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reaper95

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Citoyen énervé et énervant, qui a toujours quelque chose à dire, mais qui fait toujours en sorte de ne pas parler pour ne rien dire.

Mon mot d’ordre : l’argumentation. Ma devise : ce n’est pas parce qu’on est engagé qu’on ne doit pas essayer d’être objectif. Mon obsession : avoir l’esprit critique et non pas l’esprit DE critique.




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  • Premier article le 06/09/2007
  • Modérateur depuis le 02/10/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique











Derniers commentaires



  • reaper95 reaper95 27 décembre 2007 09:48

    Bonne analyse du sujet. Le comité Miss France est effectivement hypocrite, demandant à une jeune fille de la Réunion de ne pas poser en maillot de bain (! !) sur des photos, alors qu’on exhibe fièrement nos bestiaux régionaux en tenues aussi légères une fois la Noël arrivée... Et dans la « charte Miss France », les photos de vacances en bikini sur la plage sont-elles interdites elles aussi ?

    Mme de Fontenay, qui se vante d’avoir défendu Arlette Laguiller parce qu’elle défend les pauvres, et Ségolène Royal car elle est une femme, devrait enlever son chapeau, car je pense que c’est en train de moisir en dessous... Cette « réactionnaire de gauche » n’aurait sûrement rien dit si les photos de Valérie Bègue avaient été publiées dans Gala ou Point de Vue plutôt que dans un magazine de mauvaise réputation, un peu trash et « olé olé »



  • reaper95 reaper95 28 novembre 2007 11:21

    Dans le fond, je suis tout à fait d’accord avec votre analyse. La question cruciale de ce débat n’est cependant pas « Pourquoi payer pour quelque chose qu’on peut avoir gratuitement ? », mais plutôt « La musique est-elle gratuite ? ».

    Je pense pour ma part que la radio, les chaînes musicales et les clips à longueur de temps ont fini par convaincre les gens qu’ils pouvaient disposer de la musique gratuitement. Pourquoi devrais-je payer mon téléchargement, alors que je ne paye pas pour regarder en boucle le clip de Madonna sur MTV ou pour écouter le dernier tube de Rihanna qui tourne en rotation lourde sur NRJ ? En fait, ce n’est pas gratuit, c’est indolore, puisque c’est la publicité qui finance les morceaux en question.

    Du coup, l’internaute moyen qui ne connaît pas forcément le fonctionnement de la rémunération des artistes se dit « pourquoi on me harcèle ? Ne me faites pas croire qu’ils sont ruinés ! » ; en effet, alors que l’industrie du disque semble être richissimes, ce n’est pas vraiment le cas ! Sur quelques artistes qui gagnent des millions d’euros par an, combien vivent de piècettes dans les bars ou de cachets minables dans des petites salles ? Il faut savoir que les radios et les télés ont complètement bradé le prix de la musique, puisque seulement 8% des revenus publicitaires de ces diffuseurs de musique sont reversés aux producteurs et organismes de droits, alors que sans musique, NRJ ou Europe 2 ne vivraient pas ! Ce n’est pas tellement les internautes qui ont asséché l’industrie, ce sont les diffuseurs !

    En outre, les maisons de disque n’ont jamais anticipé le phénomène des MP3, car ils n’y ont pas cru. Voici d’ailleurs un témoignage publié le mardi 27 novembre 2007 sur le blog Music Crash (http://musiccrash.blogspot.com/). Le « mal » était déjà fait lorsque l’industrie du disque a intenté des procès contre Napsters. La Boîte de Pandore avait été ouverte, de nombreux logiciels et de nouvelles technologies d’échange avaient fait leur apparition, des milliards de fichiers avaient été échangés et la culture de la « musique en masse gratuite » était entrée dans les moeurs. Comment convaincre 3 milliards d’internautes qui se servent copieusement sur le P2P que « voler, c’est mal », surtout quand l’offre est si peu différente en « légal » qu’en « pirate » (en gros, pour 0,99€, vous payez un fichier qui est protégé, que vous ne pouvez pas copier indéfiniment, même sur vos PROPRES disques durs, et à une qualité à peine supérieure, sans plus-value numérique).

    Je comprend la position des maisons de disque, maintenant, la situation dans laquelle ils sont, ils l’ont cherché et voulu. Ils vivent encore à l’époque du Minitel (Cf une note de la SCPP datée de septembre 2007, qui s’indignait de l’existence des serveurs ftp de Free, alors qu’ils existent depuis 2004...). Si les maisons de disque peuvent être d’excellents tremplins pour les artistes, ils ne sont pas indispensables à leur carrière. Les artistes se suffisent à eux-mêmes, et la réussite de sites comme MySpace en est la preuve (même s’il reste à voir si la pérennité sera présente). Les exemples Radiohead, Prince ou David Bowie, même si ce sont des artistes qui n’ont pas besoin de se faire connaître et ne connaissent pas de problèmes financiers, montrent qu’on peut proposer une façon alternative de vendre de la musique.



  • reaper95 reaper95 28 novembre 2007 11:03

    La redevance pour copie privée est prélevée par deux organismes : la SORECOP et COPIE FRANCE.

