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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Rounga 8 août 2014 17:24

    Demande-leur juste d’arrêter de te faire chier, c’est le maximum à mon avis. Les gens ne peuvent pas admettre qu’ils sont cons juste parce que tu leur demande, c’est impossible. Il faudrait que ça vienne d’eux-même, ce qui est très rare.

    Moi aussi j’ai vu des cas, en fréquentant des croyants. Il faut laisser couler. Bon, j’ai la chance de ne pas en avoir dans ma famille, ce qui compliquerait sérieusement les choses.


  • Rounga Rounga 8 août 2014 16:06

    Eh oui ! Beaucoup d’hypocrisie dans la pratique religieuse des individus lambda ! Mais à notre tour, ne faisons pas les hypocrites et n’essayons pas de les juger, même s’ils sont parfois pénibles. N’essaient-ils pas, d’une manière qui leur est propre, de se conformer à un modèle qu’ils jugent bon ? S’ils se cachent pour boire, n’est-ce pas, d’un certain côté, pour laisser croire que respecter les prescriptions religieuses est possible, en en donnant l’exemple, même si cet exemple est illusoire ? Les jeunes qui fument en cachette ne se cachent pas uniquement pour éviter le châtiment, mais aussi pour préserver chez leurs parents l’idée que leur enfant est modèle. Ce n’est pas si facile de montrer ses faiblesses aux autres.



  • Rounga Rounga 8 août 2014 10:05

    le christianisme a aboli l’esclavage entre chrétiens.
    La preuve c’est que la traite négrière n’a pas été interdite par les catholiques en général, vu qu’ils l’ont pratiqué pendant plus de 3 siècles.


    Si ce que tu dis était vrai, alors pourquoi l’esclavage des indiens d’Amérique a-t-il été interdit ? 
    Allez, comme j’ai la flemme, je te laisse visiter ce lien, qui te donnera suffisamment d’éléments sourcés pour contredire tes assertions. 


    Le premier pays catholique qui a aboli l’esclavage universellement c’est la France, non pas par influence du catholicisme, mais bien à cause des idées de la révolutions, tirées des Lumières.
    1794 : abolition de l’esclavage la république française

    Effectivement, les Lumières s’étaient aperçu que l’esclavage était trop coûteux (il faut payer le gîte, la nourriture, etc.). Il était bien plus intéressant d’avoir recours à des prolétaires, qui donnent leur force de travail, et qui se débrouillent pour le reste.

    C’est dans le siècle qui suit les Lumières que les mouvements contre l’esclavage se font de plus en plus important avec même des réunions internationales, alors que le catholicisme lui a dominé l’Europe pendant plus de mille cinq cent ans..

    Le bon gros cliché de l’Eglise toute puissante, qui aurait pu empêcher ce qu’elle voulait rien qu’en bougeant le petit doigt. 


    Donc ce qui a fait les Lumières c’est la dénonciation de la tyrannie, du pouvoir de l’église, l’appel à la liberté, la tolérance, l’abolition de l’esclavage etc.... 

    Sauf qu’à l’époque des Lumières, la tyrannie, c’étaient les jansénistes, le Parlement (ces deux catégories débordant d’ailleurs l’une sur l’autre), et les physiocrates. L’Eglise n’avait aucun pouvoir en France à cette époque (cf. la bulle Unigenitus, qui n’a jamais été enregistrée par le Parlement, le nombre de curés envoyés aux galères simplement pour avoir obéi à l’Eglise). La « liberté » des Lumières, c’est la liberté des marchands et des entrepreneurs, qui étaient gênés par les lois sociales pratiquées à l’époque. Et j’imagine que quand tu parles de la « tolérance » des Lumières, tu parles de tous les auteurs qui s’opposaient à eux et qu’ils ont fait censurer, de l’acharnement maladif de Voltaire sur ses moqueurs et ses contradicteurs (Rousseau, Elie Fréron, qu’il a harcelé moralement et poussé à la misère pendant des années), qu’il a parfois envoyé aux galères ? Ah oui, elle est belle, la « tolérance » des Lumières ! La vérité, c’est que les philosophes des Lumières étaient les plus les plus intolérants de tous, et que pour combattre leurs ennemis ils les accusaient d’intolérance. Et le pire, c’est que jusqu’à maintenant on les a cru. 

    .A partir du moment où les individus sont considérés comme ayant les mêmes droits, ils sont donc considérés d’égale dignité.

    J’aimerais que tu te poses la question : pourquoi est-ce que c’est dans le droit que s’exprime cette égalité ? Je te donne un indice : libéralisme.

