Bonjour, Il y a plusieurs points que je ne partage pas avec vous : 1 - Nulle part il n’est écrit que l’objectif est de privatiser la SNCF. Il s’agit seulement d’ouvrir à d’autres entreprises qu’à SNCF la possibilité de faire rouler des trains ... Même l’UE ne demande pas autre chose. La focalisation sur ces spéculations permet de nier les vrais problèmes de cette entreprise 2 - Vous comparez avec la naissance du chemin de fer ... Mais cela n’a rien à voir puisque ces entreprises n’auraient pas la gestion du réseau ... 3 - Vous méprisez les salariés qui ont subi la régression de leur condition quand les cheminots se sont battus pour conserver la leur. Mais « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Le pouvoir de nuisance des cheminots en grève est tel que la plupart des gouvernements reculent avant même le combat. Et ceux qui ont essayé ont vite reculé quand même face au désordre. Maintenir ses acquis en se servant de ceux qui ne les ont pas comme bouclier humain, cela n’a rien de glorieux, même si c’est efficace. 4 - On dirait à vous entendre que le statut date de 1989, et que les cheminots sont des« Cosette » des temps modernes. Mais déjà à cette époque il était décalé. Il y a bien longtemps que les salaires dans cette entreprise sont au niveau de ce qui se fait ailleurs, mais avec des conditions de travail bien meilleures. Si l’entreprise avait du mal à recruter, c’est qu’elle ne faisait pas rêver. Et la retraite moyenne des cheminots est supérieure à celle du privé ...
Ce n’est pas avec ce genre de lutte décalée que la conscience de classe reviendra. Au contraire, cela amplifie le corporatisme, les sentiments d’injustice, les scissions, au plus grand profit de ceux qui ont intérêt à diviser les salariés.
Bonjour, « D’avance, solidarité avec tous ceux qui se battront sur le terrain à partir du 22 mars ! ».
Absolument pas pour moi. L’objectif de la grève (j’avais initialement écrit « guerre », lapsus) n’est pas le service public, mais le corporatisme. L’objectif n’est pas de sortir SNCF de son ornière, mais une vengeance car les cheminots auraient été « humiliés » . L’objectif n’est pas de lancer un grand mouvement dont tous les travailleurs seraient les bénéficiaires, dans un élan solidaire national, mais simplement qu’on ne touche pas au fameux statut. CF. Article du parisien du 20/03. On trouve dans cet article des mots forts qui montrent bien le peu de cas que font des « usagers » ces « adorateurs du service public » que seront les grévistes à répétition cheminots : Paroles de CGT - « perturber au maximum la circulation des trains tout en limitant l’impact financier pour les grévistes » et ce, le plus longtemps possible - « c’est tout simplement jouissif » ! - « La désorganisation du travail devra aussi se faire les jours ouvrés » - "Si jamais nous voyons que ces deux jours (NDLR : de grève) ne suffisent
pas à désorganiser la production alors nous pourrons toujours durcir le
ton"
Au moins c’est clair. Le syndicalisme de progrès montre une nouvelle fois toute la qualité de sa vision et son amour du service public.
@xana L’auteur demande aux français de respecter les russes, car sinon, ça va mal aller :). Ce qui est sûr, c’est que l’on ne peut pas attendre de l’autre qu’il vous respecte si vous même ne le respectez pas.
Je ne sais pas si « les français » sont cons, lâches, paresseux, crédules, soumis, amers et haineux comme vous les décrivez, mais vous même ne semblez pas trop les respecter ! N’attendez donc pas du respect en retour ...
@Pere Plexe Je rebondissais juste sur votre remarque « Dans les spécialités ferroviaires elle sont extrêmement rare. » Je vous laisse la responsabilité du mot feignant que je n’ai jamais employé, et que je n’emploierai pas. Pour ce qui est de la concurrence, c’est toujours plus facile d’aller la faire chez ceux qui l’autorisent que de l’accepter chez soi. Quant au virages technologiques, ce qui est effectivement facile, c’est de dire que c’est plus facile chez les autres ... Rappelons aussi que le corolaire aux 33Milliards de CA, c’est 13 Milliards de subventions + 3 pour les retraites ...
Mais je vous rejoins entièrement sur la stupidité (non demandée par l’Europe, pur choix de la direction SNCF de l’époque et du gouvernement français) de la séparation autre que comptable de l’EF ultra majoritaire et du gestionnaire de réseau !