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Pierredantan

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  • Pierredantan Pierredantan 4 janvier 2008 12:44

    Bravo Colre !

    C’est fou ce que déranger la foi de certains dans leur croyance peut dégénérer rapidement en anathème, je traduis de manière familière : « si tu ne penses pas comme nous, casse toi ». Courage et persévérance.

    A propos de l’article, il est excellent. J’adore les théories conspirationnistes, souvent composées de croyances plus que de faits prouvables (la référence à l’assassinat de Kennedy en est un exemple), elle procurent ce frisson exquis du « on vous cache tout, on vous ment », et accessoirement « Bush est un affreux méchant », ce qui malheureusement devient une rengaine, même si elle est vraie, à vrai dire lassante. A croire que le reste de la planète est peuplé de gentils petits canards.

    La réalité est elle bien plus profonde et ne nous sera probablement jamais révélée, du moins pas de notre vivant.

    Un petit mot sur le journalisme : à mes yeux, celui-ci doit me reporter les faits de manière équitable, seulements les faits et me laisser juger. Pas des théories, sauf à me les présenter comme telles. Il ne me présentera pas non plus l’avis du journaliste dont je n’ai vraiment rien à faire (ou alors il faut appeler cela un édito). En fait je n’ai besoin de quiconque pour m’aider à penser, c’est en ceci que cet article, s’il se prenait pour autre chose qu’un billet plaisant sur une conspiration, me gènerait profondément.

    Vous voulez un petit exemple de journalisme peu équitable ? vous souvenez vous de McCarthy chasseur de communistes aux US dans les années 50 ? Vous vous souvenez de la vague justifiée de protestation dans les milieux journalistiques et intellectuels ? Ceux qui appelaient cela du journalisme n’avait qu’à moitié raison et n’étaient que peu équitable vis à vis des faits, car à cette époque où McCarthy montrait du doigt les communistes américains, en URSS les Staline, Beria, Kroutchev, eux, chassaient au gros plomb sans sommation, traduisez goulag, déportation, purges, assassinats. Combien d’articles ont ils été publiés à ce sujet à l’époque au regard des articles publiés sur McCathy ?



  • Pierredantan Pierredantan 3 janvier 2008 19:35

    A l’image d’un journaliste africain dans un article récent, que dirions nous si une association Tchadienne venait « prélever » quelques dizaines de petits français, puis les « exfiltrer » et les amener au Tchad pour les faire adopter par des famille locales ?

    J’imagine la réaction de l’opinion publique, des Nicolas et des Pimprenelles. Hors vu depuis la France, cela semble presque normal. Sauvons l’Afrique. On se croirait revenu à l’époque des missionaires évangéliseurs. A se demander combien se sont compromis dans cette misérable affaire.

    En tout cas, il est hors de question comme vous le précisez de faire peser sur l’ensemble des Français le poids de l’expurgation de la faute en les faisant payer. Pourquoi ne pas faire payer les commanditaires (les familles d’accueil), les complices et les malfaiteurs (Zoe) ?

    A force de vouloir le bien on finit par commettre l’irréparable et l’inexcusable. Au bagne les malfrats.



  • Pierredantan Pierredantan 3 janvier 2008 18:04

    Cher Gonzague,

    Je m’intéresse également depuis fort longtemps à la trajectoire des sociétés dans l’histoire de l’humanité. Ton petit billet commençait fort bien mais me laisse un peu sur ma faim (!). Certes, le sommeil et la nourriture me semblent des facteurs certains de cohésion, mais ils ne me semblent pas suffisants pour expliquer tout le reste. Faisons rapidement un petit saut dans l’éthologie :

    Prenons n’importe quel exemple d’animal grégaire : le loup, le gorille, le buffle... Leur vie en commun, est comme tu le dis très bien, motivée par la diminution de la peur que procure la vie en groupe et la réduction du péril externe : violence de la part des autres groupes ou bien de prédateurs externes. Jusque là tout va bien.

    Mais comme je me sens moi même également très intelligent, je vois, qu’une fois constitué, le groupe ne reste jamais chez les animaux dits « évolués » ou quasiment jamais, un groupe « anarchiste » (exemple des bancs de poissons ?). Dès la constitution du groupe, celui-ci va s’organiser. Comment ?

    Il se dégage toujours un individu mâle ou femelle pour prendre la tête du groupe et le diriger. Les études des divers éthologues l’ont clairement démontré, on y découvre des rôles jusque là insoupçonnés : aux cotés du chef apparaît un (ou des) numéro deux, puis des individus partageant certaines fonctions bien précises (y compris les femelles non couvertes qui s’occuperont de la progéniture des autres) jusqu’à l’individu oméga, dernier du groupe, rejeté de tous, se nourrissant de reliefs des repas des autres. Le rôle de « guérisseur » a même été observé chez les grands singes, lorsque l’un individu par ailleurs désintéressé vient à s’occuper d’un membre blessé du groupe.