    A partir du moment où l’individu est le moyen et le but de la société, la vie de l’individu est ce qui a le plus d’importance. D’où le développement des sécurités sociales, des systèmes de soins , de l’éducation pour tous etc.......

    qui existaient sous l’Ancien Régime et qui ont été détruits à la Révolution.

    en fait il y a une formule célèbre qui résume toute la nature de al société :
     »le roi est mort, vive le roi« au final l’individu royal n’a aps d’importance, c’est son statut de roi qui le défini, 

    Rien ne me choque là-dedans. J’y vois plutôt le signe d’une société saine, qui a bien conscience du caractère cyclique de toutes choses.Mais je vois que tu opères une interprétation abusive de la phrase »le Roi est mort, vive le Roi« . On dirait que les gens disaient cela le coeur léger, presqu’avec joie. Or tu ne dois pas ignorer qu’une période de deuil était observée à chaque fois qu’un monarque venait à mourir. C’est donc bien qu’on considérait la personne du roi en elle-même, en tout cas bien plus que maintenant, avec nos hommes politiques interchangeables, qui ne sont même plus des personnes, mais des images publicitaires assorties d’un slogan vendeur.

    et c’était partout pareil comme ça, de l’esclave au roi. Puisque l’esclave n’était qu’un objet sacrifiable par son maitre dont la vie n’avait pas de valeur.. 

    Cf. mon lien plus haut. Je te rappelle par ailleurs que l’esclavage n’existait qu’à la marge de la société, dans les territoires nouvellement conquis où l’Eglise avait une autorité moindre. En métropole il n’y avait pas d’esclavage. 

    De même que l’inquisition démontre le peu de valeur accordée aux individus par l’église, de même que les guerres fréquentes. Et je aprle pas des tortures, des mutilations, des expositions publiques de suppiciés etc...
    De même que la pratique de mariages arrangés avec interdiction de divorce, c’est la négation totale de l’individu, la communauté décide de son sort de sa naissance à mort.

    Et une bonne brochette de clichés pour couronner le tout.


    Pour petit indice, sur l’importance de la vie individuelle, c’est le fait que à ces époques les femmes avaient beaucoup d’enfants, mais beaucoup mourraient avant d’atteindre l’âge adulte, donc en fait dés la vie familiale on s’habituait à la perte d’individus, tant que la communauté n’était pas menacée (assez d’enfants survivants), tout allait bien.

    T’as pioché ça chez Elisabeth Badinter ? Tu crois vraiment que les gens qui perdaient des enfants se disaient que »tout allait bien" ? 

    Donc ce que tu as à me répondre c’est juste une confusion de concepts encore et encore....

    Je passe mon temps à faire des distinctions entre les concepts que tu mélanges allègrement pour t’aider à dépasser tes catégories de pensée qui ne reflètent pas la réalité (on voit le nombre d’erreurs historiques que tu commets et de faits avérés que tu mets sous le tapis), et c’est tout ce que tu trouves à dire ? 


  • Rounga Rounga 8 août 2014 00:21

    Rousseau fait partie des Lumières que cela te plaise ou non. Encore tu chipotes en refaisant tes définitions. Chaque philosophe avait des divergences avec les autres sur certains points, mais ce qui fait les Lumières ce sont les points communs, les grandes lignes, ce qui sépare les idées modernes des idées anciennes, dont chaque philosophe pouvait encore être le gardien sur certains points.

    Tu as lu le Discours sur les sciences et les arts ? Il n’y a pas plus anti-progressiste que ça. En opposition totale avec les autres philosophes des Lumières.
    Et la Lettre à d’Alembert ? En opposition totale, également, avec la vision des Lumières sur le luxe, le divertissement, la morale.
    Et les cabales de la « coterie d’Holbach » contre Rousseau ? Et Voltaire qui a failli le faire tuer ?
    Non, définitivement, Rousseau ne peut pas être classé parmi les Lumières. C’était un moderne, certainement, et par certains côtés très positif, mais pas des Lumières.

    Bon, je répondrai au reste de la bouillie demain.



  • Rounga Rounga 8 août 2014 00:11

    1)
    mais le lien entre les deux maximes relève de la pétition de principe

    J’ai l’impression que tu ne sais pas ce qu’est la pétition de principe. La pétition de principe, c’est partir de ce que l’on veut prouver. Par exemple, je veux prouver que ma morale est universelle, et pour cela je me base sur le fait qu’elle est fondée sur des principes universels. Je suis parti de ma conclusion. Ce n’est pas ce que fais Jésus, puisque son but n’est nullement de prouver quelque chose. Il donne une indication, point. Que tu ne sois pas d’accord avec lui ne te permets pas de dire comme plus haut que sa morale se fonde uniquement sur la réciprocité entre êtres humains, puisque dans ce passage j’ai montré quel était l’élément essentiel.

