nous pouvons nous attendre à un refroidissement pour environ 30 ans....et sans doute aussi à une baisse du niveau de CO2 dans l’atmopshère (malheureusement le disque de Mauna Loa s’est crashé en Juillet ce qui fait que ces dernières mesures ne sont pas fiables)
Ce qui apparaît sans doute ainsi c’est que la sensibilité au gaz carbonique est sans doute moindre que ne le postulent (car il s’agit bien de postulat sur les contre-réactions). Ce qui serait conforme à toute une série d’articles, parus récemment, qui remettent en cause le (les) facteur de contre-réaction positive choisis par les modèles informatiques du GIEC.
Wait and see !
@Gilbert,
Bonjour,
D’une lecture attentive du texte de Gilbert sur les mesures de Beck, il apparaît évident que :
- Gilbert n’a pas compris que la question qui se pose est de savoir pourquoi les mesures mentionnées par Beck ont été abandonnées au profit de celles obtenues par carottages glaciaires (jusqu’à l’apparition des mesures de Mauna Loa en 1960 environ)) et non pas d’élaborer la meilleure méthode de mesure du CO2 dans l’atmosphère (ce que l’on sait faire depuis longtemps, notamment à Mauna Loa ( encore que la dessication par H2SO4 pose problème...et en Australie).
- Gilbert n’a manifestement pas lu les articles de Beck qui se présentent sous la forme d’un gros article, d’un article résumé, de la base de données détailées, de présentations de transparents interactifs et même d’une présentation vidéo. Contrairement à ce que nous dit Gilbert , tous ces documents sont directement accessibles sur le WEB, même le gros article qui est un peu plus difficile à trouver (parce qu’il a été publié sur E&E), de même que la totalité des bases de données utilisée par Ernst-Georg Beck. Ce dernier a d’ailleurs mis en ligne sa base de données (pas comme Michael Mann et sa crosse de hockey) avant de publier ses articles pour susciter les vérifications.
- Concernant les mesures faites près du sol (à 2m exactement) , et contrairement aux suppositions de Gilbert, Beck précise dans toutes ses publications qu’il a pris grand soin d’éliminer toutes celles qui courraient le risque d’être contaminées par ce que l’on appelle le UHI (Urban Heat island) ou effet d’îlot urbain. Et ce n’est pas parce que les mesures sont situées à Giessen qu’elles ont été prises sur la place centrale de la ville ! Et de fait, j’ai vérifié, comme tout le monde peut le faire, que de nombreuse mesures ont été effectuées en Alaska, sur des montagnes isolées, d’autres en Arctique ( "en ski" précisent même les auteurs) ; d’autres en Inde dans des endroits déserts etc. Il y a même des mesures qui ont été faites à Paris (!) non pas sur la place de la Concorde en plein embouteillage ( comme le suppose Gilbert) mais avec un ballon sonde bien au dessus de la capitale..
Bref, le texte de Gilbert n’est rien d’autre qu’une caricature (amusante, parfois) et hors-sujet de la réalité objective.
- Pour ceux qui sont intéressé par les articles de Beck, il faut savoir que ces publications ont fait grand bruit dans la sphère scientifique. Il y a eu littéralement des dizaines d’heures de discussion sur les blogs scientifiques américains (il suffit de googler pour les trouver), avec rapports d’expertises, contre-rapports, échanges de courbes, de diagrammes et examen détaillé des implications que cela peut avoir en terme de discordance avec les mesures par carottages glaciaires. Une sortie possible de ces discussions a été que le CO2 est loin d’être réparti de manière uniforme dans l’atmosphère ce que les forages polaires et Mauna Loa ne peuvent évidemment pas nous montrer. Nous en saurons bientôt plus à ce sujet grace aux dispositifs embarqués sur satellites .
De plus, dénigrer les mesures du siècle dernier parce qu’elles ont été souvent prises à basse altitude au profit des carottages glaciaires est assez spécieux. En effet et sachant que la neige puis la glace mettent ( soi-disant) 80 ans à fermer leurs cellules pour piéger le CO2, de quelle altitude croyez vous que provient le CO2 qui est extrait des forages glaciaires ?
Ce qui est amusant aussi, et révélateur de la démarche de Gilbert, c’est que parmi tous ces échanges sur les sites américains, de rapports, de courriers (avec lettres envoyées à Beck pour précisions) et des analyses de haute volée faites manifestement par des experts de la question, aucun, je dis bien rigoureusement aucun de ces experts, ne s’est interessé à date de la remise du prix Nobel à Krogh et Warburg...Personne ne l’a jugé ni utile ni intéressant. Gilbert , si !
Décidément, vous êtes le meilleur ! Bravo Gilbert !