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Pierredantan

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  • Pierredantan Pierredantan 14 décembre 2007 14:33

    à l’auteur

    Votre texte est un parfait exemple de verbiage précieux. Un bon exemple scolaire :

    « Le collectif du « Club Averroès » expertise, en toute autonomie, une complexité subtile et compromettante en France. Il s’évertue d’user d’un rigoureux doigté pour ne pas froisser, sans pour autant céder à la complaisance, les sphères qu’il scrute [...] »

    Vous nous cassez les pieds avec vos schémas de discrimination positive ou négative ! Arrêtez de jouer de cette mauvaise corde, celle de la soi-disant culpabilité nécessaire de l’Européen face au reste du monde.

    Je m’en vais vous donner une idée, à titre gratuit (comprenez par ailleurs que je n’éprouve aucune culpabilité vis-à-vis de ceux que vous représentez) : mettez vous au travail, produisez, développez, créez, vendez, achetez, générez de la valeur, des idées, des concepts, que sais-je, bref intégrez vous par l’exemple de vos qualités car c’est comme cela que nous fonctionnons nous les Européens. Et là, je vous respecterai et je serai heureux de vous avoir pour voisin, gendre ou belle-fille.

    Mais tant que vous passerez votre temps à gémir, envier, détester, nous faire culpabiliser, détruire, brûler et d’une manière générale quémander des raccourcis sociaux immérités comme vous le faites ici, je ne vous accorderai que mon mépris et ma résistance de tout instant, de celle que l’on réserve d’une manière générale aux organismes qui se nourrissent de leur hote sans rien lui porter en retour, vous savez, les parasites.



  • Pierredantan Pierredantan 30 novembre 2007 10:01

    Tout ceci est à se demander pourquoi tous ces pauvres types sont allé donner leur vie comme soldats lors des précédentes guerres. Si je me souviens bien, ces guerres étaient livrées pour éviter que l’ennemi ne viennent nous occuper, nous diriger, séduire nos filles et posséder notre terre.

    A la lumière de cet article, cela n’a visiblement pas servi à grand chose.



  • Pierredantan Pierredantan 27 novembre 2007 15:22

    Inutile d’essayer de traduire le mic-mac info-visuel que nous livrent les médias : les messages sont tellement mélangés, troublés, interprétés selon les sources, que d’en tirer des raisonnements de part et d’autre ne produira rien d’autre que du bruit supplémentaire.

    Il n’y a guère que deux façons de juger ce qui se passe :

    - soit basiquement en observant les faits,
    - soit intellectuellement en interprétant ces mêmes faits.

    Là est le dilemme :

    - En observant les faits, voyons, il ne s’agit rien de plus que d’actions d’individus qui se livrent à des actes dits de droit commun. La loi existe, il faut l’appliquer. Une condition, avoir du courage car il y a du travail si l’on considère l’ampleur du phénomène. Toute faiblesse à faire respecter la loi sera suivie d’une escalade dans son irrespect. Vous êtes vous déjà demandés pourquoi l’on décapitait, lapidait ou coupait des mains à Ryad ? Pour punir ? oui, en partie. Pour fiche la trouille à la population, certainement. Tout cela sous le pretexte de la Charia. Intéressant vu sous cet angle, non ? même lorsque l’on vous a rabaché pendant 30 ans que la dissuasion, ça ne fonctionnait pas.

    - En interprétant les faits, tout change. En fonction du positionnement politique du présentateur des faits, nous oscillerons entre « c’est pas leur faute, il faudrait plus de moyens, plus d’argent de la part de l’Etat » et « renvoyons les tous d’où ils viennent, nous n’avons rien à gagner à conserver ces voyous chez nous ». Faux et archi-faux des deux cotés. Et un extrême neutralisant l’autre rien n’est fait. Et en plus, pas besoin de courage politique. Laissez-faire. N’oublions pas, le premier souhait du politique est de durer. Toute prise de décision pouvant menacer sa durée au pouvoir ... ne sera tout simplement pas réalisée ou alors pas exécutée.

    Au risque de passer pour un basique (mais un basique agissant), je pense qu’il nous faut appliquer la loi. Ce ne devrait pas être un oxymore. Encore une fois elle existe ! Où est le problème ?

    Car à force d’interpréter les faits on en vient à ne plus considérer la réalité. Oui, en faisant considérer au juge la détresse de sa vie décidement ingrate, n’importe quelle petite ordure pourra tuer sa copine à coup de cendrier et n’écoper que d’une peine de prison symbolique. En jouant sur leur culpabilité, des millions d’imbéciles contribuables dont je fais partie sont presque persuadés que les troubles actuels à Villiers le Bel sont de leur faute.

    Alors, cessons de ratiociner et appliquons la loi et faisons cesser ce larmoiement abrutissant des médias sur ces individus hors-la-loi. Il y en a une : elle est bonne pour nous et pour eux à l’identique.



  • Pierredantan Pierredantan 27 novembre 2007 09:11

    Une idée pour aider à changer

    Quelqu’un a écrit plus haut que si l’on voulait qu’il n’y ait plus de piratage il fallait supprimer l’internet. Je pense que c’est vrai. Nous assistons à un changement majeur, quasiment un changement de culture. La manière dont la musique est diffusée a déjà changé, que vous le vouliez ou non. Il est bien plus facile de télécharger illégalement que d’acheter, au malheur des bénéficiaires actuels.

