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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Rounga 7 août 2014 13:20

    Selon la théorie quantique, constamment vérifiée expérimentalement 


    Ce qui me gêne, c’est surtout que cette phrase laisse supposer que des savants ont d’abord établi une théorie quantique sur un tableau noir, puis ont procédé à la vérification expérimentale, qui s’est avérée conforme à leurs calculs. Or la théorie quantique s’est justement construite par suite d’un certain nombre d’expériences, dont il fallait bien interpréter les résultats. On voit mal comment un physicien aurait pu sortir de son chapeau l’équation de Schrödinger s’il n’avait jamais posé les yeux sur un microscope.


  • Rounga Rounga 7 août 2014 13:15

    En lisant l’histoire de ces parents qui n’auraient pas été avertis de la nature exacte de la maladie de « leur » enfant, faute d’avoir été présents sur le lieu de l’accouchement, j’ai la sordide impression de lire la description d’une réclamation de clients mécontents au service après-vente. Quoi que puisse être la vérité, et la part de responsabilité des différents acteurs de cette histoire, on ne peut que remarquer que tout se passe dans une complète absence de gratuité. Il ne s’agit pas que du fait que la mère porteuse ait été payée, mais du fait que, ce « service » ayant été monnayé, il dispense les « contractants » de tout rapport humain authentique. J’imagine que si les parents et la mère porteuse avaient établi une relation de confiance et d’estime réciproques, cette affaire n’aurait pas pris une telle tournure. Mais, est-ce qu’avec une telle conception des rapports humains, les parents auraient choisi de louer un ventre pour satisfaire leur désir d’enfant ?



  • Rounga Rounga 7 août 2014 10:45

    1) Tout d’abord, il convient de faire une mise au point sur l’éthique chrétienne, car tes propos révèlent une ignorance complète de celle-ci et de ses fondements. Je te préviens qu’on va être obligé de rentrer un peu dans la théologie. Quand je dis que le fondement de la morale de Jésus est « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et de toute ton âme », c’est bien parce que c’est la réponse qu’il fait lorsqu’on lui demande quel est le plus grand des commandements, comme le montre l’extrait ci-dessous de l’Evangile selon Matthieu (22.36-40) :



    [36] Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? [37] Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. [38] C’est le premier et le plus grand commandement. [39] Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. [40] De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. 


    Il faut bien noter que la sentence « tu aimeras ton prochain comme toi-même » est énoncée en second, mais est, selon Jésus, « semblable » à la première. Autrement dit, le fait de se comporter éthiquement vis-à-vis de ses semblables ne fait pas que découler logiquement du fait d’aimer Dieu, mais c’est substantiellement la même chose. La charité, selon Claire de Castelbajac, consiste à « aimer les autres parce que Dieu les aime ». Il ne s’agit donc pas d’une réciprocité à deux termes, mais à trois (tiens, comme dans la Trinité, mais bref...) : d’une part l’amour de l’autre en tant que semblable, d’autre part l’amour de Dieu qui contient en lui-même tous les semblables, et enfin l’amour de Dieu pour la créature, ces trois relations se faisant écho l’une à l’autre. Saint Paul dit bien que la pratique de la réciprocité entre les humains sans l’amour de Dieu (la charité) n’est qu’une vanité. 
    On voit bien, dans cette optique, que le transcendant et l’immanent ne sont pas deux dimensions qui s’excluent l’une l’autre, mais au contraire qu’elles sont comme une ligne horizontale et une ligne verticale qui se croisent en un point, qui est le Christ. D’où le symbole de la croix, sur laquelle celui-ci est justement cloué. Cela signifie que le Christ est le seul élément réellement universel.
    Tu vas sans doute me dire que ce n’est pas vrai car cela reste dans le cadre du monothéisme, et donc que ce n’est pas universel, mais ce n’est pas parce que d’autres civilisations ne se servent pas du mot « Dieu » et de la représentation du Christ que cela les exclut de cette universalité. Pour rappel, le nom de Dieu, dans la Bible, est : CELUI QUI EST (je mets des majuscules car la Bible en met, comme pour souligner l’importance de ce passage). Or, n’importe quel humain peut comprendre ce nom, donc Dieu n’est pas une propriété exclusive des religions monothéistes, mais est une réalité (c’est même La Réalité) accessible à tous.


