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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 10 décembre 2013 11:29

    Socrate avait déjà tout dit : « Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ».



  • Rounga Roungalashinga 10 décembre 2013 10:54

    L’esprit humain a une fâcheuse tendance à s’accrocher à une représentation déterminée des choses dès lors que celle-ci fait preuve, à ses yeux, d’un semblant de cohérence. Ainsi nous ne voyons la réalité qu’avec le bagage conceptuel que nous avons reçu de par notre culture et notre vécu personnel. De plus, il nous est plus d’autant plus difficile de nous extraire d’un paradigme qu’il est complexe et que le temps et les difficultés pour le construire ont été importants. Il faut lire La réalité de la réalité de Paul Watzlawick pour s’apercevoir de la manière par laquelle ce que nous prenons pour la réalité n’est en réalité ce que nous avons construit nous-mêmes. Plusieurs expériences de psychologie croustillantes sont présentées pour étayer le propos.



  • Rounga Roungalashinga 10 décembre 2013 08:39

    Exactement comme au temps de la ségrégation raciale aux USA :

    – les Blancs avaient le droit de se marier — entre Blancs — ;
    – les Noirs avaient aussi le droit de se marier aussi — entre Noirs.
    Et cependant, malgré cette stricte « égalité » formelle, certains ont osé protester contre cet état de fait…
    C’est incompréhensible !


    Je ne comprends pas votre argument. Pour avoir une analogie correcte, il aurait fallu que les homos, avant le « mariage pour tous », n’aient le droit de se marier qu’entre homos et les hétéros qu’entre hétéros. Or c’était strictement le contraire, puisque cette situation, c’est précisément celle qu’a institué en pratique le « mariage pour tous » !

    Par ailleurs, il se trouve que votre pauvre argument boutinesque est juridiquement erroné : les tribunaux condamnent de temps en temps des époux (tantôt la femme, tantôt le mari) pour manque ou absence de relations sexuelles avec le conjoint.

    D’une part cela ne fait que prouver ce que je dis, puisqu’en mettant la consommation au coeur du mariage, c’est bien que c’est la procréation qui était visée, et d’autre part cela n’est plus vrai. La non-consommation ou l’impuissance (la femme pouvait entamer une procédure où des médecins vérifiaient la vigueur virile du mari accusé, et cela pouvait aller jusqu’au « congrès », où les époux copulaient devant des témoins) était une clause d’annulation du mariage, mais plus maintenant. Le devoir conjugal, c’est fini, maintenant il n’est plus jugé important que des époux cherchent à fonder une famille, l’essentiel c’est qu’ils s’aiment (ce qu’ils peuvent très bien faire sans se marier).


  • Rounga Roungalashinga 9 décembre 2013 09:36

    Nous dévions maintenant du sujet. Le débat sur la dignité de la femme et le rôle du mariage qui avait été initié tourne maintenant à l’affrontement homos/hétéros, que je n’ai jamais souhaité. Le fait qu’il n’y ait que vous pour jouer cette carte là est très révélateur de la disposition d’esprit dans laquelle vous êtes pour réfléchir à la question. En ce qui me concerne je dénonce simplement une logique, que le « mariage pour tous » valide et accompagne : la logique libertaire selon laquelle l’individu est une monade isolée qui doit trouver sa liberté par la jouissance. Ce n’est pas en tant qu’hétéro que je me positionne vis à vis du mariage, mais en tant qu’individu pesant les conséquences d’une certaine idéologie sur le bien-être de la société, des familles, et des individus.



  • Rounga Roungalashinga 8 décembre 2013 10:43

    Le mariage est une union censée encadrer la reproduction et la transmission, et unir des familles. Ce n’est que récemment que l’on s’est mis à considérer le mariage comme l’officialisation de l’amour entre deux êtres. L’Eglise a initié la chose en faisant du mariage un sacrement, permettant théoriquement à deux individus de se marier sans autre accord que le leur propre. Mais comme le rapport charnel impliquait encore certaines responsabilités, il a fallu attendre l’apparition de la contraception de masse pour que le mariage d’amour soit porté au pinacle, avec curieusement une explosion des divorces. On peut en outre faire remarquer que, du moment que deux personnes peuvent s’aimer et vivre ensemble sans se marier, on voit mal l’intérêt qu’il y a à se marier si ce n’est pas pour passer à l’étape suivante. Les militants homos en faveur du « mariage pour tous » ne s’y trompent d’ailleurs pas : ils veulent le mariage à cause du problème des enfants. C’est donc qu’il est bien admis, même pour eux, que le mariage concerne les enfants.

    Cela dit, je ne vois pas en quoi mettre la reproduction au centre du mariage revient à faire de la femme un objet. Etre enceinte est une chose naturelle, et très belle sur le plan symbolique, puisque la femme met quelqu’un au monde. C’est une bien étrange conception de la dignité, quand baiser une femme pour le plaisir sexuel est considéré comme plus respectueux vis à vis de sa personne que lorsque l’acte sexuel est orienté vers la transmission de la vie. Payer un ventre pendant neuf mois pour satisfaire son désir d’enfant, quitter sa femme parce qu’on aime les hommes et lui envoyer une pension alimentaire pour combler l’absence, voilà le mépris de l’être humain : tu m’as fait un enfant, et maintenant l’argent que je te donne me permet de ne plus avoir la moindre considération pour toi, de ne pas avoir à m’engager affectivement envers toi, de ne plus avoir de solidarité financière vis à vis de toi en-dehors de ces quelques euros que je te donne maintenant ou à échéance régulière. Ce n’est pas ce genre d’éthique qui parviendra à me faire culpabiliser. Le monde que toute cette mascarade accompagnant le mariage homo prépare est à gerber, on n’a pas à baisser les yeux, nous qui avons encore de la considération pour l’être humain, devant ses nouveaux curés qui nous agonisent d’injures absurdes. Vous n’arriverez pas à nous impressionner par votre morale, seulement par votre bêtise.

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