Pour tout vous dire, je pense et j’affirme que vous vous désistez sur Srebrenica, sur les Droits de l’Homme et sur le droit le plus élémentaire qui soit : le droit à la vie.
A nouveau, votre argument préféré quand il s’agit de massacres commis par les régimes dictatoriaux que vous admirez : « ils l’ont bien cherché ».
Vous me l’avez sorti pour les famines organisées en Ukraine, sous Staline, pour les manifestants syriens en mars 2011, pour les opposants russes également, et à présent pour les Kosovars. Vous voyez bien que vous vous en fichez !
Vous me dites : « Ce sont majoritairement des combattants armés qui ont été massacrés. » Ah, « majoritairement » alors effectivement, ce n’est pas grave... [sarcasme] Disons que 20% de femmes et 10% d’enfants sont un chiffre acceptable, n’est-ce pas ? Mais vraiment, pourquoi avons-nous jugé Emile Louis ! De quoi était-il coupable !
Vous semblez ne pas avoir le sens du détail, vous accordez une valeur nulle à la vie humaine prise individuellement, c’est tout simple : un meurtre ça n’est rien pour vous ! Et le meurtre de masse, d’autant moins. A partir de combien de morts, vous estimez que le coupable mérite punition ? Si ça se trouve, vous abattez des gens tous les jours en sortant de chez vous (je n’aimerais pas être votre voisin). Le plus incroyable, c’est que vous considérez sérieusement que ce sont des arguments valables ! Mais vous êtes un fou dangereux !
Vous étiez outré que je traite avec légerté le régime Saoudien, mais il est évident que vous faisiez semblant. Mais je devrais avoir l’habitude, je vous sais menteur et simulateur.
Deux questions pour finir : Si Srebrenica n’est pas vraiment un crime comme vous le suggérez, en fait, alors pourquoi ne pas en avoir parlé ?
Enfin, pourquoi avez-vous passé sous silence les Accords d’Helsinki et de Responsabilité de protéger dans votre article sur le droit d’ingérence ? Il me semble que c’était des aspects fondamentaux.
Franchement, entre nous, comment avez-vous pu croire que j’allais laisser passer ça ? Après que je vous ai interpellé à ce sujet plus d’une fois par le passé ? C’est bien ce que je disais, vous me prenez un idiot.
1) Rien de ce que vous dites dans ce post n’explique comment et pourquoi vous avez rédigé un article sur le droit d’ingérence sans évoquer une seule fois les Accords d’Helsinki et la Responsabilité de protéger.
2) Le fait que vous abordiez la question du « nettoyage ethnique » perpétré par Milosevic au Kosovo sans évoquer le massacre de Srbrenica est tout aussi impardonnable. Vous affirmez que le massacre de Racak n’a jamais eu lieu, que toute l’affaire n’était qu’une gigantesque manipulation, mais comment voulez-vous qu’on vous croit si vous passez sous silence Srebrenica ?!
A nouveau, je vais être clair : je ne lis pas d’articles de presse publiés sous un faux nom, ou du moins, je ne m’y fie pas. A moins que le pays où ils paraissent soit un pays totalitaire, ce qui est très loin d’être le cas des pays qui hébergent les serveurs de« Mondialisation.ca » et « Riposte laïque ».
J’ajoute que ces médias sont clairement des organes idéologiques (propagande) et non des médias d’information. Ces titres sonnent comme des slogans ou des revendications, non comme des médias de presse. Inévitablement, leur point de vue est orienté, quand il n’est pas simplement mensonger.
Comme toujours (je vous connnais à présent), vous ne faites qu’étaler vos opinions sans aucune objectivité ou distance critique, en vous appuyant sur des sources non valables. Sur Agoravox, on essaie de débattre avec honnêteté et objectivité, il ne s’agit pas de faire de la pure propagande.
Alors, voici un article qui aborde de front un débat essentiel dans les relations internationales aujourd’hui. C’est très bien et c’est très courageux.
Dans un premier temps, l’auteur — avec lequel j’ai eu de nombreuses polémiques récemment — appuie son point de vue sur la Charte des Nations Unies elle-même. Je n’ai rien à dire là-dessus ; c’est effectivement ce que je lui ai demandé de faire et visiblement il a eu l’amabilité d’accepter — en fin de compte. C’est une certitude : les juristes et spécialistes du Droit international considèrent que la Charte des Nations Unies, telle quelle, ne permet pas de justifier d’action militaire au nom de la protection des populations. Cependant, on ne peut pas nier que la prévention des « crimes contre l’humanité » ainsi que le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » sont au coeur de la Charte des Nations Unies, dès le préambule et l’article 1. Ils jouent, à mon sens, le rôle de principe de contitutionalité dans la mesure où, dans une charte quelle qu’elle soit, le préambule (et sans doutes les tout premiers articles) doivent conditionner notre lecture du texte tout entier. Mais effectivement, le contexte géopolitique, la bipolarisation du monde durant la guerre froide et après, a fait que l’on n’a pas cherché à justifier d’intervention militaires sur cette seule base. Le contexte géopolitique et non les textes eux-mêmes, j’insiste.