    Tu parles de concepts dénués de définition, et donc oui tu peux tout mélanger.

    Dieu n’est pas un concept.

    Je ne vois pas ce qu’apporte de plus la notion très vague de celui qui est

    C’est juste la clef pour comprendre la Bible, mais c’est pas grave.

    Parce que dans le monothéisme dieu est un être personnel, et ne correspond donc pas à d’autres conceptions de la transcendance dans d’autres religion, comme le bouddhisme .

    La notion de Dieu personnel est très délicate. Il faut se garder de penser que Dieu est une personne comme nous sommes nous-mêmes des personnes, ou comme nous nous imaginons que nous en sommes. Des tonnes d’encre ont été utilisées pour expliciter cette notion de personne, et je ne me sens pas de les résumer ici, surtout quand je constate combien peu les notions théologiques pénètrent dans ton esprit.
    Néanmoins, si on laisse de côté la notion de Dieu personnel, les bouddhistes sont tout à fait en phase avec la contemplation de CELUI QUI EST. C’est même la base de leur doctrine, donc pas de problème de ce côté-là. Je vais d’ailleurs publier un article sur cette question à la rentrée, il est presque terminé.

    Bizarrement les définitions liées à dieu, ne correspondent pas à la réalité, mais un ensemble de croyances élaborées au fil du temps

    Encore une affirmation générale, sans aucun début d’argumentation. Tu n’as jamais lu de théologie, alors comment peux-tu lancer ça ?

    Au fait quand dans la religion le texte sacré dit qu’il faut tuer ceux qui ne croient pas en dieu, et que la personne éprouve un grand amour pour dieu, alors cela veut dire qu’il serait moral d’exterminer les mécréants, si la morale se limite à l’amour pour dieu, et faire ce qu’il dit.

    Non, car en flagrante contradiction avec le passage de l’Évangile que j’ai cité, où il est explicitement dit que les commandements d’aimer Dieu et d’aimer son prochain sont semblables.

    2) comme je te le rappelle encore une fois , ce tableau n’est pas basé sur le pourquoi mais sur le comment.

    C’est justement cela que je récuse. Deux « comment » identiques, mais motivés par deux « pourquoi » différents sont équivalents pour toi. Pour moi ça ne l’est pas. C’est à cause de ton matérialisme, qui te fait totalement négliger l’aspect intérieur de l’être humain.

    3) donc tu te couvres de ridicules en me parlant de dieu qui est un personnage de fiction dans les récits mythiques.

    Je t’explique ce qu’est l’éthique chrétienne car tu ne fais que dire des âneries à son sujet. Je ne me sers des passages de l’Écriture que pour démentir tes affirmations sur le sujet, et pas pour argumenter logiquement sur d’autres. Je ne mélange pas tout.

    4) Mais cette capacité peut être appréhendé par la raison justement, à partir du moment où on la possède.

    Tu avais dit « raison pure ». Ça veut dire à l’exclusion des émotions. Donc je corrigeais : pas d’empathie avec la raison pure.
    J’ai écrit : « Donc l’empathie n’a pas sa source dans la raison pure, mais aussi dans l’émotion. » « Aussi », ça signifie que je reconnais aussi un rôle à la raison, mais pas exclusif. Prière de bien lire ce que j’écris, j’en ai marre de devoir répéter ce que je dis. Je fais attention aux mots que je choisis et à la construction de mes paragraphes pour bien me faire comprendre et éviter justement ce genre de choses.

    En définissant de façon rationnelle une éthique universelle, il n’y a pas besoin de ressentir au moment de la penser, toutes les émotions qui seraient éviter aux autres et à soi même, mais par contre cela le prend en compte.

    Mais au moment de l’action oui. Et c’est ça la vraie question de l’éthique : le moteur, la mise en pratique. Si ces points ne sont pas examinés, ça reste du vent. Je t’avais d’ailleurs posé un certain nombre de questions sur ça, mais tu as évité de me répondre. Par exemple : si j’ai défini une règle morale, qu’est-ce qui va me pousser à agir selon cette règle, qu’est-ce qui va me donner envie de devenir un être moral ?

    Et le meilleur exemple qui démonétise tes critiques et donc valide ce que j’énonce depuis plusieurs messages, c’est que les personnes naturellement insensibles à la douleur, sont capables d’éprouver de l’empathie pour la douleur des autres, alors qu’elles ne ressentent aucune douleur.

    Ça n’invalide en rien ce que j’ai dit.

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