Ne
confondons pas, SVP, les candidats à la présidence avec les
candidats à des tribunes dans les divers médias, ayant une volonté
plus ou moins sincère et égocentrique d’exprimer à un grand nombre
leurs idées plus ou moins pertinentes et réalisables, avant et si
possible après le dépôt de ces sacrées cinq cents
signatures-sésame. Des pseudo-candidats (puisque) sachant très bien
qu’ils n’ont aucune chance d’être président.
Les
pesanteurs sociologiques étant ce qu’elles sont, il faut regarder
les choses en face en adulte, et pas en « veautant » : Il n’y
a que quatre « grandes »(ou grosses) sensibilités premières
ou tendances (ou gisements de voix) importantes en France depuis la
mort lente du PC... Alors que, parmi elles, celle de l’extrême-
droite (avec ses électeurs aux motivations très variées) ne peut
pas voir élu « son » porte-drapeau ; même si, à cause
précisément de l’irrationalité de ce mode de scrutin, il se
retrouve au second tour. Puisqu’un âne habillé gagnerait contre
Marine Le Pen ou celui ou celle qui lui succèdera. Un collégien pas
trop largué peut comprendre çà.
Alors
que les voix paradoxalement n’appartiennent pas à ceux à qui on dit
parfois qu’elles ont été données, et qu’elles ne peuvent donc pas
être transmises comme une propriété aux deux réellement
présidentiables du second tour, l’ennuyeux c’est que les non
présidentiables - ceux dit « de gauche » en particulier -
peuvent, par leur présence au premier tour, sensiblement, voire
gravement modifier l’accès au second des deux ou trois vrais
candidats à la présidence ; ce qui peut d’ailleurs parfois relever
d’une stratégie vicieuse, y compris pour les « petits »
candidats de droite. Alors qu’au deuxième tour la répartition ,
tout particulièrement, des électeurs du quatrième gisement (celui
d’« extrême -droite ») , déjà très diversement motivés ,
comme dit, au premier tour, est très variée au second.
Bref,
déjà la difficulté qu’on rencontre à essayer de formuler
clarement la réalité de ces deux tours est une preuve
supplémentaire de l’absurdité de ce mode de désignation. Et il
s’en suit que l’élu n’est pas forcément, voire jamais, celui que la
majorité des électeurs inscrits auraient "à la rigueur et
faute de mieux" souhaité.
D’autant
plus que, comme disait à peu près Gandhi, "L’erreur
ne devient pas vérité, parce qu’elle est approuvée par beaucoup".
Ce que Coluche traduisait par : "C’est
pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément
raison".
L’excellence a-t-elle jamais été dans la masse ?
Et
en effet, ce n’est pas parce qu’un homme, un texte ou un projet a
obtenu plus de 50,00 % des voix qu’il est forcément le meilleur pour
l’intérêt général, et celui des plus défavorisés tout
particulièrement.
Il peut même être le pire.
Si
vous n’êtes pas inféodé plus ou moins à vie à une des quatre
« grandes » sensibilités, çà ne vous interroge pas un peu ?
Je
pensais à des dames volontaires du monde associatif, tout au plus
conseillères municipales, pour éviter toute vedettarisation et
grosse têtes, vu que les médias n’accepteraient pas une équipe de
porte-drapeaux toujours de tirées au sort.
C’est
un peu du rêve, mais il n’est pas du tout certain que les 500
signatures, si leur exigence perdure , seraient impossibles à
trouver
Et
s’il en fallait 10 000 dans au moins 95 % des département s ça
ne devrait guère être difficile non plus.
Il
y a , hélas, une vraie aspiration au vote blanc comptabilisé
altérant le pourcentage du vainqueur.
Mais
nos irresponsables de droite comme de gauche voient bien trop le
danger pour eux
Mais,
non, Stéphane Guyot contre qui je n’ai absolument rien, ça n’est
pas suffisamment crédible et mobilsateur
C’est en soi une excellente idée, car le vote blanc devrait être comptabilisé.
Mais elle n’est crédible que si le candidat porte-drapeau et prête-nom était tiré au sort , de préférence parmi des dames cultivées volontaires passant correctement dans les médias. j
Et que donc Stéphane Guyot témoigne ainsi de son désintéressement total
Mais la légitimité de Mme Joly qui devrait retirer sa candidature est très discutable.
Il y a eu 32 896 inscrits tous censés
très motivés. On n’était pas du tout dans la configuration
primaires socialistes avec des électeurs du front de gauche, voire
de droite participant au scrutin.
La Norvégo-Française écolo de fraîche date (après avoir
été « refusée » par le Modem) n’a, au deuxième tour, recueilli les
suffrages de plus ou moins bon cœur (type Duflot et autre déjà environ 22 % d’abstentions de gens censés motivés au premier tour, il y en a eu 29 % environ toujours censés motivés au second
Même s’il y a peut-être eu des électeurs envoyés par Mélenchon et Aubry, c’est étonnant.