C’est pour cette raison que, par la suite, on a cherché à « amander » la Charte des Nations Unies par divers accords internationaux — deux surtout. Il s’agit des Accords d’Helsinki de 1975 : contre des bénéfices économiques, les Républiques socialistes s’engageaient à respecter et à faire appliquer les Droits de l’Homme. Contrairement à la Déclaration de 1948, ce texte avait bel et bien une valeur contraignante. Or les Accords d’Helsinki ne sont pas mentionnés dans votre article et Dieu sait si je vous en ai parlé !
Mais comme les Accords d’Helsinki n’étaient plus « à jour », pour ainsi dire, « on » — c’est-à-dire les pays occidentaux, la Russie, etc. — se sont mis d’accord sur un texte en 2005 qui fait de la « Responsabilité de protéger » un principe contraignant dans la vie même des Etats. Ainsi, les Etats souverains sont aujourd’hui contraints par le Droit international de protéger leurs populations. La Russie est d’accord avec ce principe, elle a en tout cas ratifié le texte. Pour autant, il est difficile de justifier une intervention militaire sur la seule foi de ce texte — ou du moins, ça ne s’est pas tellement fait. Mais sans aller jusque là, il est inimaginable que Poutine (qui représente un des pays signataires de ce texte) puisse apporter son soutien à un régime qui bombarde sa population et qui bloque l’aide humanitaire. Mais, là encore, ce texte, la Responsabilité de protéger, n’est pas mentionné dans cet article qui est donc, tout compte fait, assez incomplet.
De ce point de vue, la photo qui présente un camp de réfugié idyllique (idyllique parce que les enfants ont l’air en bonne santé) est d’ailleurs un mensonge de plus qui vient s’ajouter à ces mensonges par omission.
Enfin, il y a un deuxième temps dans cet article où l’auteur va « passer à la contre-attaque » en cherchant à montrer que les massacres qui ont eu lieu au Kosovo (dont il avait été question dans des échanges que nous avions eus en marge d’autres articles), sont des inventions de l’occident motivées sans doute par quelque intérêt pécunier... Effectivement, comme chacun sait, le Kosovo est connu pour être situé au-dessus d’un très riche bassin pétrolifère !! Il est, à n’en pas douter, une de ces zones « stratégiques » dont parle l’auteur (dans le commentaire qui est juste au-dessus) !! Réveillez-vous Monsieur, le Kosovo est un pays pauvre, sans ressources autre que le charbon, le zinc ou la bauxite (avec laquelle on fait de l’alu), en un mot rien de particulier ; il est le fin fond de l’Europe. Et les Kosovars n’ont certainement pas mérité ce qui leur est arrivé ; de même qu’ils ne méritent pas vos mensonges.
En fait, c’est là que j’ai arrêté de lire. A partir de ce moment où l’auteur dérive et commence à nier les affreuses évidences. J’ai arrêté de lire parce que c’est du « négationisme en barre » !
Néanmoins, je suis allé voir les sources que vous donniez Monsieur, je reproduis le lien : http://www.mondialisation.ca/le-massacre-serbe-de-racak-n-a-jamais-eu-lieu/12232 L’auteur de cet article, « Louis Magnin » n’a pas publié d’autre article sur ce site. Par ailleurs, la recherche « Louis Magnin » (avec guillemets) sur un moteur de recherche bien connnu, ne renvoie qu’à un label de vin rouge et en aucun cas à une personne. Bref, c’est un pseudonyme — je n’ai rien contre l’usage de pseudonyme sur le net, mais encore faut-il qu’il soit explicite.
Et encore faut-il ne pas oublier le Massacre de Srebrenica, commis sous le nez des 400 casques bleus hollandais et, pour ainsi dire, devant les caméras du monde entier !
Là encore, 6000 à 8000 victimes dont vous vous moquez.