    2) Une fois cette mise au point faite, une remarque s’impose concernant le tableau que tu m’as donné en lien : il ne concerne que le bien-être social. Toute considération cosmique qui dépasse du cadre social est exclu. Il ne permet donc pas de référencer une éthique de type chrétienne (ou bouddhiste, ou autre), puisque celle-ci concerne également l’univers entier. Si notre action procède de l’amour de Dieu, c’est que nous avons conscience que même en levant le petit doigt nous produisons un effet sur un grain de sable du Sahara. Nous n’agissons pas seulement en vue du bien-être social, mais au-delà (pour le Salut du monde). Cependant, il est remarquable que, vu de l’extérieur, dans un contexte ordinaire, une personne agissant dans la charité aura un comportement semblable à celui du niveau 6. C’est lorsqu’il sera question de sacrifice personnel qu’on verra apparaître des comportements impossibles à classifier dans le tableau. Mais sans aller jusqu’à ces situations exceptionnelles, soulignons que, même si extérieurement on ne voit pas de différence, c’est vu de l’intérieur que c’est complètement différent. Je sais qu’en tant que matérialiste, tu ne t’embarasses pas de ce genre de considérations, et c’est tout à fait cohérent avec tes principes, mais je ne vois pas pourquoi tu ne laisserais pas ceux qui voient quelque chose au-delà de la matière partir de leurs propres principes. 

    En parlant de principe, j’aurais aimé que tu me dises précisément où se trouve ma « pétition ». Au lieu de ça tu me dis simplement que j’en fais une, pour ensuite écrire : « Et donc tu ne peux pas faire plus universel que la morale universelle ». Si tu ne vois pas que, en faisant de l’universalité à la fois le principe et le but de ta recherche, que tu es dans la tautologie la plus complète, puisque tu valorises l’universel et le mets au-dessus de tout parce qu’il est universel, c’est inquiétant.


    3) Tu t’es couvert de ridicule en tentant d’argumenter à partir de Monsieur Spock, qui est un personnage de fiction, je ne pouvais pas ne pas le souligner, et je ne vois pas pourquoi j’aurais à répondre à ça.


    4) Pas besoin de compassion ou autre émotion spécifique pour construire intellectuellement une morale universelle, donc juste sur la raison pure, il faut juste utiliser la capacité d’empathie c’est à dire la capacité de se mettre à la place de l’Autre


    La capacité de « se mettre à la place des autres » suppose une certaine intelligence émotionnelle, car elle implique de ne pas faire certaines choses qui pourraient heurter la sensibilité émotionnelle d’autrui. Il faut donc être capable de comprendre les émotions, et donc d’en éprouver soi-même. Donc l’empathie n’a pas sa source dans la raison pure, mais aussi dans l’émotion.
    La compassion est bien différente. Elle signifie « souffrir avec ». Avoir de la compassion pour un être ne signifie pas imaginer la souffrance qu’il ressent en se mettant à sa place, mais souffrir en lui. C’est nous qui souffrons, mais pas en nous-même. La compassion a donc sa source dans un fait métaphysique bien spécifique, qui est l’unité fondamentale de laquelle tous les êtres tirent leur existence. Sans cette unité, pas de compassion possible. Nous voyons donc que nous retombons sur ce que j’ai dit au point 1 : la morale se fonde sur une réalité transcendante, et la relation avec celle-ci implique une conduite morale, non pas dans le sens où la personne change sa manière de réfléchir, mais où elle change tout entière (intellectuellement, émotionnellement...et même corporellement). Je sais que cela est absolument inadmissible pour un matérialiste, mais c’est pourtant bien réel, et expérimentable par chacun.