    Ces groupes voient leurs rythmes quotidiens marqués par plusieurs rituels que sont la prise de nourriture, le sommeil ... mais aussi la reproduction et l’évacuation des excréments. Ces deux dernières activités sont déterminantes car elles vont conditionner une partie capitale du comportement du groupe :

    - la reproduction en tant moyen de disséminer sa semence (pléonasme étymologique) va structurer durablement le groupe en une société qui vivra ses règles de dissémination ainsi apparues : on connaît la lutte du plus fort pour l’accés aux femelles chez les cerfs, les gorilles, on connaît les changements incessants de partenaires des lionnes, on connaît les « orgies » des bono-bonos. L’acte sexuel ou son simulacre est également observé entre individus de même sexe, c’est alors un acte de domination (chats, chiens, vaches...) sur certains individus du groupe. L’acte de reproduction (et son simulacre) est à mon avis le structurant principal et durable du groupe, sorte de règle non écrite qui conditionne son fonctionnement.
    - Vient ensuite le territoire qui sera délimité souvent par défèquement comme « appartenant » à un individu donné. Le territoire, c’est à la fois une source de nourriture, de repos et de vie (y compris de reproduction). J’y vois le premier signe instinctif d’un sens de la propriété, à l’état certes embryonnaire.

    Maintenant pour revenir à ton texte plaisant et aux sociétés humaines tu cites le capitalisme sauvage, dont personne ne sais ce que sait sauf qu’il y a le mot capitalisme dedans et que donc ça fait peur aux bobos. Tu le compares à un anarchisme de type « bordel intégral » issue de la barbarie originelle. Ouh la ! Celle-ci n’a pas existé (cf mes lignes ci-dessus), ou alors, avant que nous ne devenions des animaux évolués, par exemple des amibes mais de là à dire que les amibes vivent dans l’anarchie... Je ne sais par quelle crainte du capitalisme tant de gens sont pris du besoin d’y accoler le mot « sauvage ». C’est comme si l’on disait « communisme stalinien d’amour ». Qu’est ce qui fait peur dans le mot « capitalisme » ? Le fait que tout le monde travaille ? Que certains auront plus que d’autres car ils auront plus travaillé ? Que l’on cesse de se voir rétribué non pas en fonction de son besoin mais plutot en fonction de son travail ? Le fait qu’au XIXème siècle les capitalistes étaient des exploiteurs de misère alors qu’ils n’étaient rien de plus qu’une nouvelle forme de noblesse (l’autre était fraichement décapitée) ? Le fait que tes lignes indiquent le dogme auquel tu appartiens ?

    Alors il peut-être est moins surprenant que tu oublies de mentionner son opposé diamétral dont le XX siècle fut un exemple atroce : quid de ces sociétés règlementées à l’extrême, qui ne voulaient qu’une chose, le bonheur pour tous à tout prix et qui n’ont en fin de compte engendré que les pires totalitarismes qu’ont été les socialismes en tout genre (national socialisme allemand, socialisme puis fascisme mussolinien, stalinisme, maoisme, pol-potisme etc...). Et tu penses qu’à coté les Etats-Uniens sont des barbares ? Tu possèdes une interprétation pour le moins suprenante de ce mot. En tout cas tu n’y es pas souvent allé (jamais ?) car on peut y manger très très bien, comme vraiment très mal. Le hamburger n’est tout au plus qu’un stéréotype français comme la baguette en est un autre pour les américains lorsqu’ils pensent à la France. La bonne bouffe est plus chère aux US ? Oui. En France ? Re-oui. Pareil. So what ?

    Un petit mot équitable sur la civilisation américaine : il faut se souvenir, tu n’étais pas encore né, qu’elle a été fondée par ceux qui fuyaient les défauts très condamnables des sociétés très organisées de l’Europe d’alors. Te souviens-tu du roi et de l’église ? Le roi avait des pouvoirs presqu’infinis sur ses sujets, leur vie et leurs possessions. Normal, il tenait son pouvoir de dieu, lui même omnipotent, et dont il descendait. L’église, son alliée, représentait ce même dieu sur terre, un dieu aux desseins incompréhensibles, quelque part dans le ciel et dont elle avait le pouvoir de traduction. Elle en usait sous forme de peine de vie ou de mort sur l’âme de ces sujets, y compris, (c’est très fort) après leur trépas (paradis, enfer...). L’église a ainsi maintenu l’être humain pendant des siècles dans la peur abjecte d’une punition divine suite au péché originel (car Adam avait croqué la pomme... du savoir) : ce qui pour la grande majorité de la population signifiait pas ou peu de propriété privée, pas ou très peu de liberté d’expression, de contractualiser, bref de s’enrichir, de prospérer, de vivre autrement que dans la crainte d’un châtiment suite à ce péché originel lui aussi incompréhensible. Résultat : dix siècles d’obscurantisme, de famines, d’épidémies, de guerres et de la plus abjecte des misères. On appelle ça le Moyen-Age.

