C’est fabuleux de connaître le ’copié-collé’. Encore faut-il en faire une analyse.
Vous parlez de natalité et démographie galopante en Afrique. Est-ce que vous vous souvenez au moins que l’Afrique est un continent de 53 pays ?
La population de la Chine s’élèvait à 1 338 613 000 habitants en 2009, soit près d’un cinquième de l’humanité.
La population indienne s’élève, elle, à plus d’un milliard avec une augmentation de 19 millions par an.
Quant aux USA, ils se sont 3ème derrière la Chine et l’Inde au classement des pays les plus peuplés au monde, avec un taux de natalité important.
Voyez, rien qu’en cumulant 3 grandes puissances mondiale, on arrive à un total de près de la moitié de la population mondiale.
Donc inutile de déplacé les problèmes africains sur le terrain démographique, qui est certes une question importante, mais strictement pas la raison de tous les maux du continent Africain.
Par ailleurs, vous parlez de déforestation massive : dommage que vous ne précisez pas exactement le nom des multinationales responsables de la déforestation, ainsi que leurs débouchés qui sont essentiellement occidentales.
Car vous pouvez dire tout ce que vous voulez sur la déforestation, mais ce ne sont pas les africains qui profitent en tout cas de cette production massive.
Tout comme ils n’ont jamais profité de l’extraction des minerais, du pétrole et autre matières premières.
Donc parler de surpopulation, certes, de pollution, sûrement, mais ne jamais oublier de préciser que depuis que l’occident exploite les matières premières africaines, cela n’a contribué ni à la création d’emplois locaux, ni à la création d’une classe moyenne africaine, ni à quelque développement et progrès que ce soit dans les pays d’Afrique noire.
Le problème réside donc bel et bien dans l’exploitation quasi monopolistique des ressources africaines par les multinationales occidentales grâce à des réseaux mafieux locaux.
L’absence de toute structure administrative, juridique et étatique forte dans la majorité de pays d’Afrique noire est bien la particularité grâce à laquelle des élites africaines se maintiennent au pouvoir, détourne les aides au développement avec l’aval des puissances et organisations occidentales qui laissent faire pour mieux continuer le pillage organisé.
Cependant, vous versez dans le pessimisme pour rien. Mon commentaire visait à mettre en évidence un principe fondamental :
·Les afrométropolitains sont avachis sous le poids du capitalisme.
Ils fuient la misère africaine pour mieux affronter la crise économique, sociale et financière européenne.
Donc je suis d’accord comme vous de dire qu’ils ne sont pas beaucoup à lire les ouvrages cités précédemment. La majorité d’entre eux, pour les plus jeunes, écoute NRJ, BFM ou encore regardent TF1, accourent comme des dératés faire les soldes comme s’ils n’avaient rien à se mettre et c’est un grand miracle s’ils ouvrent un livre ou regarde Arte.
Mais c’est un comportement consumériste qui caractérise tous les jeunes français, toute origine confondue ! Une fois rentrés chez eux, noyés dans leurs fringues, ils se rendent compte qu’ils n’ont plus rien pour payer leur loyer, faire les courses etc etc…
Jeunes ou vieux, afro ou franco-français, tous voguent sur la vague de la nonchalance jusqu’à réaliser que la vie se durcit de plus en plus et qu’il faut se retrousser les manches, voire travailler dur pour gagner sa place au soleil.
Les inégalités sociales se creusent de plus en plus, et qu’ils soient noirs, blancs, jaunes ou autres, les français pensent avec inquiétude à leur avenir.
Comme je l’ai expliqué par ailleurs, l’Etat français contribue à endormir la conscience des minorités, minimisant le fait de la colonisation. C’est un réel enjeu politique et économique à posteriori, car dès que la africains se rendront compte que l’Etat français continue assidument sa politique de pillage organisé en Afrique, ils se mobiliseront de plus en plus. Apprendre l’histoire signifie ‘ouvrir les yeux sur le présent’.Beaucoup d’africains s’en rendent déjà compte.
Mais le reste est bercé par l’illusion du révisionnisme français. Il faut donc être patient. Discuter avec les gens. Les interpeller. Et ne pas baisser les bras. Car c’est une réelle bataille de l’information et de la communication.
« Ce refus de tout effort de réflexion autonome et organisé consolide l’incapacité pour nombre d’Africains de revisiter l’histoire de leur continent aux fins de mieux la saisir pour pouvoir ensuite la réécrire. »
Cet article est une belle tentative d’expliquer les malheurs de l’Afrique.
Toutefois, il ne faut pas tomber dans les clichés inutiles.
L’Africain ne fait pas plus la fête que n’importe quel autre français.
Il est certes jovial mais l’hospitalité, la joie de vivre et le besoin de décompresser caractérise TOUTES les nationalités ! Les afrométropolitains ne sont pas différents de n’importe quel franco-français ou asiatique ou autre, vivant en France et profitant du niveau de vie dès qu’il a un pouvoir d’achat minimum !
