Un bon article est un article qui ne prend pas ses lecteurs pour ce qu’ils ne sont pas. Hmmm ? Je ne suis pas certain que le votre en fasse vraiment partie. Pourquoi ?
On peut dire que la chaine FOX n’est pas terrible, c’est vrai. Si cependant l’envie de critiquer vous prenait, pourquoi vous en tenir à la FOX marquée à droite ? Pourquoi pas CNN ou CBS ? Ce ne sont pas exactement des chantres de la véritable information non plus. Et tant qu’à être à très à gauche, ce qu’elles sont parfois, là, du coup je trouve que la comparaison avec la presse Chinoise qui n’est pas à droite non plus, s’imposerait mieux.
Alors comparer en la critiquant une chaine d’info de droite d’un pays libre avec une chaine captive d’un pays communiste (encore un pays où le communisme rend les gens heureux) et totalitariste, hein, pas terrible pour un journaliste en herbe. Où alors à la Pravda (paix à son âme) ?
Je passerai rapidement sur le fait facile à commenter que plusieurs siècles après avoir envoyé les premiers missionaires évangéliser l’Afrique pour éviter à ses habitants les feux de l’enfer, nous en sommes encore à essayer de les sauver. Il faut bien nous reconnaitre cet altruisme indefectible à travers les âges, à nous les occidentaux, altruisme à vrai dire alimenté par une telle culpabilité de vivre dans le confort que je me demande si nous éviterons malgré tout les feux de l’enfer nous même. Mais c’est une autre histoire.
Juste cette inquiétude : j’espère bien que l’argent public, c’est à dire celui de nos impôts, taxes, prélèvements et autres fiscalisations obligatoires, ne servira pas à payer ces 6.3 millions d’euros. Parce que là, vraiment, vraiment, le peu de foi qui me reste en l’establishment actuel, gauche-droite confondues, prendrait une GROSSE claque. Probablement la dernière.
Je reconnais que votre question est bien posée. Je n’y connais pas de réponse.
Car l’humain est organisé en groupe qui tous se dotent d’une manière ou d’une autre d’un chef. Les utopies anarchistes où tous seraient égaux sans le besoin d’une autorité supérieure demeurent bien des utopies : nous ne sommes égaux qu’en droits et devoirs (il faut le dire vite), certainement pas de manière biologique. Et c’est bien là le hic : le méchant costaud de la cour de récréation prendra toujours les bonbons du petit malingre, quite à utiliser sa force. C’est comme cela.
Rapporté à une société, le chef qu’il soit spirituel, élu, proclamé, voté... sera appelé à jouer un nombre de rôles et de fonctions dont certaines pourront mener à lui faire déclencher diverses formes de contraintes ou de violences. Le "chef" et ses représentants disposent dans nos sociétés modernes du monopole de cette violence plus ou moins "acceptée" :
-> Peu imaginent par exemple aujourd’hui remettre en cause la violence "légale" exercée sur le citoyen qui n’a pas payé ses impôts. Ou bien qui roulait 3Km/H trop vite et qui doit s’acquitter d’une amende hors de proportion. Cette violence légale là n’est pas génératrice, en général, d’un inconfort destructeur de l’individu et est du coup acceptée dans l’ensemble.
-> Nombreux sont par contre ceux qui s’opposent à la violence "légale" lorsqu’elle devient destructrice. Depuis longtemps dans en démocratie nos chefs ont abandonné l’idée d’une violence légale qui mène à la mort d’un individu appartenant à sa société (abolition de la peine de mort, fin des purges politiques etc.). Ce n’est pas le cas hors du territoire de la société. La violence légale s’y exprime encore et peut y causer la mort.
Comment résoudre la question qui mènera à la fin de la violence destructrice porteuse de mort ? Pas simple. Un gouvernement mondial ? Quand on connait les tentations totalitaristes de ces organisations, je ne suis pas sur qu’elles produisent du bonheur de manière stable dans le temps (cf le XX siècle). L’anarchie totale ? également instable (car produira tot ou tard des chefs de guerre qui iront piller leurs voisins).
Mais dans un monde clos où les distances se sont raccourcies et où l’information est immédiate, on peut espérer dans les siècles qui suivent que la majorité ne tolérant plus l’usage abusif de la violence contraigne les délinquants à bien se comporter. Tout ceci bien sur ne pouvant se produire que si nourriture, santé et logement étaient disponibles pour tous. Un beau monde, sans épidémies, sans famines et avec confort...Quelque chose me dit que ce n’est pas pour demain...
Noam Chomsky fut un bon linguiste. Il chercha longtemps dans le cerveau l’organe centre du langage chez l’individu, sans jamais le trouver. L’idée d’un organe du langage était suffisamment nouvelle à l’époque qu’elle donna à son "créateur" une célébrité bien méritée de "découvreur de ce qui n’est toujours pas découvert" et encore moins prouvé.
Ne sutor supra crepidam judicaret !
Le bougre, pris d’un réel élan se sentit alors autorisé à aller découvrir, parfois avec une certaine chance, ce qui n’était pas toujours la réalité, dans des secteurs bien éloignés de ceux où reposait sa légitimité. Noam devint ainsi le chantre en politique du "on vous cache tout et l’on ne vous dit rien, on vous ment", réservoir inépuisable du mouvement CADME (Crétins Associés Du Monde Entier) à trouver dans divers pseudo-complots la main d’une improbable intelligence globale malfaisante partout où en fait, la civilisation n’avait fait qu’échouer.
Toujours apte à critiquer ceux qui ne pensaient pas comme lui, tout d’abord ses ennemis politiques (la droite américaine : les Républicains et Conservateurs), il en vint à penser que l’Amérique toute entière était mauvaise et perdue. Il se trouve actuellement dans cette phase de relativisme crépusculaire où son admiration va à des individus et des groupes qui un jour seront probablement associés au Panthéon des horreurs totalitaires du XX siècle.
Il a ainsi rejoint cet empyrée où réside notamment cet autre millionnaire, Michael Moore autre spécialiste de la haine envers son propre pays, haine, j’ajoute, habilement transformée en espèces sonnantes et trébuchantes ayant pour vocation d’augmenter son propre compte en banque. Fanatique ? peut-être, stupide ? certainement pas, bien au contraire. C’est probalement un exemple incarné aujourd’hui du pire visage des USA : celui de la pudibonderie et de l’hypocrisie ultimes au service de la fortune à titre personnel.