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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rounga Rounga 4 août 2014 15:29

    1. Vous m’interrogez sur une citation isolée du cardinal Ratzinger qui remonte au temps où il n’était même pas pape (et où Raimon Panikkar était encore vivant). Ces propos n’engagent par conséquent que lui.

    2. L’Eglise a simplement été fidèle à sa doctrine en prêchant le christianisme partout où elle a pu. Mais pouvez-vous affirmer avec certitude que le déracinement et les violences qui ont eu lieu aux Amériques furent uniquement due à la volonté d’évangéliser les populations, ou bien seraient-ce plutôt des conséquences du marché juteux que ces nouvelles terres offraient aux colons et du choc culturel entre deux civilisations aux niveaux technologiques très inégaux ?
    3. Alexandre, Cyrus, César et Gengis Khan n’ont effectivement pas tué ni détruit pour des raisons théologiques. Ils ont en revanche tué et détruit pour des raisons d’extension territoriale, ce qui, du point de vue du résultat, ne change pas grand chose. Ils ont été bien plus sanguinaires que les premiers chrétiens, qui ont commencé par propager leur religion sans violence ni arme, uniquement par l’exemple qu’ils donnaient.
    4. Si les philosophes antiques avaient le souci de la vérité et de sa recherche, il faut bien admettre que cette attitude n’avait pas d’écho au sein de la société. Car s’il y a une vérité, l’organisation de la cité doit se faire conformément à celle-ci, et ne pas laisser proliférer ce qui y est contraire. Par conséquent, si l’Etat tolère n’importe quel culte, c’est bien qu’il se déclare indifférent sur la question.
    5. Toujours le préjugé de la vérité « acquise » chez les croyants. Je vais vous faire une réponse par citations. La première est un dialogue de Nicolas de Cuse :
    « LE GENTIL. — Quel anéantissement ! Quelles larmes ! Elles ne mentent pas : elles viennent du coeur. Qui donc es-tu ?
    LE CHRÉTIEN,— Je suis chrétien.
    LE GENTIL.— Qui adores-tu ?
    LE CHRÉTIEN.— Dieu.
    LE GENTIL.— Quel est ce Dieu que tu adores ?
     LE CHRÉTIEN,— Je ne m’en doute pas.
    LE GENTIL.— Comment ! tu adores ce que tu ignores ?
    LE CHRÉTIEN.—J’adore parce que j’ignore.
    LE GENTIL.— Je n’y comprends rien, Tu te prosternes devant ce que tu ignores ?
    LE CHRÉTIEN.— Je n’y comprends rien.Tu te prosternes devant ce que tu comprends ?LE GENTIL.— Explique-toi,-..
    Le CHRÉTIEN.— Celui qui croit savoir est fou à mes yeux.
    LE GENTIL.— Ainsi nous ne savons rien. Le fou, ne serait-ce pas toi ?
    LE CHRÉTIEN.— J’entends par science parfaite la possession do la Vérité. Comment veux-tu que la vérité soit possédée par un autre qu’elle-même ?
    LE GENTIL. Je ne comprends pas.
    Le CHRÉTIEN.—. Tu veux que la Vérité soit possédée par un autre qu’elle ! Mais comprends donc dans quel sens je dis : posséder la Vérité ! J’entends par là la posséder telle qu’elle est, d’une façon pleine et adéquate. Hors la Vérité, pas de vérité. Hors le cercle, pas de cercle. Hors de l’humanité, pas d’homme. »

    La seconde est d’Ernest Hello, et résume bien ce que j’ai en tête : « la vérité, infiniment profonde, réserve aux Vrais chercheurs de telles lumières, que plus l’homme la cherche plus il fa trouve, et plus il la trouve plus il la cherche ».


  • Rounga Rounga 4 août 2014 12:23

    Dans le polythéisme, Mr Untel comme vous dites n’a jamais imaginé imposer son dieu d’élection (Athéna pour les Athéniens par exemple) aux autres. 


    J’étais en train de réfléchir à la manière dont j’allais tourner mon commentaire sur l’article, mais cette phrase va me donner l’occasion, en rebondissant dessus, d’exprimer mes observations.
    Ce que vous ne dites pas dans cette phrase, c’est que les monothéistes n’ont pas imposé « leur dieu », mais ils ont imposé qu’on ne rende hommage à aucun dieu. La confusion régnera tant qu’on n’aura pas compris que Dieu n’est pas un dieu. Un dieu est un être surnaturel, immortel, possédant ses caractéristiques propres. Dieu n’est pas un être, c’est l’Être en lui-même, auquel on ne peut attacher aucun qualificatif, puisqu’Il est au-dessus de toute caractéristique. Par conséquent, les monothéistes n’ont pas imposé « leur dieu » de préférence à tous les autres, mais ont opéré un changement de paradigme dans la conception du divin. 
    Dans une société polythéiste, la tolérance n’est au fond que l’indifférence générale à la vérité, puisque chacun peut suivre son propre culte, se confectionner ses croyances personnelles sans égard pour ce qui est vrai. Dans une société monothéiste, on affirme que la vérité existe (mais on ne peut pas la « détenir », contrairement à ce que dit l’article, car ce serait l’affirmer finie), et donc qu’il est du devoir de chacun de la chercher. Il est donc évident qu’en passant de l’indifférence à une attitude concernée, on a gravi un échelon de gravité qui contraste avec la légèreté du polythéisme. Légèreté relative cependant, si on considère les cas où les cultes étaient vraiment pris aux sérieux, comme quand on enterrait vivantes les vestales qui avaient fauté ou qu’on exigeait des sacrifices avant de partir à la guerre.


  • Rounga Rounga 4 août 2014 11:24

    c’est l’oecuménisme et le dialogue des religions qui constituent un reniement


    Pourtant le concile Vatican II a reconnu la pertinence d’un dialogue inter-religieux, en reconnaissant qu’il peut y avoir des éléments « vrais et saints » dans d’autres religions non-chrétiennes. Ou alors faites-vous partie de ceux qui pensent que Vatican II est un « reniement » du christianisme ?


  • Rounga Rounga 4 août 2014 11:06

    Je viens de regarder la fiche sur Kohlberg, et je vois qu’il a été influencé par Piaget, qui lui-même a été influencé par Kant. Cela vérifie donc l’intuition que j’avais eue en observant le tableau : on peut bien établir une filiation entre Kohlberg et Kant. Donc si on ne se place pas dans le paradigme kantien, on peut tout à fait remettre en cause la prétention de ce tableau à synthétiser tous les comportements éthiques possibles, comme je le suggérais au début en attribuant à Jésus un niveau 10 ou 12.



  • Rounga Rounga 4 août 2014 10:09

    Je suis finalement allé voir ton lien. L’humanisme y est pris dans le sens où il s’agit d’un mouvement promouvant toutes sortes de savoirs. Si on s’en tient à cette définition, oui, Rabelais est humaniste, comme je l’ai dit plus haut. Mais si on adopte ta vision des choses, où l’humanisme est opposé à la religion, et donc qu’il s’agit de mettre l’Homme au centre de l’univers, alors non, Rabelais n’est pas humaniste, car profondément religieux. J’espère que cette mise au point saura dissiper la plupart de tes confusions.

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