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Salade75

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  • Salade75 9 avril 2018 14:48

    @Fergus
    Dans les entreprises publiques, rares sont les mouvements ou les syndicats sont dépassés par la base, et encore moins chez SNCF.
    Vous avez le cas dans les hôpitaux car les « grands » syndicats n’y ont aucun pouvoir pour la raison qu’ils ne se sont jamais intéressés vraiment à cette population, qui en retour les méprise. Ce n’est pas un hasard si les infirmières ont lancé la première coordination.

    Pour le ferroviaire, le système est bien plus verrouillé (Cf le nb de secrétaires généraux de la CGT issus de SNCF).

    Cela fait plus de 2 ans que les syndicats et la direction bloquent de concert les travaux sur la convention unique des cheminots. Cela date d’avant Macron.
    Ils ont beau jeu de parler d’ordonnance, de coup d’état, alors que si ils avaient fait leur boulot, le sujet serait réglé.

    Ensuite, il ne reste plus qu’à mobiliser les salariés sur des sujets mensongers (la privatisation en tête, thème que vous reprenez vous-même) pour les manipuler.

    Attention, je ne dis pas que la réforme est une bonne réforme, ni que le gouvernement ne recherche pas un scalp.
    Je dis juste que les syndicats, pour de pures raisons financières, poussent à la grève.



  • Salade75 9 avril 2018 13:39

    Bonjour,
    je suis d’accord avec vous quand vous parlez de « Mépriculture », et sur la plupart des choses que vous dites sur ce sujet..

    Mais sur le sujet d’accroche du titre, je pense aussi qu’il y a chez nous une gréviculture, en particulier dans les entreprises de service public qui servent de pompe à finance aux syndicats ouvriers. Et cela encore plus en période d’approche des élections professionnelles (decembre 2018).
    Cette culture est tirée à la fois par une approche très « années 70 » des conflits chez certains dirigeants syndicaux (Martinez appelé « le stalinien » par ses homologues) et par un mode de financement des syndicats problématique quand le taux de syndicalisés est très bas. Le rapport Perruchot, bien enterré lors de sa sortie, montrait bien les convergences d’intérêt des patrons et des syndicats patronaux, ouvriers et agricoles sur les modalités parallèles de financement.
    Et bien entendu, cela au détriment bien compris de part et d’autre du service public comme des travailleurs.



  • Salade75 8 avril 2018 19:44

    @Claudec
    La responsabilité collective est l’excuse du lâche sur sa propre responsabilité.



  • Salade75 8 avril 2018 13:10

    Bonjour,
    Vous n’êtes pas sur le bon site pour ce genre d’article.
    Ici, tout est de la faute, au choix (plusieurs choix possibles), des médias, de Macron, des riches, de l’oligarchie, des capitalistes, du système, de l’UE, des bobos, des fachos, ... et le bon peuple n’est que la victime expiatoire et un peu neuneu de ces puissances du mal ...

    Ce que je trouve intéressant, c’est de faire la part des choses entre « ...nous sommes les seuls vrais artisans de notre propre destinée... » et le message favori des partisans du libéralisme « chacun peut faire ce qu’il veut pour peu qu’il s’en donne la peine ».
    Je pense que le premier axiome est globalement vrai, et que le second est totalement faux.
    Globalement vrai pour le premier car on ne part pas de 0, et l’enfance et la famille montent des murs plus ou moins haut, que l’on n’a pas toujours envie de franchir à cause des conséquences que cela aurait sur les autres, même si c’est de l’autre côté qu’on souhaiterait être. Mais au delà de ces contraintes, on a effectivement toujours la possibilité de se choisir un autre présent, et donc un autre avenir.
    Le second est totalement faux car les capacités de chacun ne sont pas identiques. Ce second axiome est extrêmement pernicieux car il infuse l’idée que seul le manque de volonté explique le manque de réussite, et cela légitime d’énormes inégalités de répartition des richesses.



  • Salade75 6 avril 2018 12:29

    Bonjour @Fergus,
    je trouve votre commentaire intéressant car il souligne exactement le désaccord entre les partisans de la grève et ceux qui ne la soutienne pas.
    Vous dites « les 25 ans vs les 6 derniers mois ... cela équilibrait les choses » et « sont effectivement devenus à l’avantage du public ... cela n’a pas toujours été le cas ».

    Le sujet est exactement là  : pourquoi une chose légitime à un moment doit elle être maintenue lorsqu’elle ne l’est plus ?

    Les partisans de la grève disent « acquis social ».
    Les autres disent « anomalie ».

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