La plupart des communistes constatent avec affolement la vente des bijoux de famille.
Cependant, pourquoi s’en inquiéter ? Toutes ces sociétés ne sont plus « publiques » depuis longtemps, tout le sens d’intérêt public a petit à petit été gommé de ces sociétés, et l’état ne vend qu’une participation : un lot d’actions avec plus ou moins de pouvoir de vote. Bref une configuration parfaite du capitalisme.
On s’approche lentement et sûrement d’un défaut de paiement donc d’un scénario à la grecque qui décuplerait la taille de la dette par le mécanisme des taux.
La faute à une succession de gestionnaires à la tête de l’état ? A l’immigration ? A l’Euro ? A l’Europe ? Au dumping de la Chine ? A la force de l’Allemagne ?... Peu importe, j’étais persuadé que les communistes allaient se réjouir de voir le capitalisme dans toute sa splendeur s’effondrer dans un chaos assourdissant. Je m’attendais aussi à ce que les communistes se préparent au tournant, qu’ils ne se laissent pas faire comme en Grèce : être soumis à la continuité du truc en désignant chaque citoyen responsable pour son extrême irresponsabilité passée.
Hé bin non, au lieu de se réjouir, de capitaliser sur les interrogations qui naissent partout dans le monde face à un système ubuesque. Non seulement ils ne sont pas prêts à négocier le virage, mais ils espèrent assurer la continuité du bazar avec quelques bricolages dans une hypothétique bulle nationale protectrice !
Enfin, si je dis ca c’est pas parce que je suis communiste, c’est juste qu’il ne me reste absolument rien à perdre. Mais très sincèrement : tout communiste se basant uniquement sur une dimension nationale est un fou.
PS : J’ai vécu la crise au jour le jour en Grèce, c’est décrit dans mes commentaires quelque part au fin fond d’agoravox
Pour annuler l’intérêt de l’article, suffit de donner un exemple de quelqu’un qui n’a pas l’air français et qui a aidé a pousser la bagnole d’un ami un matin lorsqu’elle refusait de démarrer.
C’est devenu à la mode d’accuser les autres du péché que l’on commet soi-même.
Et vous faites un beau raccourci Dieu-Histoire. Il ne faut pas oublier que Dieu quelle que soit la religion prend forme dans les esprits dans des livres... écrits et réécrits par des hommes si je ne m’abuse.
Or ces écrits ont toujours étés victimes du déroulement de l’histoire. La création à partir de rien ? Fortement réfutée Le déluge ? Matériellement impossible La forme de la Terre ? Prouvé faux Le mouvement des astres ? Prouvé faux
Et pour peu que l’on découvre l’intelligence artificielle, vous allez perdre le monopole de l’âme.
Des critiques totalement similaires sont extrêmement simples à trouver dans toutes les grandes religions !
Dieu, s’il existe, n’est pas responsable dans l’histoire.
C’est l’américanisation de la culture européenne :
- On infantilise - On féminise le viril - On virilise le féminin - On rend le beau grossier - On rend le grossier beau ...
On nivelle tout et son contraire, de sorte à obtenir un individu, un consommateur le plus neutre possible, de sorte qu’un produit, un reportage touche le plus de mode possible.
C’est pas un complot, mais je pense une direction logique de l’évolution humaine, en tentant d’exploiter au mieux les envies des hommes, on standardise, on uniformise, on offre aux êtres humains qui se cherchent, une panoplie préfabriquée de rêves et un rayon ou ils peuvent espérer les réaliser.
L’efficacité de la société de consommation en marche en somme
1) Le terme « nature » englobant beaucoup de choses, je ne vais prendre qu’un seul exemple : Dans la nature, la concurrence est omniprésente : - Les plantes se disputent les rayons du soleil, c’est évident quand j’arrache les mauvaises herbes (qui ne sont mauvaises que pour nous d’ailleurs) pour qu’elles laissent les haricots, qui poussent moins vite, se développer - Regardez comment se comporte une portée de chatons ou de chiots pendant la tétée : il est évident que dans la nature sauvage, ceux qui ne réussissent pas à se faire une place vont mourir. - Et quand ces animaux auront grandi, ils se battront pour leur territoire, leur accouplement ou leur repas.
2) Le problème c’est que vous envisagez tout d’un point de vue parfaitement capitaliste dans cette remarque : Si vous voulez ce que vous souhaitez, vous devez entrer dans la danse de la concurrence avec les couts et les sacrifices que cela comporte.
3) Et donc vous pensez devoir réussir professionnellement pour avoir un emploi stable et bien rémunéré uniquement pour obtenir la décence. C’est totalement capitalistique tout ça.
Et le problème c’est quand la coopération s’installe : il y en aura toujours un qui en fera trop et un autre qui fera le moins possible. C’est peut-être la que le capitalisme s’installe pour valoriser la part de coopération de chacun ? Tout part d’un bon sentiment, pour une bonne raison, et tout devient vicié avec le temps.
A titre d’anecdote, quand j’étudiais, je bossais pendant mes vacances dans une station de ski été comme hiver. C’était le job le plus cool qui soit : Les locaux étaient foncièrement atypiques, le boulot pas trop éreintant, l’ambiance festive des vacances, le cadre sain et somptueux des montages... A un moment, moi qui me lançait dans des études que j’appréciais, sans pour autant être convaincu qu’il s’agissait de ma vocation, je me dis : Et si je restais ? Le salaire n’était pas mirobolant, la vie toute tracée aux rythme des saisons... Bien sûr, pensant comme vous : études-statut-salaire je ne suis pas resté, malgré avoir travaillé 5 saisons. Maintenant j’y pense souvent, je regrette un peu.
Je ne vous ai pas dit tout ceci dans une optique paternaliste, j’espère juste vous faire économiser du temps en vous faisant poser les bonnes questions.