    Tu noteras que nous ne sommes pas sortis de ce modèle, qui certes transfiguré, persiste : un monarque président pour roi, une haute administration pour la noblesse et le haut clergé, une basse administration pour le bas clergé et la petite noblesse et ... le Tiers Etat pour le Tiers Etat. Celui-là même qui continue à nourrir des fruits de son labeur le roi, le clergé et la noblesse avec pour toute récompense le reproche perpétuel qu’il n’en fait et n’en donne jamais assez. Certes nous n’avons plus faim, mais nous sommes toujours malades et parfois en guerre. Finalement Juvénal avait raison, tu sais, panem et circenses. Alors si les USA sont comme tu le dis des « conglomérats exterminateurs de sociétés préexistantes », je voterai immédiatement pour que demain matin nous devenions comme eux, même si je crains qu’eux ne soient en train de devenir comme nous.



  • Pierredantan Pierredantan 3 janvier 2008 12:46

    Redisons le : ce film est une oeuvre de divertissement !

    M’enfin ! cessez de vouloir chercher un pseudo message dans chaque image ou de décrypter un obscur credo post-mondialiste américanisant. Ce film, pas terrible il est vrai, est là pour di-ver-tir. Comment ? En restant au premier degré et en suscitant des émotions de 1er degré : joie, tristesse, peur, rage, angoisse, espoir ... Alors lachez nous avec vos exégèses à deux balles ! Y’en a même un dans les réponses ci-dessus, qui pensant aller voir « Salo ou les 120 jours de Sodome » s’est trompé de salle, n’a rien compris et du coup s’est senti mutuellement escroqué. Le pauvre. Tout de même.

    Qui n’a pas révé de filer en Mustang rouge au moteur de 500cv à fond la caisse dans NY sans avoir les flics des Blues Brothers au train ? Qui n’a pas révé de ne plus voir d’embouteillages dans Manhattan ? Qui n’a pas pensé aux risques pris à force de jouer avec les lois naturelles qui régissent nos vies depuis des millions d’années (sélection génétique, transformation ADN...), Qui n’aurait pas peur dans un souterrain rempli de goules cannibales (pléonasme ?), seul avec son fusil et sa lampe ? etc...

    Si ce type de plaisir est trop simple pour vous tous, tant pis (pour vous). Moi, j’ai passé un bon moment.



  • Pierredantan Pierredantan 18 décembre 2007 15:11

    Pari ?

    Au risque, une fois de plus de heurter toute la sensibilité ici déployée par certains, rappelons nous que « travailler moins pour gagner autant (ou plus) » ne fonctionne pas non plus.

    Je trouve par ailleurs dommage que ce splendide site vire vers cette dogmatique lassante dans laquelle le patron (et de facto le médef) se retrouvent toujours en position de vilains responsables de tous les maux d’une société qui sans eux serait depuis devenue un éden.

    Je travaille dans l’artisanat et me bat 85 heures, 6 ou 7 jours par semaine pour donner un lendemain à mon entreprise et mes 18 employés. Et j’aime ça. Mes rares récréations je les passe sur un forum ou deux à essayer d’équilibrer le ton ambiant qui devient bien dogmatique. Le médef c’est 60% d’entreprises de moins de 50 personnes. Que des méchants dites vous ? Peut-être. Des employeurs ? Certainement. Et quand nous en aurons assez de trimer pour supporter ceux qui écrivent ce que je peux lire dans certaines des lignes qui précèdent, peut-être changerez vous d’avis.

    Alors pourquoi ne pas laisser ceux qui le souhaitent travailler plus ? De quel droit quelques uns des ces petits commissaires politiques décideraient de ce qui est bon pour les autres ? Et si le patronat et ses idées vous insupportent à ce point, pourquoi ne créez vous pas votre propre enterprise, plutot que de geindre et maugréer contre ceux-là qui vous donnent du travail ? Travail que vous n’êtes même pas obligés d’accepter.

    Alors évidemment il est plus facile, mollement assis devant son PC, d’écrire quelques brûlots faciles plutot que d’agir et de contribuer à la collectivité. D’ailleurs, je parie (j’aimerais bien perdre ce pari là) que parmi les détracteurs du « travailler plus pour gagner plus », il n’y en a PAS UN qui ait de sa vie, de ses efforts, directement créé et donné du travail à d’autres.

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