Bonjour @popov, Je ne justifie rien du tout. Je vomis ce système qui accapare, comme dans un lamentable retour au moyen age, les richesses dans un nombre de plus en plus limité de mains. Je me moquais dans la campagne des groupies de Mélenchon qui voyaient dans l’impôt l’alpha et l’Oméga de la justice sociale alors que le sujet n’est pas l’impôt mais la répartition initiale des fruits du travail.
Par contre, j’essaie de dire que les écarts réels ou ressentis entre les conditions appliquées aux uns et aux autres, surtout quand ils sont basés sur des décisions prises dans des époques révolues, créent nécessairement des ressentiments. A cet égard, notre manière de toujours repousser à la génération d’après le traitement des problèmes d’aujourd’hui (voire à des centaines de générations dans le cas des déchets nucléaires) ne peut que créer de la jalousie. Le modèle de pensée porté par les bonnes âmes aujourd’hui est celui né des 30 glorieuses et de la guerre froide réunis : un enrichissement plus ou moins partagé (progression de l’économie + peur du communisme). Ce modèle est révolu.Je n’y suis pour rien, et probablement vous non plus. Aujourd’hui le modèle est celui cité au dessus, proche du moyen âge. Dans ces temps difficiles, si les petits ne sont pas solidaires, les grands continueront de les enfoncer. La solidarité commence par la justice (je ne parle pas d’égalité). Si les petits défendent les injustices à leur niveau, comment justifier la lutte contre les injustices générées par les grands ? Ex : comment justifier aujourd’hui l’âge de la retraite à 52 ans pour un conducteur de train (système hérité d’une époque totalement révolue) alors que des maçons doivent eux attendre 62 ans ! ...
Bonjour @Pere Plexe Votre remarque me fait penser à celle que l’on entend souvent chez SNCF : « on est les meilleurs ». On y fait des benchmarks, mais on se sert des résultats pour expliquer que certes, ce qui est fait ailleurs est bien, mais que chez eux ce n’est pas pareil. Cette suffisance explique en partie pourquoi des virages technologiques pris par des EF ou gestionnaires de réseau étrangers il y a 20 ans commencent à peine (au sens strict : péniblement) à émerger chez SNCF. Prendre, sans les connaître, les autres pour des incapables n’est jamais un bon point de départ
@Alren Les retraités ont dans certains domaines des compétences avérées, mais ils reproduisent ce qu’ils ont vu. Et ce qu’ils ont vu ne marche plus très bien. SNCF ferait aurait intérêt à augmenter le nombre d’actifs maitrisant les fondamentaux, à gérer les transmissions de connaissances comme cela se fait dans toute entreprise sensée, plutôt que de faire appels à des retraités qui la maintienne dans le passé.
Il est amusant de voir que des gens qui défendent l’abaissement de l’age de la retraite veulent aussi faire travailler les retraités ...
@domi Bonjour, C’est un autre sujet, mais si la seule façon d’envisager la lutte est de figer le passé, oui, c’est évident.
C’est un peu comme de la mécanique. Soit vous avez une force qui permet de tout arrêter, soit vous vous mettez dans le mouvement et vous infléchissez la course. Sinon, vous êtes écrasé.
Bonjour, Je trouve cet article sans grand intérêt car à part le petit côté caustique, mais fatiguant car ce ressort est usé jusqu’à la corde, on n’y retrouve pas beaucoup d’arguments. Oui ils ont travaillé 40 ans (pour certains...), et alors ? Leur successeurs toucheront moins après avoir travaillé 42 et + probablement, Oui les conditions de travail étaient parfois difficiles. Et alors ? Pensez-vous que celles d’aujourd’hui soient si merveilleuses ? 1200€ ce n’est effectivement pas beaucoup, ... mais 50% des salariés touchent le SMIC ... et ils ont moins cotisé que cotisent aujourd’hui les salariés... Non, ils ne sont pas riches, mais leurs successeurs le seront encore moins car, par exemple, ils ne pourront pas bénéficier des bienfaits de l’inflation sur l’acquisition de logements. Oui les salaires des sportifs sont délirants, et l’évasion fiscale est scandaleuse : mais est-ce que cela veut dire qu’il ne faut traiter aucun autre sujet tant que l’on n’a pas traité celui-là ...
Pour la population non retraitée, le problème des retraites n’est pas tant leur montant que l’injustice ressentie. Dans certains pays, les retraites sont indexées sur les résultats économiques du pays. Les salariés comme les retraités voient donc leurs revenus évoluer de la même façon.
Chez nous, en matière sociale on a des situations décalées parce qu’on vit en permanence dans le passé. Les retraités des années 70/80/90 sont partis avec les conditions des « 30 glorieuses » qui n’existaient plus depuis longtemps pour les derniers. Les retraités d’aujourd’hui partent avec celles des années 80/90 qui n’existent plus non plus.
Ce décalage permanent crée un sentiment d’anachronisme et d’injustice chez ceux qui n’en « bénéficie-ront » pas quand la société régresse pour le plus grand nombre (tout cela ne concerne pas évidemment que les retraites, loin s’en faut). Il crée aussi des abysses financiers car là ou il faudrait réagir vite, on met 30 ans pour prendre en compte une tendance de fond ... qui a évidemment changé quand la réforme précédente arrive à effet ... Plutôt que de s’arcbouter sur des combats d’arrière garde qui encouragent ces sentiments d’injustice, il faudrait ancrer les luttes sur l’avenir (ne pas figer le passé, mais préparer l’avenir).
Malheureusement, nos contestataires d’aujourd’hui n’ont pour seule haine ou amour que le CNR (qui a été une formidable avancée) : 70 ans après, et avec une telle évolution du monde, c’est bien dommage.