Avant de vous étriper pour décider qui fraude à tort et qui fraude de droit : on croirait voir, le monarque passé, la cour des miracles se déchirer pour ramasser les piècettes sur le sol répandues. E t nous voila repartis dans la course au "j’y ai certainement plus droit que vous car j’en ai plus besoin que vous". Scrogneugneu.
Bastiat disait "la démocratie est celle illusion dans laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépends de tout le monde". En voila la preuve dans certaines des réactions dont quelques unes sont hilarantes. L’article vise cependant juste à mon sens. Je fais partie de ceux qui paient depuis longtemps vraiment beaucoup en impôts et taxes divers et malgré cela personne ne m’a jamais remercié pour ma contribution. Je ne demande d’ailleurs rien. Alors cela me donne peut-être un point de vue différent d’autres billetistes (dont les situations d’emploi et de fortune personnelle sont probablement très différentes, par ex. M Dugué) :
Sans remettre la notion d’Etat actuel en cause, il ne me semble pas abusif que d’appliquer de mêmes principes aux deux extrémités du système que sont la perception et la distribution :
-Ceux qui ont vécu des contrôles fiscaux à répétition, totalement arbitraires pour cause de succés personnel et financier en savent quelque chose : alors tant qu’à payer de l’impôt, autant le faire sur des principes partagés et systématiquement appliqués et respectés. D’accord.
-Alors pourquoi ne pas en faire autant sur la redistribution. Et là, franchement, Bastiat avait raison. Peu échappent à la tentation de frauder. Certainement pas ceux qui distribuent, les politiques, dont on apprend chaque jour des avantages indus qu’ils se sont généreusement alloués. Bien sûr ils devraient montrer l’exemple. Ils me demandent bien à moi, d’être exemplaire, non ? Et puis il y a les "démunis", les pauvres de toute engeance que mon âme (avant prélèvement obligatoire) souhaiterait aider. Que dire, les excuser ? certainement pas, on peut-être pauvre et honnête. Sanctionner ? oui, mais justement. Mais j’ai bien peur que tant que le monarque passera à tort ou à raison jeter des piécettes à la foule, il ne se trouve des manants pour piétiner leur prochain.
Une fois encore, je vais répondre de travers et certainement pas sur le thème en question, tant pis je me lance :
Je trouve que Iris est cultivée et qu’elle a du goût. Elle ne me semble pas du style à se laisser faire. Elle est même probablement belle. Elle a en fait tout de la princesse romantique qu’un preux chevalier pourrait venir sauver de sa misère annoncée. Car de chevalier, point n’est question dans sa courte prose. Bon, le chevalier devrait au moins gagner 15.000€/mois, rouler en Mercédès 55amg break grise discrète, lui aussi avoir bon goût (ah, un samedi soir mollement allongé sur le sofa à écouter Athénaïde en dégustant un vieux Ruinart) avoir une maison au bord de la mer sur un autre continent (avec embarcadère et anneaux privés pour le Boston Whaler 30’ de 3x250cv et le JOD de croisière) et être disponible, lisons, pas pris, pas marié, pacsé, concubiné quoi.
Bon pas sûr que la princesse ne s’émeuve pas des 3.5kg/minute de CO2 crachés par le Boston Whaler filant à 50 noeuds sur les vagues ni des 480cv hyper polluants mais ô combien grisants de l’Amg. Mais on le sait bien, les riches n’ont rien à fiche de la pollution (Albert Gore en tête, visez sa maison et sa consommation). Mais je m’égare. Un week-end à Vienne pour le marché de noël, le seul authentique, février aux Seychelles (Praslin de préférence) pendant que les moyens français s’entasseront sur les pistes, cet été découverte du Colorado en Mustang Shelby décapotable. Ce prince cela aurait pu être moi. A un détail prés. Iris, je suis (déjà) pris. Mince.
Je pense que la plupart d’entre vous passez à coté d’un point capital :
Au risque d’attirer l’attention des docteurs de la foi officielle (Averroes en tête), observons que le racisme est, à l’image de bien des maux acquis par notre société, une forme de culpabilité récemment imposée (un peu après la fin seconde guerre mondiale) reposant sur des comportements indissociables de l’être humain.
En fait, le racisme ne serait-il pas la traduction contemporaine d’un trait intemporel propre à l’humain grégaire, celui du refus par une population, une culture ou une civilisation d’accepter l’introduction d’éléments externes ? L’humanité a existé pendant des millénaires sans y adjoindre la moindre connotation de culpabilité. On massacrait, on déportait, on dépossédait sans que l’éventuel stigmate ne dépassat l’acte ponctuel.
Peut-on dire que les musulmans à l’assault de Constantinople étaient des racistes ? Les guerres entre tribus indiennes en Amérique étaient-elles motivées par le racisme ? Hutus et Tutsi ? Ah ! pas si simple. Remarquez le commentateur parlant à ce sujet de "luttes inter-éthniques". Révolte des immigrés dans le 9-3 ? Le même commentateur y parlera "d’ évènements et de troubles". Assassinat dans le RER d’une jeune Française par un individu d’origine turque ? : "tentative de viol par un récidiviste". Le Pape blessé par Ali Agça, Delanoé poignardé par un Magrhébin ? : "acte d’un détraqué isolé".
