"Mobile" ne signifie pas que l’on peut le mettre n’importe où, mais qu’il peut être sur n’importe quelle voyelle d’un mot, sans que des règles le déterminent de façon claire.
"De plus, cela signifierait qu’il serait impossible à un locuteur de langue maternelle, même à un bon niveau d’éducation, à la première lecture de placer correctement l’accent tonique sur un mot nouveau et inconnu, ce qui serait pour le moins incongru et bien peu pratique à l’usage. "
C’est ce que le natifs eux-mêmes confirment. Evidemment, cela ne s’applique pas aux mots monosyllabiques.
"Enfin, je trouve ce commentaire d’autant plus choquant qu’il vient d’un francophone, or coté « irrationnel », le français se pose là (je parle de la langue bien sûr…"
Commentaire venant d’une étrangère qui n’a ni le français, ni l’anglais pour langue maternelle : le français c’est pas de la tarte, mais après avoir appris les règles de prononciation, on se sent bien moins démunis face aux mots inconnus qu’’en anglais, où il faut mémoriser la prononciation de chaque mot séparément.
"Pourquoi est ce que la Seine est féminin mais pas le Rhône ? Pourquoi dit on le Mexique ou le Mozambique mais la France ou la Martinique ?"
Bonne question Cependant ça n’a rien à vour avec la prononciation. Au fait, pourquoi "ship" en anglais est "she" et non "it" ?
"Donc en suivant la logique que vous imposez, le sexe des choses (quid des anges ?) serait "totalement irrationnelle en français" !.. ?"
Ben oui. Comme dans toutes les langues qui attribuent le genre aux mots. Mais encore une fois, ça n’a rien à voir avec la phonétique... et les bizarreries grammaticales, il y en a tout plein en anglais aussi.
"Benjamin et Alain, deux beaux brins de bruns, laissent des empreintes de parfum. Ca commence bien, cinq façons différentes d’écrire un même son et une ou deux consonnes que l’on prononce pas ! "
Oui, mais un étranguer ayant appris les règles le lira.
"On pourrait éditer une encyclopédie riche en volumes pour "dénoncer" les nombreuses "abberations irrationnelles du français" ou de n’importe quelle langue"
Ca oui. Et je dirai que le choix de la langue à apprendre doit être libre, car si on a une forte motivation, on arrive à digérer ces aberrations, mais si la langue est imposée, ces mêmes aberrations agacent et font souffrir.
"Il en sera probablement de même en l’absence de tout accent tonique"
Parce que vous arrivez à prononcer un mot sans accent tonique ?.. Bravo !
"Les langues à accent tonique (du moins, celles que je connais : l’anglais et l’espagnol) ne fonctionnent pas de la même manière, parce que l’accent influe directement sur le découpage syllabique du mot (ou du groupe de mots) et est dépendant de la graphie"
Quel rapport entre les syllabes et l’accent tonique ?..
"un accent mal placé « déforme » totalement la perception des sons et du mot, qui souvent devient incompréhensible. "
Encore une fois, vous mélangez allègrement les notions différentes : les intonations, ce n’est pas la même chose que l’accent tonique du mot ou du groupe.
"Pas en francais ( sauf si on est effraye par son paternel)... "
Et quand on fait une pause, et dans plein d’autres cas...
"En anglais, le 1er "a" en est modifie et raccourci. Ca devient presque p’Pa. "
Déjà, en anglais les "a" ne se prononcent pas comme en français.
"En francais, les 2 "a" sont intacts, le second est allonge et prend un ton un chouia descendant. "
Toujours ?
"Sans aucune comparaison avec les ressemblances-differences (et j’te coupe les cheveux en 4) avec d’autres langues, tous les etudiants arrivent a percevoir et a prononcer le francais de facon naturelle."
Evidemment, l’accent tonique français ne pose pas de problèmes, étant à l’endroit défini et invariable, avec la règle sans exceptions (pour une fois)
"Bien sur, c’est mieux d’avoir une personne et/ou une machine qui vous indique si vous imitez bien l’original et organise votre entrainement, mais fautes de grives, browsez des merles. Ou tentez votre chance sur les groupes de skype... Les vieilles excuses ont disparu."
Ah bon ? Et avant, vous disiez que :
"Mais si en classe, le prof parle comme une vache espagnole, tout le monde l’imite et on ne travaille plus jamais la prononciation, on lit ca comme le latin de messe. C’etait le cas quand j’etais au lycee."
Un coup, c’est le prof qui serait le seul responsable, celui qui détermine la prononciation des élèves de façon quasi définitive ; un coup - si le prof prononce mal, on se rattrape facilement sur la Toile. Décidez-vous
Au fait, où sont les références relatives à l’appareil phonologique nommé "oscillographe" qui mésure quelque chose dans les langues et fait des comparaisons ?
krikri ne doit pas vivre dans le même monde... Je ne sais pas à quoi vous êtes abonnée, mais je confirme ce que dit Docdory, et cela ne concerne pas les années 80.
Evidemment, notre Asp Irateur mignon et ravissant tout plein dépose partout ses... euh, commentaires Le bouchon pour chaque bouteille, comme on dit chez nous. Ah, quel chou...
Marsupilami : il est possible que le terme "phobie" est un peu trop fort, cependant... vous évoquez souvent cette ambiance "rassise et sectaire" que vous avez rencontrée, vous placez immanquablement le mot "utopie" - tout cela indique une expérience désagréable, non digérée et non surmontée. Vous n’arrivez pas à séparer les quelques personnes que vous avez connues et la langue elle-même - pour vous, l’espéranto est l’apanage des gens spécifiques et définis, ce qui est faux.
Ceci dit, c’est plutôt l’anglais mondial qui est une utopie Depuis de longues années, cette langue est portée par les armes de la GB, imposée aux colonies, soutenue par la puissance des EUA ; elle bénéficie des investissements énormes et pourtant elle n’est pas devenue la deuxième langue de tous, bien maîtrisée. Et maintenant, l’espagnol et le chinois commencent à lui marcher sur les talons