Je suis un peu réservé sur le grand avenir que certains prévoient pour le vecteur énergétique hydrogène.
En effet, il n’y a pas de « source » d’hydrogène libre sur terre. Il faut donc le produire à partir de substances hydrogénées : l’eau, les hydrocarbures, la biomasse etc.
Pour l’eau la principale voie étudiée est :
électrolyse > stockage H2 sous haute pression > pile à hydrogène.
Le principal avantage est l’absence de production de polluant lors de la dernière étape (pile à hydrogène).
Mais du point de vue bilan énergétique (ou rendement) c’est une catastrophe car il faudra toujours fournir plus d’énergie pous « casser » une molécule d’eau que l’on en recueillera lors de la synthèse de l’eau.
Plus l’énergie importante (environ 30 % du bilan) qu’il faudra fournir pour stocker l’H2 sous très haute pression.
Le bilan totale peut difficilement atteindre les 60 %.
Le CEA a imaginé une voie très originale via l’iode / HI / H2SO4, c’est un peu mieux mais encore insuffisant.
Bien sûr, si on imagine que vers 2050-2060 il existe un large excédent de production électrique, grâce aux réacteurs nucléaires de 4 ième génération, cela deviendrait plus satisfaisant.
Par contre si on produit l’H2 à partir de combustibles fossiles hydrogénés c’est une catastrophe pour l’évolution climatique (gaz à effet de serre).
L’éolien et le photovoltaique pourraient aussi convenir vers 2050 si ces 2 techniques atteingnent un très large développement ?
je suis ouvert à votre projet de discussion si la date et l’heure me conviennent.
J’habite Paris.
Je suis ingénieur chimiste ayant 20 années d’expériences dans le domaine de nouvelles molécules à usage thérapeutique et 20 annnées dans le domaine nucléaire (conception de l’usine MELOX à Marcoule, atelier R4 de purification du plutonium civil etc.).
Par ailleurs j’ai été nommé « expert indépendant » sur proposition de l’IRSN par les ministres en charge, à l’époque, de la Santé et de l’Environnement et du développement durable : monsieur B. Koutchner et madame D. Voinet.
Je suis également membre du groupe pluraliste dit « GRNC » groupe sur la Radioactivité dans le Nord Cotentin (sites AREVA, ANDRA, EDF-Flamanville, Marine nationale : sous-marins nucléaires).
Ce groupe est largment reconnu pour le travail admirable de confrontation pacifique d’experts pluralistes (étrangers, associations ACRO, CRIIRAD, Robin des Bois ...) IRSN, Exploitants (AREVA, EDF, ANDRA ...) toxicologues et écotoxicologues, medecins etc.
Il est actuellement présidé par l’admirable madame Annie Sugier (direction de l’IRSN et de CIPR. Elle sera remplacée prochainement par un Suisse (M. MUR...).
Un livre , réalisé par 2 journalistes, sur le fonctionnement de ce groupe a été édité il y a un an.
mais non, vous parlez de petits réacteurs expérimentaux destinés à produire des isotopes radioactifs à usage thérapeutique (cancers ...)
Pourquoi avoir peur que les pays pauvres aient le droit de se soigner ?
Je ne comprend pas votre attitude.
Celà n’a évidemment, rien à voir avec le risque de prolifération.
Je vous conseille de passer une maîtrise de physique nucléaire pour avoir une petite connaissance de base de cette physique.
Bon courage, mais la connaissance est un plaisir illimité.