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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 juillet 2011 12:17

    Cher Monsieur,

    Voilà donc un piètre Machiavel et un nouveau coup d’esbroufe qui pourraient effectivement être renvoyés à leur inanité si l’opposition actuelle ne rêvait pas de faire la même chose, obsédée qu’elle est d’accéder au pouvoir à tout prix. 

    Sauf à prendre la population de ce pays pour des minus habens - ce dont les dirigeants politiques actuels ne se privent pas -, comment croire (ou faire accroire) que l’inscription d’une « règle d »or » budgétaire au fronton de la Constitution signifiera, Alléluia ! la fin d’une impasse budgétaire et économique ?

    Les propos vertueux ne sont rien face à la réalité d’une crise financière qui est en train de mettre à bas un système économique à bout de souffle et qui vérifie chaque jour le propos selon lequel on ne saurait résoudre les problèmes avec les idées qui ont contribué à les générer, et a fortiori avec ceux qui persistent à les soutenir.

    L’incurie de la majorité politique actuelle alliée à la paralysie des investitures au sein de l’opposition ne signifie rien d’autre qu’une absence d’alternative politique crédible.

    Ayant toutes sans exception perdu leur légitimité politique et souffrant d’une incapacité profonde à proposer un nouveau paradigme politique, économique et social, les formations partisanes actuelles – sans exception – sont destinées à dépérir, victimes de leur obsolescence.

    Face à la piètre stratégie que met en place M. Sarkozy, la seule attitude intelligente de la part de ses victimes désignées ( PS et consorts) serait d’affirmer haut et fort que toute modification constitutionnelle est inopérante dans la mesure où c’est la Constitution entière qu’il faut changer, et donc d’empêcher la tenue du Congrès dont la convocation ne présente aucune sorte d’intérêt.

    L’ inscription de cette ’règle d’or« dans la Constitution - peu importent le métal choisi et son support, fût-il de marbre - est en effet inepte et ne réussira pas à sauver la notation AAA dont se prévalent encore les autorités françaises. Comment ne pas voir en effet la survenance imminente d’un défaut sur la dette US et, partant, la prochaine explosion de l’Euro ?

    Comme l’observe très finement Paul Sarton du Jonchay »La fin du capitalisme financier fondé par le dollar paraît non seulement scellée mais imminente. L’euro explosera en vol dans la seconde qui suivra les premiers défauts de paiement en dollar." http://www.pauljorion.com/blog/?p=26693#more-26693

    Le nouveau costume présidentiel est cousu de fil blanc ; quant au scénario et à la petite musique qui l’accompagne, le disque est usé et plus personne n’écoute.

    L’effondrement économique qui est en train de se préciser risque fort de ne faire apparaître la « stratégie » présidentielle que comme un spectacle d’ombres chinoises, l’ultime parade d’un régime en fin de course.


    Renaud Bouchard




  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 juillet 2011 08:32


    @ tous

    Sur la confiance dans les Sciences, de quelques processus intellectuels et de leurs résultats.
    Les deux sites qui suivent valent le détour. 


    http://moietmoi.wordpress.com/2011/02/25/un-petit-peu-de-radium-dans-ton-suppositoire/

    http://www.pfast.fr/?La-confiance-dans-la-societe-et-en


    L’enquête Ipsos/Logica Business Consulting réalisée pour La Recherche et Le Monde montre que 7 Français sur 10 s’intéressent à l’actualité scientifique et que le grand public fait très largement confiance à la science pour faire face aux grands maux de l’humanité (guérir le cancer, le sida, Alzheimer, prévoir les catastrophes naturelles…).

    En revanche, dans certains domaines les Français expriment une grande défiance à l’égard des scientifiques. Ainsi, ils ne sont que 35% par exemple à croire que les chercheurs du nucléaire disent dire la vérité sur les résultats et les conséquences de leurs travaux. Le réchauffement climatique, les OGM et les nanotechnologies sont aussi des secteurs où la confiance dans les scientifiques est limitée.