Mais l’inverse n’est pas vrai. Le Français de souche, quelle que soit sa religion ou son extraction sociale, ne peut en aucun cas porter la main ni même un regard réprobateur sur "l’étranger". Je vous épargnerai les très nombreux exemples. Cette culpabilité nouvellement acquise par le Français et plus largement par l’Européen est devenue notre pire fléau, mais aussi à leur insu celui des étrangers essayant de s’acclimater à la France. Elle obscurcit les idées et rend impossible le moindre des débats. Et pour couronner le tout, prenez un président (chirac) qui en fait un péché et qui part en pénitence s’excuser partout où la France a posé son pied dans l’histoire des derniers siècles et vous comprendrez combien ce mal auto-infligé est profond.
Et pourtant, la France, elle en a connu des étrangers. A commencer par mes grands parents. Oui, il ont trimé, oh oui, peiné, travaillé. Se sont-ils plaints ? Jamais. Se sont-ils intégrés ? bien sûr. Comment ? par le travail, la patience et l’honnêteté. Jamais il ne leur serait venu à l’idée de gémir, de porter la faute sur l’autre, de quémander en maugréant, blamant le vilain Français. Jamais ils n’ont accusé le gouvernement lorsque leur enfant est mort de maladie. Ils étaient unis dans la foi qu’une chance leur était donnée et qu’il leur fallait la saisir. Et ils l’ont saisie. Envers et contre tous. Ils ont réussi.
Mais c’était autrefois. Le racisme n’était pas encore enseigné comme un péché d’un coté et comme un droit de l’autre. Ce stigmate unilatéral de l’Européen doit cesser. Il ne peut que créer une réaction négative de la part de ceux que l’on veut faire se sentir coupables. Alors M Jebri, cessez de vouloir m’émouvoir, vous m’êtes dans le meilleur des cas, totalement indifférent et c’est le meilleur cadeau que je puis vous faire. Mais si vous persistez à vouloir à mes dépends, abuser de cette forme de culpabilité (que je renie) ce, à votre avantage, vous n’aurez de moi que ma résistance et au pire, ma réaction, celle de vous renvoyez d’où vous venez.
Avouons-le, cet article n’est pas terrible. La critique est facile direz-vous.
Mouais, peut-être. La position de son auteur sent quand même le dogme réchauffé par de nombreuses critiques bien pensantes(?) : argent mal utilisé par les riches, scientifiques dévoyés par l’attrait de la puissance et de la gloire, nouvelle technologie inutile, indirectement le diable américain et amalgame dans les mêmes lignes de la foi (prières sans effet et églises), de la science (l’ordinateur) et, tiens tiens du réchauffement de la planète. Il n’y manquerait plus qu’un dernier trait acerbe sur Nicolas et tout ceci ferait un tantinet café du commerce, non ?
Article inutile ?
Ce qui me gène en fait, c’est le coté pernicieux de cette fameuse rengaine marxiste, vieille comme l’industrie : à quoi sert la technologie si ce n’est à asservir l’Homme ? Et de nous resservir (j’exagère un peu) qu’avec un boulier il calculerait aussi vite qu’avec le dernier PC. L’idée de renvoyer l’homme à l’ère pré-industrielle ne devrait réjouir personne et je demeure suspicieux de ces nostalgiques de ce pseudo-eden qui devraient se souvenir que l’on y vivait sous l’autorité de souverains absolus, de religions absolutistes, que l’on y mourrait souvent jeune, de malnutrition de maladie ou de guerre.
Alors vive la technologie et son avènement. Et si demain cela permet de trouver la voie pour guérir le cancer qui s’en plaindra ? M Dugué ?
ps : mon pc est super équipé avec 1.5 To et tellement plein comme un oeuf que son mono processeur "rame" de manière infernale. Va falloir m’équiper de quelque chose de plus puissant encore (un quad core, yeah !). Qui s’en plaindra ? IBM ? Certainement pas moi.
Voilà qui nous ramène aux pires heures d’un marxisme éclairé qui fit la fortune on le sait de ceux qui l’appliquèrent (URSS en tête), je reprends votre phrase : "il est juste et légitime que les pourcentage de participation aux dépenses publiques dépende du niveau des revenus"
Autrement dit, il est naturel que ceux qui ne font rien et/ou n’ont rien, bénéficient des fruits du labeur et de la "fortune" de ceux qui travaillent. Vous appellez cela de la solidarité. J’appelle cela de l’exploitation.
Cette courte phrase de Icks PEY montre combien il est devenu normal que dans notre société que ceux qui travaillent (y compris beaucoup) se voient dépossédés des fruits de leur propre labeur sous simple prétexte qu’ils en font plus, qu’ils travaillent plus.
Ne comptez certainement pas sur moi. Triste monde.