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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

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  • Premier article le 19/07/2013
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 28 janvier 2013 13:28

    Quand il s’agit d’un acte fondamental qui vous limite dans l’expression de vos droits, si.


    C’est quoi un « acte fondamental » ?


    Les définitions, c’est NOUS, citoyens, qui les faisons


    Si vous me lisez bien, je n’ai jamais dit le contraire. Simplement, il faut reconnaître que l’adoption du « mariage pour tous » consiste non pas à donner un droit à certains qui en étaient privés, mais à modifier une définition. C’est très simple,mais aucun défenseur du « mariage pour tous » avec qui j’ai discuté n’a voulu l’admettre. Pourquoi ?


    Sauf que quand vous essayez, on vous répond que vous ne pouvez pas le faire. C’est bien une discrimination.


    Sophisme. Je ne vais pas expliquer encore une fois.


    Or, cela n’est pas le cas dans les faits. Pas encore. Les femmes ont été discriminées. Elles ne pouvaient pas voter parce que femmes. Pas parce elles n’avaient pas l’âge, ou pour d’autres raison, parce qu’elles étaient nées ainsi. Et rien ne pouvait changer leur condition, sinon leur lutte.

     

    Aucun rapport. Dans le cas du vote féminin, il y avait clairement une discrimination entre individus car certains pouvaient voter, d’autre pas. Ici, tout le monde peut se marier.


    Sauf que le principe de base du mariage ne change pas : une union entre DEUX personnes, jouissant de leurs droits (donc forcément HUMAINS) et capables de contracter une union (donc forcément ADULTES).

     

    Ca a du mal à rentrer, hein ? Si on fait sauter le principe de base du mariage qui est un homme et une femme, au nom du désir, pourquoi ne pas faire sauter les autres principes, au nom du désir également ? Qu’est-ce qui empêchera les gens déjà mariés de crier à la discrimination parce qu’on les empêche de se marier à nouveau avec une deuxième personne ?



  • Rounga Roungalashinga 27 janvier 2013 09:17

    Je continue ?

    Oui, je veux bien que vous continuiez, car je n’ai toujours pas compris. La phrase sur laquelle j’ai demandé des eclaircissements est celle-ci : « Parce que vous trouvez que l’antisémitisme institutionnel, l’expression libre et sans contrainte du racisme, du sexisme de bas étage sont des trésors de traditions à défendre et à préserver ? ». Qu’est-ce qui vous pousse à croire que ce que défendait votre interlocuteur en parlant des institutions du passé, c’était forcément les points noirs que vous avez relevé ?

    La philosophie n’a pas changé. Ce sont les philosophes qui ont évolué. De chiants, ils sont devenus médiatiques.

    Je ne parlais pas seulement de la philosophie des cinquante dernières années. Ce dont je parle, on peut le faire remonter aux philosophes des Lumières, au grands penseurs du libéralisme, qui ont développé des théories politiques dans lesquelles la vertu, comprise dans le sens de la recherche de la sagesse, de la pratique d’une vie bonne, était absente, voire même indésirable. Pour certains en effet, les égoïsmes personnels se limitant les uns les autres étaient le moteur d’une société fonctionnant bien, et d’autres ont même avancé que les vices des citoyens étaient les garants du bon fonctionnement de la société, contrairement à la vertu qui la ferait dépérir.
    On ne peut pas attribuer ce virage au seul fait que les philosophes soient devenus médiatiques. Voltaire était certes un mondain, mais les causes profondes de cette nouvelle pensée est plutôt à chercher du côté du contexte économique et social de l’époque, où les guerres de religion qui ravageaient le pays ont contraint les penseurs à établir des systèmes politiques qui ne statuaient pas sur la conduite de la vie bonne, et où l’Angleterre, cherchant à mettre un frein au développement économique de l’Amérique, dont la prospérité aurait amené des velleités d’indépendance, a cherché une théorie économique favorisant les grandes puissances et empêchant les puissances émergeantes de se développer. Tout cela s’est appelé : libéralisme.


    Mais « dépouillement » et « détermination biologique » ne sont pas la même chose au fond, juste exprimée de façon différente ?

    On pourrait développer, mais non, c’est radicalement différent. Le retour à sa vraie nature, qui peut être le but de certaines philosophies, ne signifie pas le ravalement à l’animalité.

    Oui bin Rousseau, je fais pas confiance.