    Il est bien évident que ce que j’ai dit sur Jésus est applicable à Confucius, étant donné l’importance que celui-ci accordait au Ciel. 
    « En suivant les désirs de mon cœur, je ne transgressais aucune règle ».


  • Rounga Rounga 5 août 2014 21:50

    Bon, passons sur les reproches personnels, et venons-en aux arguments :

    De toute façon le catholicisme n’as pas abolit universellement l’esclavage, donc je ne sais pas ce que cela pourrait apporter de parler spécifiquement du catholicisme.

    Vu que le judaïsme et l’islam n’ont vraiment pas fait grand chose pour combattre l’esclavage, il est normal de parler du catholicisme, qui lui a réellement aboli l’esclavage antique (cf. message précédent, avec sources et références).

    Pourtant ce sont bien chez les penseurs des Lumières qu’on a vu divers auteurs remettre en cause moralement l’esclavage. Et qui ont servit de source d’inspiration à sa mise en œuvre par la république française., qui a proclamée l’abolition universelle de l’esclavage.

    Tu fais encore une généralité, mais sans donner d’exemple. Bon, je vois que plus loin tu cites, à raison, Rousseau, mais Rousseau était vomi par ses collègues des Lumières, donc le ranger dans ce courant est très abusif. Donc c’est du vent, et ça ne réfute en rien ce que j’ai dit dans mon message précédent, avec noms, exemples, et faits précis.

    Oui chez solon c’était pour dette, chez les chrétiens , c’est pour des raisons de chrétienté : pas d’esclavage entre chrétiens, c’est ce que dit ton texte de saint paul, mais il ne remet pas en cause l’esclavage lui même, lui non plus.

    Pas d’esclavage entre chrétiens, mais dans la mentalité chrétienne, tous les hommes sont appelés à devenir chrétiens, donc je te laisse conclure.

    obéissez à votre à votre maitre, et c’’est pas la peine de changer de statut si tu deviens chrétiens en étant esclave.
    Oui on sent la condamnation morale de l’esclavage....

    Tu remarques que Saint Paul s’adresse aux esclaves, et pas aux maîtres (puisque, s’adressant aux chrétiens, il ne s’imagine pas s’adresser à des possesseurs d’esclaves). Il les appelle à profiter de leur situation pour servir le Christ avec humilité. C’est donc avant tout un message spirituel, à côté duquel tu sembles être passé.

    Mais dans les faits, c’est l’individualisme qui a permis une plus grande attention à la vie de chaque être humain, et non le magistère de l’église, où alors je te recite tout ce que l’église a pratiqué, supporté, approuvé etc....

    Ben vas-y, récite, parce que là encore c’est une affirmation générale, sans références, sans exemples, sans faits précis, contrairement à mon commentaire précédent.

    Le moyen âge comme je te l’ai dis n’est pas vraiment la période où a été le plus respectée la vie des individus, les individus étaient aussi sacrifiables. Et pourtant c’est la période où le magistère de l’église était le plus fort.

    Idem. Tu n’expliques pas en quoi les individus étaient « sacrifiables ». 

    Avec l’individualisme moderne, c’est à dire le fruit de l’humanisme, la vie humaine est le bien le plus cher, ce qui est au cœur de la société, le moyen et la fin de la société , et non une quelconque institution autoritaire transcendante.

    Encore une affirmation générale. Tu te sers de plus du concept d’individualisme comme s’il était univoque et qu’il n’y avait qu’un seul individualisme, alors que c’est justement l’un des concepts les plus équivoques qui soient, et qui a évolué pendant tout les XIXème et XXème siècles. Par conséquent, j’aimerais que tu me dises précisément à quel notion de l’individualisme tu fais référence, puisqu’elle a l’air si extraordinaire.

    La vie humaine n’a jamais eu autant de valeur que depuis l’époque moderne, jamais les violences n’ont été autant rejetées socialement, etc...