    Enfin, les Français expriment aussi un désir de plus d’informations et d’explications sur la recherche et les grands enjeux actuels. Pour cela, ils sont 64% à faire confiance aux journalistes scientifiques.

    Il y a quelques années, une enquête menée du côté des scientifiques montrait que leur positionnement face aux questions controversées n’est pas si différent du reste de la société.... Ils étaient ainsi 79% à trouver « acceptable » de boycotter des produits contenant des OGM ou à 72% de lutter contre l’implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires (lireUn sondage qui surprend).



    Source : 


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 27 juillet 2011 08:04

    Cher Olivier,


    Félicitations pour cet article et pour l’exceptionnelle documentation que vous produisez.
    Deux observations :

    1°/- Je ne cesse de m’étonner de la cécité persistante de tout un public qui tourne autour de l’industrie nucléaire et de ses accidents, littéralement fasciné par la question, mais qui se refuse à tirer de manière définitive la seule conclusion qui vaille : 

    - En la matière, l’accident industriel est inévitable - à l’instar de toute activité humaine et a fortiori industrielle - avec comme nuance spécifique qui tient au fait que ce type d’accident se produit, les conséquences en sont sont irréversibles. 
    - L’industrie nucléaire est génératrice de déchets mortels pour une période qui, à l’échelle humaine et à celle des temps géologiques, confine à l’éternité, déchets qui ont comme caractéristique rédhibitoire que l’on ne sait pas quoi en faire pour la simple raison qu’on ne sait pas et qu’on ne pourra probablement pas s’en débarrasser.

    2°/-Les accidents nucléaires survenus au Japon n’ayant pas servi de leçon - il suffit de voir de quelle manière le nucléaire est remis en selle en France (cf. actualité) - j’en viens à la conclusion (dont le cynisme restera en tout état de cause bien en-deçà de n’importe quel zélateur ou thuriféraire du nucléaire) qu’il n’est même plus besoin de souhaiter que la catastrophe de Fukushima ne puisse être surmontée. Elle ne le sera pas car elle était dès les premières secondes de sa survenance irrésistible et incontrôlable. Il n’y a qu’à partir du moment où 30 millions de japonais finiront par comprendre - ce que je souhaite - qu’ils sont irrémédiablement condamnés à une mort horrible, tous sans distinction d’âge, de sexe et de générations, avec un pays entièrement contaminé où toute forme de vie sera devenue impropre à ...la vie, qu’ils réaliseront peut-être - je le souhaite encore - qu’ils auront été victimes de criminels.

    S’il est exact , pour reprendre le propos de Kebin - et j’ai pu m’en rendre compte - qu’une ville comme Hiroshima est effectivement une ville moderne, reconstruite, habitée (1 million d’habitants), vivante, avec des gens qui s’y déplacent comme tout un chacun , que l’on a du mal à réaliser que les bâtiments que l’on peut voir ici http://www.benoa.net/japan/hiroshima/FRindex.html sont ceux restés debout après le bombardement du 6 août 1945, il n’en demeure pas moins que ce type d’argument destiné à soutenir le nucléaire avec tout ce qu’il implique et induit comme contrôle étatique, policier, militaire et comme opacité, ne saurait oblitérer ce qui demeure une malédiction.

    Les incidents techniques que connaît l’industrie nucléaire en Europe et en France doivent-ils atteindre un seuil de gravité irréversible et majeure pour que l’on se décide enfin à changer de paradigme industriel pour sauver ...nos vies ?

    Ceci,enfin, pour compléter les propos de Kebin et son commentaire à votre endroit, ("l’énorme faussé (sic) - je cite - entre vos propos spéculatifs et la situation sur place que, de toutes évidence vous ne connaissez pas réellement...), où l’on voit que malgré les règles de politesse japonaise - parmi lesquelles figure le langage respectueux  (敬語, keigo), on sent poindre de la part du public un certain...agacement, voire même une...inquiétude à laquelle les autorités officielles sont manifestement incapables de répondre. Comme il en serait d’ailleurs de même en France où la seule manifestation qu’il nous a été donné de voir a été , sur les plateaux de la radiovision d’Etat,cette union gouvernementale, avec têtes de circonstances, pour nous affirmer comme d’habitude qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter, que notre technologie est supérieure à celle des autres en fiabilité etc...