    Vous montrez ici que vous n’avez pas compris ce que j’ai dit.
    -Pour commencer, Rousseau n’a pas théorisé le bon sauvage.
    -Ensuite, vous me répondez comme si je défendais cette théorie du bon sauvage, alors que justement je critique la philosophie qui considère le bon sauvage comme un idéal, et qui honnit par conséquent l’instruction et l’éducation, qui ne seraient par conséquent que du dressage.
    -Pour finir, refuser un concept philosophique au prétexte que l’auteur que vous lui attribuez (à tort ici) ne vous plaît pas n’est pas une réfutation de ce concept.

    Dans les faits, si.

    Dans d’autres discussions, j’ai souligné le fait que désirer une chose qui n’est permise à personne ne fait pas de vous un être discriminé. Ainsi, il n’est permis à personne de contracter ce qu’on appelle un mariage avec une personne du même sexe que soi : le mariage est défini comme l’union d’un homme et d’une femme, donc c’est tout simplement un non-sens du point de vue de la loi. L’orientation sexuelle n’a jamais empêché quiconque de se marier, selon cette définition : personne n’est intervenu pour interrompre la cérémonie à la mairie quand Rosa Von Praunheim s’est marié, à une femme, sous prétexte que c’était un pédé notoire. D’ailleurs il a été content de déclarer par la suite « Je suis content d’avoir usurpé le mariage, cette institution qui opprime les femmes et les enfants ». Quel militant « gay » d’aujourd’hui peut se réclamer d’une telle liberté d’esprit ?
    Donc en conclusion : quand vous vous mariez (je n’ai pas besoin de rajouter "avec une personne du sexe opposé, puisque cela est inclu dans la présente définition du mariage), on ne vous demande pas votre orientatino sexuelle, donc les homosexuels ne sont pas discriminés par cette institution. Désirer qu’une institution ou qu’une loi change parce qu’elle ne correspond pas à vos désirs, cela ne fait pas de vous une personne discriminée, et si vous voulez soutenir le contraire, je vous souhaite bonne chance pour argumenter.

    Alors si l’on suis ton raisonnement , dans quelques années il y aura de l’espoir pour les pédophiles, les zoophiles etc !!!

    Effectivement, si nous suivons la même logique que les défenseurs du mariage gay, on peut très bien affirmer que ceux qui veulent se marier avec des animaux ou des enfants sont discriminés car la loi ne leur permet pas de faire ce qu’ils désirent. Si nous modifions l’institution du mariage pour lui enlever son caractère hétérogendré, on peut également lui ôter son caractère monogame, humain, majeur, etc. A priori, il n’y a nulle limite, mis à part la tradition, mais c’est précisément ce qui est foulé aux pieds par nos progressistes.



  • Rounga Roungalashinga 25 janvier 2013 17:57

    Eh bien effectivement, COLRE, vous avez raison : il apparaît que sur le plan de la logique pure les Noirs et les Blancs n’étaient pas inégaux en droit sous l’Apartheid. En effet, un mauvais esprit pourrait très bien faire remarquer que les Blancs étaient tout aussi discriminés que les Noirs par cette loi, et que si deux discrimination sont égales elles s’annulent par définition. Attention, je dis bien : sur le plan de la logique pure et uniquement en considérant les propositions sur le mariage des Blancs et des Noirs, car nous savons bien qu’en réalité, les Noirs étaient bel et bien discriminés, et que cette loi sur le mariage participait de cette discrimination.
    En revanche on aurait beaucoup plus de mal à soutenir que les homos sont discriminés dans notre société.



    Tenez, si vous n’êtes pas convaincue, je vous soumets un petit exercice de logique : au Bouloujistan, une loi interdit aux personnes de même âge de se marier. Quelle est la catégorie de la population qui est discriminée dans ce cas ?



  • Rounga Roungalashinga 25 janvier 2013 13:54

    Les enterrements sont d’ordre culturels. Ils sacralisent pourtant la mort, qui est un phénomène naturel.



  • Rounga Roungalashinga 25 janvier 2013 10:24

    Bonjour JL,

    Effectivement le but est de ne pas penser. Car si on pense, on se rend compte que les revendications pour le « mariage pour tous » n’a rien d’un noble combat pour l’égalité des droits, et elles apparaissent pour ce qu’elles sont : un simple caprice. Et ses partisans ne veulent surtout pas reconnaître cela, car du coup il leur devient beaucoup plus difficile de défendre leur cause ainsi rabaissée.

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