@Croa 2) Je m’étonne toujours de la capacité à certain à afficher leur ignorance avec tant de fierté !
Les réacteurs nucléaires sont, bien entendu, prévus pour faire du suivi de charge, et heureusement ! En France, ce sont surtout les 20 tranches de 1300MW qui sont prévus pour.
Votre argumentaire repose uniquement sur l’opposition des coûts d’investissement de l’EPR (nucléaire) vs éolien mais votre « démonstration » est vraiment lacunaire. Il manque notamment :
la prise en compte de la durée de vie des installations (60 ans pour un EPR, 25/30 ans pour une éolienne) avec prise en compte de l’actualisation,
la prise en compte des coûts d’exploitation. loin d’être négligeable dans les deux cas : environ 24€/MWh pour le nucléaire (source cours des compte 2014) et 55 000€/MW par an pour l’éolien (source enr.fr) soit 25€/MWh avec un Kd de 25%.
la difficulté technique et administrative pour des projets énergétiques (nucléaire ou éolien),
l’acceptation du public et notamment au niveau local : est-ce plus facile de convaincre une commune d’implanter une centrale nucléaire ou des centaines pour l’implantation d’éoliennes ?
les coûts de développement du réseau pour raccorder 11 500MW d’éolienne (soit environ 6000 éoliennes),
la capacité d’un réseau à absorber 11 500MW d’intermittence,
l’impact économique et social. Je pense notamment à l’emploi où les ENR n’ont malheureusement pas eu l’effet positif escompté puisque l’exemple français montre une création d’emploi ridicule (qui décroit) malgré les milliards englouties : l’éolien représenterait moins de 5000 emplois en France en 2014 entre la vente des équipements et la commercialisation de l’électricité (source ADEME voir p 37 du rapport).France Energie Eolienne est plus optimiste et l’estime à 12 500 emplois (source) ce qui reste très faible compte tenu des capitaux et subventions investis.
Tout ça pour dire que la question est loin d’être aussi simple qu’un rapide calcul de coin de table et des affirmations gratuites.
@JMBerniolles Daiichi ou Daini peu importe ! Que ce soit un tsunami peu importe ! Le fait est que nos centrales ne sont pas robustes à une concomitance d’une perte d’eau alimentaire et d’une perte totale d’alimentation électrique (normale + secours). C’est un fait ! Comme je le disais : la probabilité que cela arrive est infime, mais si on regarde ce qu’il se passe dans ce cas, nos REP ne tiennent pas longtemps (vous n’avez pas d’aspersion dans ce cas puisqu’elle n’est pas alimentée en électricité et l’efficacité des recombineurs restent à démontrer en cas de concentration localisée d’hydrogène).
Après il est vrai que l’organisation japonaise était à des années lumière de la nôtre et c’est probablement ce qui nous aurait éviter un tel accident, le relâchement dans l’atmosphère aurait du être fait beaucoup plus tôt !
Mais comme vous le dites : il suffit de peu (des diesels d’ultime secours, une réserve d’eau supplémentaire et la FARN) et c’est bien l’objet des travaux post-Fukushima.
Mais ne pensais pas que je suis là pour pointer des défaillances. Je considère au contraire que cela est une preuve du bon fonctionnement de l’organisation de la sûreté en France ! Et je pense qu’on peut s’en féliciter qu’une industrie aussi lourde et complexe sache réagir aussi vite et de manière aussi transparente.
@Layly Victor j’ai répondu à différents de vos posts, Je m’excuse que vous l’ayez pris pour une « attaque » ! Je ne l’ai fait que dans l’objectif d’améliorer le débat et absolument pas pour décrédibiliser vos arguments.
Je pense qu’on a une vision différente du rôle de l’ASN. L’industrie électro nucléaire fait « peur ». Cette peur n’est pas justifiée (de mon point de vue) mais c’est un fait. Et comme je l’ai déjà dit : sans opinion publique, pas de décision politique et donc pas de nucléaire.
C’est ce qui fait que ce qui s’applique au nucléaire ne s’applique à aucune autre industrie (même l’aéronautique ou l’industrie pharmaceutique). Je pense notamment au soucis de transparence. Ce n’est pas l’ASN qui l’a décidé mais l’opinion publique qui l’exige désormais.
Cela implique des procédures complexes et contradictoires, qui peuvent ralentir la filière mais qui lui sont nécessaires si elles veut perdurer.
Avez vous un lien vers une vidéo de cette séance plénière ?
@Layly Victor comme dit dans un autre post : je partage votre position dans les grandes lignes ! Vous avez écrit que les accidents de réactivité sont exclus, ce qui est faux. Reconnaissez le Ce que je voulais dire c’est que c’est le genre d’approximation qui coûte cher dans les débats avec des anti qui adorent s’engouffrerdans ce genre de faille.
Et pour confirmer : OUI vous avez 100% raison en disant qu’un parallèle entre un REP et Tchernobyl est complètement impertinent. De l’organisation, à la conception en passant par la gestion de l’accident, RIEN, absolument RIEN n’est applicable aux REP français.