D’autre part, en consultant d’autres articles de ce média (« Mondalisation.ca), j’ai constaté qu’ils étaient tous orientées en faveur de la politique du Kremlin. Par le passé, j’avais très vertement reproché à »Pierre« sa négligence sur la question des sources ; très couramment, il me citait des articles de Ria Novosti ou même de la SANA (!) pour justifier son point de vue sur la révolution syrienne. Aujourd’hui, ça n’est pas différent, le site auquel il renvoie n’est pas un site d’information libre et objectif. Il présente une information biaisée quand ce ne sont pas des mensonges purs et simples ! Par exemple, voici ce qu’ils disent des manifestants ukrainiens : »Comme c’était prévisible, la mobilisation (et tentative de coup d’état)
“pro-européenne” encouragée par l’UE et les EU débouche sur des
violences meurtrières. Après deux mois de tolérance et d’impuissance du
pouvoir, celui-ci s’est enfin décidé à des mesures répressives et à
passer à l’action« (http://www.mondialisation.ca/ukraine-les-premiers-morts-sont-tombes/5365860). Les manifestants sont présentés, sans distinction, comme des agents de l’étranger et, plus loin dans l’article, comme des néonazis. Et ce dans l’amalgame le plus total ! Je vous ferais remarquer que c’est la même rhétorique qu’emploie le ministre syrien des affaires étrangères, en ce moment même, à Montreux. J’ajoute que l’auteur de cet article, Jean-Maris Chauvier, est, pour le coup, un essayiste connu pour ses prises de position en faveur de l’URSS et de la Russie poutinienne. Il a été pigiste au »Drapeau rouge« (dont l’orientation est claire), aux »Temps modernes« , la revue de Sartre (qui n’a jamais caché ses orientations géopolitiques — sa philosophie que pour ma part j’admire beaucoup, c’est une autre question)... Il publie même dans le »Monde diplomatique" — mais alors ses articles sont d’une toute autre trempe, ils sont clairs et bien écrits, et surtout il ne s’agit que d’innocents compte-rendus d’ouvrage.
Je pense être assez clair, vous relayez, Monsieur, un point de vue orienté ; à vrai dire celui d’un nostalgique du communisme.
Vous êtes communiste, c’est votre droit le plus souverain, mais ce droit, après toutes les horreurs du XXe siècle, implique également un devoir : celui de l’exactitude et de l’exhaustivité.
Alors, tout d’abord, laissez-moi vous dire que c’est votre droit le plus
souverain de circuler où vous l’entendez, en URSS-Fédération de Russie
ou ailleurs. Néanmoins, je voudrais apporter quelqus précisions. Vous
dites que votre présence en URSS n’avait rien de politique ; or, c’est
quelque part une antithèse. C’est le propre de ces régimes (et du
totalitarisme en général) que d’avoir tout rapporté au politique.
Là-bas, de l’autre côté du « rideau de fer », il n’y avait rien de « privé »
ou de « personnel », toute chose (avoir une vie sociale, aller travailler
le matin, sortir le soir...) était rapportée à l’élément politique.
Vous ne pouviez pas y échapper, votre présence là-bas était politique.
Je
suis navré de vous l’apprendre, mais toutes les personnes que vous avez
cotoyées durant vos séjours en Union soviétique ont été briefées et
débriefées par le KGB. C’était l’usage dans les Républiques socialistes.
Vous ne pouviez pas avoir de contact avec des étrangers (des
occidentaux) sans qu’ils fassent l’objet d’enquêtes de la part de la
police politique. Mais pas qu’avec des étrangers, une conversation que
vous aviez avec votre mère chez vous pouvait tout aussi bien tomber dans
l’oreille de la police — les téléphones fournis par les télécoms
n’étaient pas démesurément gros pour rien (ils abritaient des
microphones, à l’époque ça prenait de la place). Libre à vous d’imaginer
que vous étiez parvenu à percer la carapace, à avoir une relation
strictement personnelle, une conversation qui n’était pas rapportée à un
colonel du KGB, c’est après tout votre droit. Mais sachez bien que
chaque citoyen avait son dossier ; les archives de la Securitate, de la
Stasi, etc... ont été rendues publiques, renseignez-vous.
Alors
ce que l’on peut dire — je suis trop honnête pour passer cela sous
silence —, c’est que la situation dans les pays occidentaux commence à
ressembler à celle des Républiques socialistes ! Je pense aux
révélations d’Edward Snowden. A ce propos d’ailleurs, un juge fédéral
américain à rejeté la plainte du père d’un agent de renseignement tué
en Afghanistan, en dénonçant l’inconstitutionalité des opérations de la
NSA. Sa décision fera jurisprudence,il y a donc de l’espoir.