    Trouvons donc des idées.

    J’en ai une : avez vous remarqué qu’il existe une différence entre un album piraté et un CD acheté légalement ? Dans le cas de l’album piraté, il n’y a pas de transfert physique, pas de joie de posséder un bel album, et son livret et au dela aucune possibilité de se « vanter » d’avoir dépensé de l’argent à l’acquérir.

    Tous les professionnels du marketing connaissent ce comportement très humain qui consiste à montrer sa capacité à dépenser pour acquérir un statut au sein de la société. BMW, Sony, Rolex etc. l’ont bien compris et vous vendent à prix d’or ce que vous pourrez acquérir à des prix infiniment moins elevés chez d’autres, mais sans aucun prestige social.

    Je pense que c’est une piste. Moi je serai assez d’accord pour acheter -payer donc- par exemple, le livret, pour peu qu’il soit de qualité, dans le cas de la musique que j’aime. Je vois des gamins qui achètent le CD qu’ils avaient piraté parce qu’à l’intérieur du CD légal, il y a un poster de leur idole...

    L’idée de faire payer la musique est à mon avis morte - pour toutjours. Alors pourquoi ne pas profiter de cette opportunité de changement et amorcer un nouveau modèle ? Encourager le pirate à dépenser son argent, mais autrement : lui faire acheter le livret, la jaquette ou bien une preuve de son achat dont il puisse se prévaloir en société ?

    Le laisser pirater à l’envie, après tout si certains veulent à titre gratuit distribuer de la musique d’autres à leur frais, qui s’en plaindra ? autant les laisser faire. Mais encourager le pirate à venir se racheter sur le site du marchand en échange, non pas d’une galette, mais d’un signe de reconnaissance matériel et transférable du vendeur à l’acheteur. J’en connais plein qui diront que cela ne marchera pas. Je n’en serais pas si sûr.

    A méditer



  • Pierredantan Pierredantan 26 novembre 2007 17:59

    Bravo Sai (par Saï (IP:xxx.x67.27.61) le 26 novembre 2007 à 14H32) ! Je suis tout à fait d’accord.

    La culpabilisation n’a jamais autant joué qu’actuellement. Elle est partout : sur l’Afrique (Zoé), sur l’environnement (le réchauffement), sur les flux migratoires (immigration nécessaire), sur l’histoire (excuses à répétition sur sujets multiples cf. Chirac) etc.

    Lorsque ma vieille maman a donné 100 euros (sur les 480 euros mensuels qu’elle perçoit en guise de retraite) aux victimes du tsunami en Asie du Sud Est, j’ai compris qu’il s’agissait de quelque chose de très profondément ancré en nous, Européens Judéo-Chrétiens. Il fallait bien qu’à un moment, de petits malins en profitent. Ces petits malins sont bien souvent les politiciens. Mais pas toujours. S’il y a en France effectivement 10 millions de stipendiés de l’argent public, voilà une source intarissable d’immobilisme.

    Les communistes et la gauche en général ont joué pendant des décennies sur une autre émotion humaine : la jalousie, du style, il n’y a aucune raison que certains aient plus que les autres. On sait où cela a mené des peuples entiers.

    Les ultra-libéraux jouent sur une émotion similaire mais pour produire des effets inverses : c’est l’envie. Envie de s’élever, envie de réussir, parfois aux dépends des autres, car cet effet d’ascenseur n’a jamais concerné que quelques entrepreneurs nés et pas toute une population, d’où création de forts décalages sociaux. Retour à la case « jalousie ».

    Le totalitarisme mou actuel plutot à gauche, nous fait donc le coup de la culpabilité. La jalousie et l’envie, qui n’ont tout de même pas disparu totalement, n’ayant pas réussi à générer de moteurs stabilisateurs de civilisation dans le temps, du moins en Europe, ont laissé place à la culpabilité.

    Celle de se sentir au chaud en hiver, d’avoir de quoi se nourrir, d’avoir un toit, d’avoir de l’argent, d’avoir un emploi, de pouvoir partir en vacances, d’avoir une voiture... A chacun de ces thèmes, une culpabilité :
    - nourriture = tous ces gens qui ont faim dans le monde (qui oserait aller contre ?),
    - d’avoir un emploi = tous ces chomeurs (aidons les),
    - de partir en vances = tous ceux qui ne peuvent partir en vacances (des enfants !),
    - d’avoir une voiture = polluer, condamner la planète (vous allez payer), ...

    Au sujet de la relation parasitaire qu’entretien cette forme d’Etat avec ses sujets je vous conseille l’excellentissime Que Sais-je : « LA SCIENCE ADMINISTRATIVE » par Chevallier et Loschak, un ouvrage des années 80 écrit par deux visionnaires, universitaires. Ce qui aurait pu n’être qu’un condensat (format Que sais-je oblige) d’ apologie à l’Etat et à son administration, révèle les aspects pernicieux de la relation et qui me font immanquablement penser à la phrase de Bastiat : « L’Etat est cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ».

    A méditer.

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