    Théoriquement, cette taxe est reversée à la Sacem, mais aussi aux sociétés de perception que sont la SPPF et la SCPP (sociétés de perceptions des producteurs), ainsi qu’à l’ADAMI et la SPEDIDAM (celles des artistes interprètes), et ceci à des taux différents selon les organismes.

    Une part de ces prélèvements va dans une caisse de soutien à la création et au développement de jeunes artistes, l’autre part est reversée en fonction d’un prorata des ayant-droits. En gros, plus vous touchez de droits, plus vous percevrez de copie privée. L’argent va donc toujours aux riches...

    Je vous invite à consulter le site de la SPPF (www.sppf.fr) et de consulter leur brochure explicative sur les différents modes de perception.



  • reaper95 reaper95 27 novembre 2007 13:38

    Article qui dans le fond dit des vérités, mais la situation est bien plus complexe qu’une simple question de prix. Oui, les maisons de disque profitent depuis des années de l’évolution technologique et refourguent dix fois le même album. Oui, les prix sont trop élevés, mais ce n’est pas la seule raison de la chute des ventes. Les raisons invoquées : une offre parfois limitée, des artistes peu suivis, une tendance à la rentabilité à court terme, qui fait préférer des Fatal Bazooka à de véritables artistes.On peut aussi inclure le prix du pétrole qui fait augmenter le prix du plastique et surtout la hausse des coûts de production, liés à la situation économique. Tout augmente, donc les disques aussi ! Cela dit, il est vrai que proposer 1 millions d’euro au gagnant de la star Ac pour enregistrer un album qui se vendra à 15.000 exemplaires (comme la gagnante d’il y a 2 ans, Magali) et c’est un gaspillage sans nom !

    En outre, Les suppports audio SACD et DVD Audio dont vous vantez les qualités ont été des fours commerciaux. S’il vous arrive d’acheter des réeditions dans ces formats là, sachez que vous êtes bien le seul ! Les appareils proposés pour les lectures de ces disques audio 5.1 n’ont pas connu le succès, pour la simple et bonne raison que les 2 formats proposés (SACD et DVD Audio donc) n’ont jamais su se départager, sans parler de la promotion auprès du grand public. Personnellement, j’ai un lecteur SACD chez moi car il était inclus dans mon home cinema Philips (inventeur du format), mais je ne l’utilise pas, mis à part pour un disque CD/SACD acheté il y a longtemps. Combien de formats se sont plantés pour des raisons x ou y, comme la K7 numérique ou le Mini CD ? Ce qui a bien marché a été le DVD, mais contrairement à ce que vous prétendez, les DVD musicaux sont en baisse depuis 3 ans, à des taux proches de la vente des disques (moins 15%, si je ne m’abuse) après un boom qui aurait pu compenser les baisses des disques. Mais l’absence de qualité et de plus value manifeste des ces concerts et autres vidéos musicales, l’effet n’a pas duré (d’ailleurs, tout comme le DVD non musical, qui n’a pas connu une grande croissance).

    Si dans le fond je suis d’accord avec vous (j’ai publié ici même un article dans la même veine), n’imaginez pas les maisons de disque comme des nantis roulant sur l’or. Pour y avoir travaillé un peu et pour avoir fréquenté des personnes qui travaillent dans les maisons de disque, croyez-moi que ce n’est pas non plus le Pérou ! Le chiffre d’affaires de l’industrie de la musique en France est inférieur à celui de 3 hyper Carrefour (moins d’un milliard d’euro par an) et il est en baisse régulièrement depuis 2002. Ceux qui font la loi dans la musique sont les télés, les opérateurs de téléphonie mobile et d’internet, les radios et les hypermarchés, mais pas les maisons de disque. On se trompe de cible, et du coup même avec leur disparition, le modèle ne s’effriterait même pas, et c’est bien dommage...



  • reaper95 reaper95 26 novembre 2007 20:32

    L’article de Ratiatum proposé par Bouboul est très intéressant et prouve que le modèle économique mis en place par Radiohead est très intéressant, rapportant beaucoup aux artistes sans un maximum d’investissement.

    Juste pour info : Thom Yorke, chanteur et leader du groupe Radiohead, a avoué dans une interview que s’ils ont lancé cette façon de vendre l’album, c’est parce que lemanager du groupe pensait que c’était un risque de faire un album sans contrat de distribution (qu’ils ont obtenu après coup, avec la société XL Recordings). Il reconnaît aussi avoir téléchargé gratuitement son propre album, ce qui pourrait n’avoir aucun intérêt (pourquoi achèterait-il son propre album après tout ?), mais cela signifie qu’il assume le fait qu’en procédant ainsi, des gens le téléchargeraient sans le payer.

    Cependant, il faudrait voir si Barbara Hendrickx, qui a choisi de mettre à la disposition du public son dernier album de la même façon que Radiohead, aura le même succès et gagnera autant d’argent. De toutes façons, pour l’instant, il faut quand même avoir un nom pour espérer du public qu’ils choisissent un prix à mettre sur sa musique.

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