@ Allain Julles : « Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l’intelligence, de la vérité et des valeurs. »
Intelligence, vérité et valeurs —> cela vous élimine d’office du bataillon des intellectuels...
A moins que vérité et valeurs ne soient intimement associés pour vous aux sophisme, fourberie, prosélytisme, suffisance sans bornes, paternalisme stone-age et éthnocentrisme dégoulinant masqués en développements aux airs alambiquées ?
@ Gelone : Oh oui, que c’est politiquement incorrecte...
Ca me rappelle tous ces baroudeurs français qui parcourent l’Afrique depuis des décennies et viennent donner des leçons aux Africains sur leur politique sous prétexte que personne ne connaît mieux qu’eux-mêmes cette Afrique.
Allons donc ! Parce que monsieur a tiré deux-trois lyons en safari dans sa jeunesse et écumés les palais présidentiels et ambassades en Afrique, il connaîtrait tout de la réalité africaine ?
Pour un type qui se réclame de l’objectivité, contrairement à tous les autres journalistes, Lugan a une analyse de la crise ivoirienne sacrément unilatérale et crédule...
Plusieurs points à souligner de la lecture de son blog. Depuis le début de la crise, Lugan n’y fait aucune mention aux :
_ fraudes électorales : fraudes des listes électorales début 2010 avant les élections, fraudes dans le Nord et l’Ouest du pays pendant les élections, pour une compréhension complète de la crise, ce sont des élements nécessaires ;
_ aucune mention aux nombreuses exactions et crimes contre l’humanitédes rebelles depuis le début du conflit ;
_ aucune mention du rôle de la France et de la non-intervention de l’armée française en 1999, premier coup d’état, puis 2002 et 2004, les coups d’état manqués. Ni à la tuerie de l’armée française le 9 Novembre 2004 de dizaines d’ivoiriens ;
_ aucune précision sur les observateurs internationaux qui n’ont pas pu remplir leurs rôles dans le Nord et l’Ouest du pays pendant les élections, empechés par les rebelles
_ aucune mention de l’accord de Ouaga qui stipulait que pour le bon déroulement des élections, les rebelles devaient être désarmés. Des milliers d’électeurs ont votés sous la menace armée de rebelles !
_ zéro mention de la problématique de la souveraineté des institutions ivoiriennes
Alors, objectivité journalistique, vous avez dit ? Tous ces points sont pourtant indispensables pour comprendre une crise déjà complexe !
Allassana Ouattara est annoncé sur le blog de Lugan comme le vainqueur, de facto. Sans aucune analyse sérieuse des 2 camps ou du rôle de la France dans le conflit. Son blog est non pas du journalisme impartiale, mais un ramassi de mâche prosélyte mal dosée.
Et pour finir, pour l’analyse de Lugan sur les différentes éthnies ivoiriennes, petit rappel car il n’est pas le seul à les connaitre, les éthnies ivoiriennes : plus de 60 éthnies ont cohabité ensemble depuis 1960, l’indépendance ivoirienne. Par ailleurs, le Nord de la Côte d’Ivoire n’existerait pas économiquement sans l’accès au port d’Abidjan, axe crucial de l’économie ivoirienne.
Un connaisseur de l’Afrique de l’Ouest proposant aussi allégrement la partition devrait pourtant le savoir.
! !! « En pratique, les pourfendeurs du libéralisme veulent nous faire croire que la démocratie ne peut pas s’articuler sans ‘ leur’ capitalisme. » —> lire « défenseurs »/ promoteurs et non « pourfendeurs » !
Une petite lumière dans ce billet médiocre ? Lequel ? Celui d’Attali ? Le mien ?
Daigneriez-vous expliciter votre ‘médiocre’ péremptoire ? Ou le copié-collé est votre seul moyen d’argumentation ?
Si ca n’est pas à la portée de votre matière grise, en copié-collé elle aussi, sachez que Jacques Attali pose-là les fondements de la société consumériste et de ses décideurs : point de démocratie moderne sans économie de marché.
A d’autres, s’il vous plaît.
« Cessez de voir les complots partout ? » Mais qui à parlé de complots ? Vous regardez trop TF1 et Koh Lanta… Faites donc un tour en librairie et ouvrez un ouvrage de Stiglitz, Stiegler ou d’autres économistes…
Vous réaliserez peut être que politique rime toujours avec économie. Surtout depuis l’effondrement de l’URSS.
Les deux tiers de cette planète sont asservis à la loi de l’économie de marché. Les défenseurs du capitalisme sauvage prônent l’installation de la démocratie, de gré ou de force, aux 4 coins du monde.
En soi, la démocratie est un cadre sociétal fantastique. En théorie.