Vouloir profiter de la vie, travailler dur pour mettre les siens à l’abri du besoin est parfaitement humain : de même que vous ne voyez pas les afrométropolitains impliqués massivement dans des actions politiques, vous ne verrez pas beaucoup de français se battre pour les injustices sociales. C’est humain.
Nous ne pouvons pas tous être politiquement éveillés ! En général, et c’est valable pour n’importe quel peuple : il y a un meneur, un groupe qui le suit et tous les autres qui y adhèrent, en fonction du talent que le meneur aura de convaincre autrui !
L’Afrique est cependant dans un état critique, déchirée par des guerres sans fins ou de nouvelles à venir, une corruption occident-afrique, des crimes contre l’humanité en veux-tu en voilà, l’illétrisme, la pollution, les famines...
Mais c’est bien connu : ce qui est loin du regard est très loin du coeur. Surtout lorsque cela ne nous affecte pas personnellement.
De plus, plusieurs éléments extérieurs contribuent à maintenir les afrométropolitains dans l’illusion de leur confort consumériste :
* le discours négationniste des médias et intellectuels français qui fait passer la colonisation pour un bienfait * le discours démagogique que ’le passé est passé’ * les clichés servis à la pelle que l’africain n’a pas d’histoire...
Et d’ailleurs, vous y tombez vous-même joyeusement, dans ce cliché de l’africain qui adore faire la fête et n’aime pas réflechir.
Mais pouvez-vous me montrer un seul ouvrage scolaire français qui traite de la guerre du Cameroun ? Ou peut-être de l’assassinat de Lumumba, Sankarah ou coup d’état contre Olympio Sylvanus ?
Vous voyez ? Il ne suffit pas de dire que l’africain est parresseux intellectuellement. Il faut aussi créer des ouvrages grands publiques vulgarisants sur l’histoire africaine, les révoltes de l’esclavage et colonisation qui aujourd’hui n’existent pas. Ou commencent timidement a émerger.
Enfin, si ces ouvrages n’existent pas aujourd’hui, et ne sont pas disponible au plus grand nombre, c’est que, de mon humble avis, les dirigeants français ne veulent pas que cette histoire se sachent. Ils ont réecrient l’histoire africaine pour continuer à piller ce continent en toute impunité. Autrement, il faudra que ça cesse. Et il faudra juger les assassins de Lumumba, toujours en cavale (sa fille en parle de façon très poignante dans un reportage qui lui ai dédié) et aborder la question de réparation post-coloniale qui n’a jamais été abordée.
Mais quel dirigeant français voudra renoncer à l’impérialisme français pour ce grand chantier ?
En attendant, pour l’anecdote, dans son superbe ouvrage Le Néo-Colonialisme : dernier stade de l’impérialisme, Kwamé Nkrumah relate ceci :
— > Lors de la décolonisation du Congo, terrassé depuis des décennies par l’une des plus violente colonisation, les colons belges qui ont du quittés leur ancienne colonie à la hate ont demandés au nouveau gouvernement des indémnités financières pour les dommages qu’ils auraient subis lors de leur départ...
Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire africaine et colonisation, quelques ouvrages épatants :
* François Xavier Verschave : Noir Procès/ Françafrique, le plus long scandale de la république/ Négrophobie * Adame Ba Konaré : Petit Précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy * Gerald Caplan : l’Afrique trahie * Joseph Stiglitz : la grande désillusion et le triomphe de la cupidité * Thuram : mes étoiles noires *Olivier le Cour Granmaison : Coloniser et Extérminer. *tous les ouvrages de Franz Fanon et Olivier
@ Analis : désolée, mais votre point de vue repose sur une ’analis’ erronée.
Ouattara est bien le candidat de la Françafrique dans sa pure tradition de fraude électorale.
Sa « victoire » volée se base sur :
_ une fraude de 500 000 voix (bourrage d’urnes dans le Nord et falsification du taux de participation) ;
_ un soutien partial de l’ONU au détriment du respect d’une élection transparente et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire : des dizaines d’observateurs internationaux menacés de morts dans le Nord et l’Ouest ivoiriens, les rebelles non-désarmés, contrairement aux accords de Ouagadougou, la non-confirmation des certificateurs internationaux d’une élecion régulière.
Avant de parler de victoire légitime de Ouattara, je vous invite à sérieusement examiner les irrégularités du scrutin, les conditions de vote des ivoiriens dans le Nord et l’Ouest ivoiriens et enfin, le rôle des observateurs internationaux qui n’a pas été rempli.
Par ailleurs, Gbagbo a clairement proposé à Ouattara un recomptage de vote qui a été rejetté.
Quand on connaît l’ampleur de la fraude électoral, on comprend bien son refus !