    A voir. Voir aussi les commentaires de cette vidéo publiés sur le blog de Paul Jorion.


    Bien à vous, Renaud Bouchard



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 juillet 2011 19:37

    Cher Olivier,


    Ceci, pour compléter les propos de Kebin et son commentaire à votre endroit, ("l’énorme faussé (sic) entre vos propos spéculatifs et la situation sur place que, de toutes évidence vous ne connaissez pas réellement...) où l’on voit que malgré les règles de politesse japonaises - parmi lesquelles figure le langage respectueux  (敬語, keigo), on sent poindre de la part du public un certain...agacement, voire même une...inquiétude.



  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 26 juillet 2011 18:45

    Cher Olivier,


    Félicitations pour cet article et pour l’exceptionnelle documentation que vous produisez.
    Deux observations :

    1°/- Je ne cesse de m’étonner de la cécité persistante de tout un public qui tourne autour de l’industrie nucléaire et de ses accidents, littéralement fasciné par la question, mais qui se refuse à tirer de manière définitive la seule conclusion qui vaille : 

    - En la matière, l’accident industriel est inévitable - à l’instar de toute activité humaine et a fortiori industrielle - avec comme nuance spécifique qui tient au fait que ce type d’accident se produit, les conséquences en sont sont irréversibles. 
    - L’industrie nucléaire est génératrice de déchets mortels pour une période qui, à l’échelle humaine et à celle des temps géologiques, confine à l’éternité, déchets qui ont comme caractéristique rédhibitoire que l’on ne sait pas quoi en faire pour la simple raison qu’on ne sait pas et qu’on ne pourra probablement pas s’en débarrasser.

    2°/-Les accidents nucléaires survenus au Japon n’ayant pas servi de leçon - il suffit de voir de quelle manière le nucléaire est remis en selle en France (cf. actualité) - j’en viens à la conclusion (dont le cynisme restera en tout état de cause bien en-deçà de n’importe quel zélateur ou thuriféraire du nucléaire) qu’il n’est même plus besoin de souhaiter que la catastrophe de Fukushima ne puisse être surmontée. Elle ne le sera pas car elle était dès les premières secondes de sa survenance irrésistible et incontrôlable. Il n’y a qu’à partir du moment où 30 millions de japonais finiront par comprendre - ce que je souhaite - qu’ils sont irrémédiablement condamnés à une mort horrible, tous sans distinction d’âge, de sexe et de générations, avec un pays entièrement contaminé où toute forme de vie sera devenue impropre à ...la vie, qu’ils réaliseront peut-être - je le souhaite encore - qu’ils auront été victimes de criminels.

    S’il est exact , pour reprendre le propos de Kebin - et j’ai pu m’en rendre compte - qu’une ville comme Hiroshima est effectivement une ville moderne, reconstruite, habitée (1 million d’habitants), vivante, avec des gens qui s’y déplacent comme tout un chacun , que l’on a du mal à réaliser que les bâtiments que l’on peut voir ici http://www.benoa.net/japan/hiroshima/FRindex.html sont ceux restés debout après le bombardement du 6 août 1945, il n’en demeure pas moins que ce type d’argument destiné à soutenir le nucléaire avec tout ce qu’il implique et induit comme contrôle étatique, policier, militaire et comme opacité, ne saurait oblitérer ce qui demeure une malédiction.

    Les incidents techniques que connaît l’industrie nucléaire en Europe et en France doivent-ils atteindre un seuil de gravité irréversible et majeure pour que l’on se décide enfin à changer de paradigme industriel pour sauver ...nos vies ?

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