En pratique, les pourfendeurs du libéralisme veulent nous faire croire que la démocratie ne peut pas s’articuler sans ‘ leur’ capitalisme.
Pourtant, ce capitalisme dont parle Jacques Attali est bel et bien responsable de la dégradation de la nature (disparition d’espèces massive), déforestation et pollution, misère et fracture sociale grandissante, répartition inégale des richesses, cautionnement de conflits politiques dans divers zones ‘tiers-mondiales’ riches en pétrole, diamants et autres ressources, paiement des principales crises économico-financières des 20 et 21èmes siècles par le contribuable, précarisation de façon générale de toute condition de vie humaine, au Nord comme au Sud.
Le voilà, le vrai visage de votre économie de marché.
La démocratie veut dire le pouvoir au peuple et la représentation des ses intérêts par les élus politiques. Le modèle de l’économie de marché est loin de représenter les intérêts des peuples, Nord et Sud réunis ! Il est à l’inverse responsable de beaucoup de maux économiques, politiques et sociaux.
Donc arrêtons la grande blague du refrain : point de démocratie sans économie de marché !
Il ne faut toutefois pas oublier que le problème de l’Afrique subsaharienne, outre la corruption insolente à double visage (interne sous forme de larbins africains ou externe pour les commanditaires néocolons occidentaux ou de l’hémisphère Nord), c’est que la décolonisation est :
1/ récente : à peine une cinquantaine d’années nous séparent de la servitude, des travaux forcés, de l’humiliation et oppression de toute humanité ou droit civil fondamental des africains (l’étape précédente était l’esclavage, abolit par l’empire français en 1848) —> j’estime donc que l’Afrique noire est actuellement en transition, à la recherche de son identité bafouée, perdue et humiliée au fil des siècles
2/ dévoyée : Patrice Lumumba, au moment des décolonisations de 1960 puis à la tête du gouvernement congolais pendant quelques mois, disait ’Nous voulons l’Indépendance totale’. Il était, au sens propre comme au figuré, la bête noire de l’écrasant colon belge et l’ONU, à la botte des puissances coloniales, ainsi que des USA et CIA, englué dans la guerre froide avec le titan communiste, l’URSS. Il a été sauvagement assassiné par les puissances coloniales et remplacés par Mobutu, placé par la Belgique pour mieux perpétrer le pillage colonial après les Indépendances.
Question : Lumumba ayant été assassiné, le but de l’indépendance totale s’est éloigné. Croyez-vous franchement les colons-capitalistes vont céder leurs parts de gâteau monopolistiques en Afrique Noire alors qu’ils ne l’ont jamais lâché ???
Vous parlez d’espoir pour les Tunisiens ou Algériens. Mais pensez-vous réellement que si l’armée tunisienne n’avait pas été matée, bien avant les émeutes, par un commanditaire extérieur, celle-ci n’aurait pas réprimé dans le sang la révolte tunisienne répondant aux ordres de Ben Ali ? Ne trouvez-vous pas étrange que l’armée tunisienne ce soit si brusquement détournée de son tyran sans crier gare ?
La révolte tunisienne est une belle farce, orchestrée par un bloc géopolitique (USA ? Israël ?). La volonté des tunisiens n’y malheureusement pour pas grand chose. La démocratie et les droits de l’homme non plus !
En revanche, la grande inquiétude est bien : par qui cette révolution a été orchestrée, par qui sera-t-elle récupérée et les intérêts de qui servira-t-elle ? Il y a de grandes chances pour que Ben Ali soit remplacé par un néocolon sbir du capitalisme sauvage. Echappés des griffes de la dictature pour mieux tomber dans celles de la mondialisation (précarisation ?) avilissante.
Hier, je lisais dans l’Express la fabuleuse intervention de Jacques Attali qui expliquait que la Révolution du Jasmin était le résultat logique de l’entrée de la Tunisie dans l’économie de Marché... Selon lui, l’économie de marché crée les conditions propices à la démocratisation d’une société.
Tiens donc... Dommage que Monsieur Attali ne nous explique pas comme la main invisible et incontrôlable de ce libéralisme crée la précarité, le chômage, creuse les dettes souveraines et enrichit chaque jour un peu plus une petite clique bourgeoise au détriment de la classe moyenne ou ouvrière occidentales, qui s’appauvrissent toujours un peu plus, notamment en payant, encore et toujours, c’est logique, les pots cassés des crises financières et capitalisme non-régulé dont Monsieur Attali chante si assidûment les louanges J Sans parler du tiers monde, qui offrira jusqu’à la fin des temps toutes ces ressources et matières (premières ou humaines)… Cadeau J