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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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  • Spip Spip 22 décembre 2010 18:33

    L’engouement récent des grandes surfaces pour le bio tient à un mot plus important qu’il n’a l’air. Le mot « niche »

    Qu’est-ce qu’une niche pour un commercial ? Un petit segment du marché, négligeable en terme de chiffre d’affaire mais échappant à la concurrence sur les prix de la production standard. D’où marges beaucoup plus intéressantes.

    Reste à lui donner du volume, ce qui paraît incompatible au départ. Sauf si on arrive, dans le cas du bio, à en oublier le sens donc à le pervertir. Cela a été pointé sur ce fil, ça passe par :

    - peser de tout son poids sur les labellisations
    - gros contrats avec des pays « émergents » aux normes et aux contrôles plus accommodants
    - importations de l’autre bout du monde (bonjour le bilan carbone)
    - pratiques ahurissantes (ex : du bio hors sol, si,si, ça existe)
    - et pour finir, relations avec les producteurs aussi pourries que pour le standard (si tu ne fait pas comme je veux, j’arrête net d’acheter et tu n’auras plus qu’à jeter ta production)

    A nous d’être cohérents,en ne voulant pas des fraises bio en Janvier et en n’achetant pas bio les yeux fermés, comme une marque.



  • Spip Spip 22 décembre 2010 17:24

    Très bon article sur un Monsieur d’un calibre rare aujourd’hui.

     Lui n’est pas dans la com’, il est dans la vraie communication avec de vrais gens et les mots de son discours ne sont pas truqués (relire Orwell et son concept de novlangue...)

    A part ça, comme d’habitude, pollution du débat par le compulsif victimaire de service « c’est la faute à la génération 68 ». C’est pathétique.



  • Spip Spip 13 décembre 2010 17:47

    Dans beaucoup d’endroits, pour ce qui est de la résidence principale, il y a un facteur aggravant, c’est le blocage du marché par manque d’offre réelle. J’entends par là des annonces qui traînent depuis longtemps, à des prix irréalistes, sur lesquels campent les vendeurs, persuadés que :

    1) leur bien vaut effectivement ce qu’ils en demandent, confortés par les agences dans un premier temps (avant qu’elles leur conseillent de baisser quand le mandat commence à prendre la poussière...) C’est bien çà, pingveno ?

    2) la situation « bullesque » d’avant la crise va revenir, il suffit de tenir (le dernier indice des notaire commence à leur donner raison dans certaines villes , hélas...)

    3) avec le pactole ils vont pouvoir avoir beaucoup mieux que ce qu’ils vont quitter.

    Ça donne les mêmes biens éclatés dans X agences et sites internet, donc un marché plus restreint qu’il n’y paraît, avec rareté artificielle. Ce que ces vendeurs oublient c’est que :

    1) S’ils vendent cher, ils rachèteront cher aussi, bien sûr.
    2) Ils ne sont pas à l’abri d’un nouveau plongeon des prix (crise en W annoncée depuis un moment)
    3) Pas à l’abri non plus d’un État qui cherche de l’argent partout (une quelconque taxation sur la résidence principale serait une mesure très impopulaire mais... ils y en a bien d’autres qui sont passées en force récemment)

    A cela s’ajoute le scandale des logements vides, comme il a été dit plus haut. Pour ma part, j’ai eu à vendre fin 2009 un appartement locatif à l’autre bout de la France, donc agence obligée. Avec un prix raisonnable, il est parti assez rapidement ce qui m’a permis de racheter chez moi au moment où les prix fléchissaient (un peu...)

    Le système est ce qu’il est, à nous de ne pas l’aggraver quand on peut.



  • Spip Spip 5 décembre 2010 17:37

    Post-scriptum : j’avais oublié Madame Rilance-Lagarde, celle qui nous assurait que la crise des subprimes était typiquement américaine et ne nous concernerait pas, ainsi que son patron qui trouvait que les français ne s’endettaient pas assez pour l’immobilier...

    Et ça donne aujourd’hui des leçons de compétence !



  • Spip Spip 5 décembre 2010 17:29

    @ NDA

    C’est la 1ère fois que je réponds à un homme politique, d’habitude je m’épargne cet effort inutile. Mais là c’est plus intéressant, j’ai affaire à un oxymore. (avoir été à l’UMP tout en se réclamant de l’héritage de De Gaulle, franchement, quelle fraîcheur...)

    économie réelle versus spéculation basée en grande partie sur du virtuel, c’est bien la question. Les banques ont choisi la seconde, ça leur rapporte nettement plus et les risques ce sera pour le contribuable...

    La « solution Cantona » n’en est pas vraiment une, c’est vrai, c’est plutôt un sentiment mais il est l’expression d’un ras le bol des gens face au mépris de la bulle politico-financière. C’est ce que la dite bulle s’obstine à ne pas comprendre/entendre. Comme dans l’émission de Taddeï, récemment, où une économiste de haut vol s’accrochait à son credo, avec en prime une commisération faux cul « ce serait les petits les 1ères victimes, etc... ».

    Pas de chance, elle avait en face d’elle un Paul Jorion à qui on ne la fait pas et qui est bien placé pour savoir ce que valent ces économistes « orthodoxes », lui qui avait annoncé le clash des subprimes en 2004, contre l’avis de tout le monde.

    S’il n’est pas trop tard, réapproprions-nous ce qui nous appartenais et arrêtons d’engraisser ces inutiles que l"économie réelle n’intéresse plus. Par notre bulletin de vote ET notre comportement de consommateur.

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