    C’est sûr que la vie des ouvriers du XIXème siècle avait une grande valeur aux yeux des modernes capitalistes, et que leurs revendications n’étaient jamais réprimées violemment. La vie humaine n’a jamais été plus respectée que pendant les guerres modernes, avec le gaz Moutarde, les camps de concentration, les bombardements civils, les deux bombes atomiques...
    Et au passage : encore une affirmation générale.

    La marchandisation de l’individu, ce n’est pas de l’individualisme, mais du particularisme

    Il va bien falloir que tu acceptes de regarder les choses en face, et que tu admettes que la marchandisation de l’individu est l’aboutissement d’un processus qui prend sa source dans la modernité (processus que j’ai exposé brièvement, avec citations des moments dialectiques principaux, des notions essentielles). Pour ça, il faut que tu arrêtes de vouloir absoudre à tout prix la modernité, que tu voudrais pure de tout défaut. La modernité, avec ses aspects positifs, sera un jour dépassée, comme a été dépassé le monde ancien, avec ses aspects négatifs (oui, j’admets qu’il y en a eu, mais pas pour les causes que tu cites).



  • Rounga Rounga 5 août 2014 18:34

    Comme je te l’ais dis dans un message précédent, la morale de jésus est une morale universelle, reposant sur des principes universels


    La morale de Jésus repose sur un seul précepte : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur et de toute ton âme ». C’est universel, mais ce n’est pas un « principe ». Aimer Dieu n’est pas un concept, mais un mode d’être. Donc même si, du point de vue du résultat, cela engendre un comportement correspondant à une morale universelle, sur le fond c’est complètement différent, car la démarche pour devenir un être moral n’est pas la même.

    De toute façon vu comment est conçu le schéma qui se dégage du tableau c’est logique : au delà de 6 cela n’a pas de signification. C’est comme dire que jésus habite plus au nord que le pôle nord.

    Tu dis ça parce que tu refuses de remettre en question les principes qui président à l’élaboration de ce tableau. Si tu te places dans un autre paradigme, il y a d’autres catégories.

    dans star treck

    Tu déconnes, où tu te sers d’une fiction pour argumenter sur une question pratique ?

    Qu’est ce qui anime le psychopathe sadique dans le fait qu’il aime torturer ses victimes, si ce n’est le plaisir ?

    Donc déjà quand tu dis que le psychopathe agit sans émotion ce n’est pas vrai puisque le sadique est animé par la recherche d’une émotion , d’un sentiment, c’est tout sauf un être raisonnable.

    Je vais me permettre une digression sur les psychopathes. Tous ne tuent pas des gens, tu sais. Il y en a qui sont intégrés socialement, qui sont médecins ou traders (ce sont les professions qui comptent le plus de psychopathes, cf. American Psycho). Ceux qui tuent cherchent justement à ressentir quelque chose par procuration. Incapables de rien ressentir, en infligeant des douleurs atroces à une victime ils espèrent avoir un ersatz d’émotion.

    Mais maintenant je vais te répondre (encore) sur le reste : je n’ai jamais dit que ceux qui suivaient une morale universaliste étaient forcément des psychopathes, j’ai dit que le fondement de la morale se trouve dans la compassion et non dans la raison pure. Or, c’est en cherchant un fondement moral dans la raison pure que Kant, dans Critique de la raison pratique, parvient à la conclusion « agis de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en principe universel ». Pour Kant, un être parfaitement moral est donc un individu mû uniquement par la raison, et aucunement par l’émotion. C’est donc un psychopathe au sens strict du terme. Par conséquent, quand tu dis qu’un psychopathe ne peut pas accéder aux niveaux 5 et 6, tu ne fais que confirmer que la théorie morale de Kant ne tient pas. Par conséquent, si on remet en question son postulat de départ, il est également permis de remettre en question sa conclusion, qui est justement que le fondement de la moral est le fameux principe universel, l’impératif catégorique. Et comme ce tableau se base sur cette idée, je me permets de le discuter. C’est plus clair ainsi ? 

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